• 11 Novembre

    La Croix 11.11.13

    Entrefilet paru dans le journal La Croix du 11 novembre 1913.

    « Antimilitaristes.
     Un taxi-auto passait, boulevard de la Villette. À l'arrière du véhicule était une grande pancarte avec cette inscription : "les Martyrs de 1910". Debout, dans le taxi, quatre jeunes gens braillaient à tue-tête : "À bas l'armée !"
    Des agents ont arrêté le taxi. Deux des manifestants ont pris la fuite. Les deux autres ont été conduits au commissariat de police. Ce sont : Georges Deschaux et Louis Prunet, 23 ans, habitant Aubervilliers. Tous deux avaient été libérés le matin même. Ils vont être poursuivis.»

    Que sont devenus ces mauvais patriotes un an plus tard ?

    Le site Mémoires des hommes nous apprend qu'un Louis Prunet, matelot de 3e classe sans spécialité, est mort pour la France, des suites de blessure par un obus ennemi dans la casemate babord arrière du Suffren, le 18 mars 1915. Né à Bagnolet, en 1896, n'avait alors que 19 ans.

     

     

    Illustration : journal La Croix, 11 novembre 1913

    « Pince sans rireCrois-tu ? »

  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Novembre à 07:14

    Serait-ce le modèle "taxi de la Marne" ?...

      • Lundi 11 Novembre à 22:38

        De Dion-Bouton a arrêté sa production de torpédos au début de la guerre pour fabriquer des obus et des moteurs d'avions.

    2
    Lundi 11 Novembre à 10:43

    toutes les luttes pacifistes qui ont tenté de dénoncer et enrayer la guerre ont été violemment réprimées elles sont encore passées sous silence

    signé : y'en a pas un

      • Lundi 11 Novembre à 22:38

        Pacifiste en temps de guerre est un métier à risques.

    3
    yannick
    Lundi 11 Novembre à 17:58

    Dedion Bouton, Dediou Labelloto ! 

    mais pour qui ? Pas pour mes pépés-mémés qui cousaient des boutons sur des

    cartes en carton mais n'avaient qu'un vélo,une radio et des bandes velpeau

    pour les blessures de guerre du grand père. 

      • Mardi 12 Novembre à 08:07

        Cousaient-ils des boutons de guêtres ?

         

    4
    Mardi 12 Novembre à 20:30
    celestine

    On ne peut s'empêcher d'y penser, un onze novembre...

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    •.¸¸.•*`*•.¸¸

      • Mardi 12 Novembre à 23:07

        Le 11 novembre, quand j'étais écolier, les maîtres nous conduisaient en rang à la cérémonie en hommage aux victimes de la Grande Guerre. Les élèves de l'école publique devant les élèves de l'école confessionnelle.

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