• À quoi ça tient

    CerisesDeux ou trois choses de  Rue des courtils et de la gravure qui l'accompagne (voir billet précédent).

    Je ne sais si toute inspiration créatrice a ses sources dans l'enfance, mais ici si. Un peu.

    Le courtil, d'abord, que Littré déjà trouvait vieux. L'école venait de m'apprendre que les mots formaient des familles – tabac, tabatière ; café, cafetière ; cuisine, cuisinière. J'expérimentais courtilière, courtil. Pour les ravages causés au jardin familial, je connaissais bien ces insectes* et le maître me révéla que le courtil** était autrefois le jardin. Certains mots s'éteignaient ainsi : le goupil ou le connin  – ah non !  avec  le connin, notre rencontre est plus tardive.

    Les deux cerises en pendentif sur le personnage féminin sont la copie d'un dessin d'une autre enfance, celle de ma mère. Je le trouve beau et j'avais été assez persuasif pour qu'elle ne le jetât pas un jour de grand tri.

    Et la libellule ? me direz-vous. Clin d'œil à Louis Dubost qui me fait l'immense plaisir de signer l'après-lire. Notons qu'à la Depressa, j'ai préféré l'Anax imperator. L'entomologiste de mes amis pourrait objecter que le nombre de segments de l'abdomen est approximatif, mais on ne va pas se brouiller pour si peu.

     

    * Tout sur la courtilière ou taupe-grillon sur les pages d'André Lequet.
    ** À la Suze, une rue des Courtils croise la rue de l'école d'alors.

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  • Commentaires

    1
    Lundi 3 Octobre 2016 à 05:50

    Matinales :

    - Une courtilière des Andes, je présume...

    - Est-ce que lumignon fait partie des mots qui s'éteignent après usage ?...

    - Et le pantalon de coutil ? c'est pour les touristes ?...

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:14

        Tu veux parler des lumignons d'Henri III ?

    2
    yannick
    Lundi 3 Octobre 2016 à 06:44

    "Je rêve que tu réconcilies l'enfance et le désir"    Yves Boonefoy

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:17

        Bonnefoy est un immense territoire à découvrir. J'ai tout juste commencé cet été.

    3
    Lundi 3 Octobre 2016 à 07:25

    Une libellule ? Où ça ?

     

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:17

        C'est amusant. Je pensais à ton blog en préparant le billet.

    4
    Lundi 3 Octobre 2016 à 08:01

    si simple ce dessin et tu nous emmène si loin....

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:19

        Et dessin parfois, beaucoup plus chargé qu'on le souhaiterait.

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    5
    Lundi 3 Octobre 2016 à 08:02

    tu nous emmènes ( on ne me changera pas... )

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:21

        En matière d'orthographe, j'utilise le mot erreur, mais là, pour la circonstance : Faute avouée, etc.

    6
    Lundi 3 Octobre 2016 à 11:03

    courtillages : produits des courtils in le "Dictionnaire des mots rares et précieux"

    signé : comm'ça

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:46

        Une famille nombreuse. Et Courdemanche, petite ville sarthoise dont l'école porte le nom de Georges Jean est une autre cousine lointaine : Curtis dominici, du bas-latin pour ferme du seigneur.

    7
    Vougeot Closde
    Lundi 3 Octobre 2016 à 17:10

    J'avais reconnu les cerises, mais la Libellule, oui ;  et l'allusion au Maitre des libellules, Louis D. Parce qu'il a écrit Je me libellule, bien sûr (J'ai un doute : n'est-ce pas plutôt tu me libellules ? -enfin, kekchose comme ça) . Parce qu'il a chapeauté la Maison des libellules, à Chaillé sous les Ormeaux qui fut longtemps, comme on sait, l'adresse du Dé bleu. Mais je crois quand même que sa bestiole, c'est l'escargot !

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:34

        Tu me libellules, je confirme*. C'est vrai qu'il a fait un sort poétique à l'escargot (Je ne remets pas la main sur Pluie fine mouche l'escargot).

        L'évidence qui passe, ajoute quelqu'un.

    8
    wolfragin
    Mardi 4 Octobre 2016 à 16:59

    Merci de ces précisions fort intéressantes.

      • Mardi 4 Octobre 2016 à 21:35

        Je les aurais bien écrites dans la marge si je n'avais pas craint que la gravure fût surchargée.

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