• René MaltêteIl lit dans l'Orne combattante qu'un salon de poésie se tient à Durcet. Belle opportunité pour tenter de fourguer les livres de poésie dont il a hérité : une grosse poignée d'ouvrages fatigués. Il espère tirer 40 euros des Dix triptyques de Pierre Préteux. Je le rassure. On ne lui en donnerait pas un billet sur un vide-greniers.
    Ni Jean-Claude, ni moi n'avions alors remarqué que son fonds comprenait L'Île, elle..., un recueil de Jean-Claude, paru en 1998.*
    – Ah, ben ça, c'est pas banal !
    Ça ne l'est pas !

    * Est-ce sous l'influence du poiré que certains ont confondu le numéro ISSN de l'éditeur (0766-1894) avec l'année de parution ?

               Copyright


    Ci-contre : une carte avec cette photo de René Maltête accompagnait l'envoi de l'exemplaire en ma possession.


    8 commentaires
  • Anagrammeuses de rêves

    Sur une cabine téléphonique au Mans.

    On a connu façon moins élégante de détériorer le mobilier urbain.

    Quand on sait que les Anagrammeuses de rêves ont signé le méfait, on comprend mieux le message. Et par la même occasion, le titre du billet.


    5 commentaires
  • CapoteTiens, me dis-je, alors qu'on me servait un verre de ce vin dont son embouteilleur prétend qu'il exhale un intense parfum balsamique de forêt d'eucalyptus, je verrais bien sur ce blog, une rubrique Nom d'un écrivain ou Nom d'un poète. En effet, il arrive que le nom d'un poète soit le même que celui d'un commerçant, d'un transporteur ou d'un artisan... Cela peut donner des résultats étranges, voire humoristiques. J'espère que l'idée n'a pas déjà été prise.*

    Vous a-t-on parfois dit – les gens sont médisants ! – que Truman Capote, écrivain américain (1924-1984), n'avait pas d'a priori contre les vins & spiritueux. Ou encore qu'il écrivait comme personne. À la licence orthographique près, c'est tout à fait vrai.**

    Capote, dans sa version anglaise, est aussi un accessoire indispensable par les temps qui courent. À propos, le Sidaction court jusqu'à ce soir.

     

    * Et que ça ne vous empêche pas de lire le biloba !
    * It 's true, man !


    6 commentaires
  • Dia da poesia
    Journée mondiale de la poésie à Bragança – Jeunes participants.

     

    Dia da poesia
    Pancarte des manifestants de la poésie

    Aujourd'hui, 25 mars : journée de la procrastination. Authentique !

    Belle occasion pour évoquer cette autre journée mondiale qui m'est tombée dessus au détour d'une place de Bragança (Portugal) : la Dia Mundial da Poesia ! Les jeunes des écoles et collèges de la ville manifestaient dans la rue pour la défense de la poésie. Calicots et pancartes sur le thème des mots du monde. En portugais, mais aussi en anglais, en français... Vivifiant. Le printemps n'est pas si loin.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Note

    Le 21 mars – journée mondiale de la poésie – est également la journée mondiale du rangement de bureaux. Faut-il y voir une provocation ?

     

     


    12 commentaires
  • Comme cette boxeuse pratiquant la boxe française*, Ahoui prend la pause. Pendant une quinzaine de jours...

    Pause

    * Gallica, source de cette photo, ne donne pas le nom de la boxeuse.


    10 commentaires
  • Stéphane Mahé (Reuters)À l'heure des tablettes, le crayon résiste, se rend indispensable. Symbole de l'école, symbole de la communication*, voilà qu'il est en passe de devenir un symbole de liberté. Le crayon guidant le peuple. Titre de la photo de Stéphane Mahé, saisie lors de la marche républicaine du 11 janvier 2015.

    CrayonUn mois plus tôt, le crayon brisé illustrait, en couverture de Marianne, un dossier sur l'échec de l'école. On pourra voir plus qu'un lien entre cet échec scolaire et les attentats contre Charlie hebdo.

     

     

     

     

    * À propos du crayon qu'elle utilise dans son logo, une agence de communication italienne consacre une belle page à l'histoire de cet objet, en convoquant à l'occasion Paolo Coelho qui fait descendre l'homme sage du crayon.


    8 commentaires
  • CharliePendant la marche républicaine, au Mans, le 10 janvier.

     

    Claude Vercey* : « Le plus simple, et au final le plus évident : continuer de faire avec passion ce que nous avons choisi d’accomplir, faire ce que nous savons faire. Allez, on continue...»

    Jean-Christophe Pucek** : « À vous tous qui faites primer une foi bien souvent abâtardie, quel que soit le dieu que vous prétendez prier, sur le respect de la loi républicaine ou de la vie même, je veux dire que, la nausée surmontée, vous me donnez l’envie d’aller encore plus chez mon libraire ou à la bibliothèque, de m’attarder dans les musées, de m’asseoir dans une salle de concert, de poser un disque sur ma platine.»

    Après la marche, je continue, passe en librairie, en ressors avec :

    « Le Livre de ton âme

    Tu ne sais plus où te cacher, comment leur faire comprendre qu'il faut
    qu'ils arrêtent maintenant de toucher avec leurs doigts gras
    le livre de ton âme, pur, ensoleillé, miraculeusement non encore
    corné, champ de blé en herbe non encore parcouru
    par les noirs corbeaux, les perdrix grises de leurs pensées...»

    Laurent Cennamo, À celui qui fut pendu par les pieds, éd. La Dogana

    *

    « nous existerons, aussi petits qu'un peu de pollen dans la tourbe,
    comme un peu de virus dans les os, peut-être comme hélodide,
    peut-être comme un peu de trèfle blanc, vesce, un peu de camomille
    exilée au paradis reperdu [...] »

    Inger Christensen, Alphabet, traduction J. & K. Poulsen, Ypsilon éditeur

    *

    « [Victor Hugo]

    Loin des prêtres, hiboux que la lumière effare,
    Loin des tyrans, vautours châtrant l'humanité,
    Le poète géant se dresse comme un phare
    Éclairant l'univers avec la vérité.»

    Maurice Rollinat, Le Cabinet secret - Pièces érotiques et politiques inédites, éd. du Sandre

     

     * Revue Décharge, 8.01.15
    ** Wunderkammern, trouvailles pour esprits curieux, 10.01.15


    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique