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    M. Gallimard m'avait demandé une illustration
    pour La Disparition de Georges Perec.
    J'étais fier de mon projet. Il n'a pas donné suite.
    Au prétexte que j'avais rendu copie vierge.
    Et pourtant !
    Elle y est la lettre qui n'y est pas.*

     

     

    * dans le cadre ci-contre.

    E


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  • Yves Barré

    2019. Voyons voir ce que 2019 a dans le ventre.

    2019 est un multiple de 3. Bon, ce n'est pas le premier ! C'est aussi un multiple de 673 ! Et ce dernier est premier. On ne peut le diviser que par 1 ou lui-même. Autrement dit, ça tourne court.

    Court, comme l'article 673 du Code civil, créé par la loi 1804-01-31, promulguée le 10 février 1804. Qui annonce :

    Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres, arbustes et arbrisseaux du voisin peut contraindre celui-ci à les couper. Les fruits tombés naturellement de ces branches lui appartiennent.
    Si ce sont les racines, ronces ou brindilles qui avancent sur son héritage, il a le droit de les couper lui-même à la limite de la ligne séparative.
    Le droit de couper les racines, ronces et brindilles ou de faire couper les branches des arbres, arbustes ou arbrisseaux est imprescriptible.

    À bon entendeur...

     

     

    Ci-contre : chêne en hiver, St-Symphorien, 2018

     


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  • Yves Barré

    L'une de ces plaques est une œuvre (sic) originale, l'autre une contrefaçon.
    L'une d'elles relève d'un goût de chiottes affirmé. L'autre aussi, mais pas le même.


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  • L'automne a trucidé l'été*. Fini de rigoler.
    Une poésie pour se remonter le moral ?
    Choisie dans le Recueil gradué de poésies morales et religieuses à l'usage des écoles primaires**.
    La belle idée ! Ça ne peut pas faire de mal, comme on l'entend dans le petit poste.

    Chute des feuilles


    À ce moment du récit, on aimerait avoir une idée de la durée de l'agonie, savoir combien un arbre a de feuilles.
    Recours à l'Internet. Avec un seul arbre – hauteur 12 m, diamètre 15-20 cm –, on peut fabriquer 8 à 15000 feuilles A4***.
    Feuilles qui, à la toute fin, quand l'auteur aura signé la chute de sa poésie, serviront de faire-part.

    Chute des feuilles

     

    * Guillaume Apollinaire, de mémoire.
    ** Ch. Heintz et J.-J. Roth, Paris, 1878. Source : gallica.bnf.fr
    *** Roman Kanala, RTS découverte.


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  • WC

    Toilettes publiques quelque part au bord de la N12.
    Ces graffitis ont vraisemblablement  deux auteurs différents.
    À gauche, le trait est fin, les oreilles pointues ajoutent un côté chatte,  le personnage semble siffler en travaillant, ce qui révèle,chez le graffeur, un certain sens de l'observation.
    À droite, le trait est grossier, le personnage souffre visiblement de calculs rénaux. Et qu'on ait pris soin d'écrire "WC" ne se justifie guère en ce lieu.

    Ceci dit, les toilettes étaient propres.


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  • Billet paru en octobre 2010, augmenté de la contribution essentielle d'un homme de la partie.

     Victor Hugo et Marcel Proust
    Victor Hugo et Marcel Proust, lors d'un souper à Guermantes (Seine-et-Marne) – Photo NN

    Dans ses Mémoires, Juliette Drouet relate qu'au cours du souper, la discussion a porté sur le personnage de Monsieur Madeleine. Madeleine dont Marcel Proust fera plus tard, à ses temps perdus, un objet de recherche.

    Ce même soir, le grand poète français, prodigue en alexandrins, aurait également déclaré :
    « Voudriez-vous Marcel, céans passer le sel.»

    Le propos n'a cependant pu être vérifié.

    D'autres sources généralement bien informées* affirment que Marcel, après une discrète quinte de toux, aurait répondu :
    « Du sel pour votre esprit, quoi de plus naturel.
      Comment vous dire non, comment vous dire non,
      Cependant, cher Victor, nous petit-déjeunons...»

     

    * Propos rapportés par Topa.


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  • Parachute de M. Mayoux

    Nous sommes en 1912, on n'allait pas tarder à être moins insouciant.
    En attendant, pour distraire ses contemporains, M. Mayoux jetait depuis la tour Eiffel, des poutres attachées à un parachute de son invention.
    On lui interdit bientôt cette pratique après qu'une des poutres eut fracassé la tête d'un badaud.
    M. Mayoux dut prendre la poudre d'escampette quand on s'avisa qu'il démontait, pièce après pièce, le monument parisien.

     

    Source image : gallica.bnf.fr
    20-10-12, essais de parachute de M. Mayoux (descente du parachute attaché à une poutre de 40 kilogrammes, sous la tour Eiffel)


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