• Deux sur trois

    Deux sur trois portent des lunettes, le dernier attend des jours meilleurs.

     

    Selon des sondages*, deux Français sur trois portent des lunettes et pensent que la lutte des classes est une réalité.

    Faut-il accorder crédit à ces sondages quand on n'a jamais vu ni Marx, ni Engels entrer chez un opticien ?

     

     

    * L'Humanité 9 janvier 2013 ; Ipsos (Les Français et l'optique)


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  • Exclus

    Deux beaux habits chassent un mal sapé.

     

    – Va, je ne te hais point*, qu'elle lui dit à l'autre qui s'éloigne, coiffe fripée, en traînant la jambe.

    La vie sur le rocher Ferrero est parfois cruelle.

    Surtout quand la boîte est vide...

     

     

    * Tu parles d'une réplique ! Tu l'as trouvée sur le net ?


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  •  

    Ombre blanche

     

    Ombre blanche

     

    Ombre blanche

    Une petite croix de trois fois rien du tout
    Faisant, à elle seul’, de l’ombre un peu partout.
    Georges Brassens (Les Quat'z'arts)

     

     

    À mille lieux d'ici – ou peut-être un peu moins – Laurent Deheppe marquait le début de l'an d'une croix blanche doublée de son ombre. Je me demandais si, repeinte en noir, la croix projetterait une ombre blanche*.

     

    L'expérimentation paraissait simple, toutefois, j'ai d'abord obtenu une ombre bouchée.

     

    Puis – proximité du stade St-Symphorien – une curieuse ombre que certains identifient comme l'accessoire d'un jeu de balle au pied.

     

    Enfin, repeinte en bleu – fond de pot de la couleur choisie pour les volets – la croix a montré une ombre blanche.


    Cette ombre blanche que je pensais originale figurait déjà – avouons que c'est vexant – chez nombre d'auteurs et en particulier chez Théophile Gautier** – Vexant, mais qu'est-ce que c'est beau ! – :

     

    « Elle [la princesse] met le pied dans le fleuve sur un degré de nacre et d'agate, entre deux pyramides, sous un pavillon couleur de saphir ; un grillage d'or laisse passer l'eau d'argent du fleuve où de grands arbres trempent le bout de leurs cheveux ; elle sort du bain, et son ombre blanche se réfléchit de colonne en colonne sur le porphyre poli comme l'ombre d'un cygne sur un lac. Je crois qu'en voilà assez pour faire pardonner à Saint-Amant le fameux vers :

     

    Les poissons ébahis les regardent passer. »

     


    * J'ai même lu qu'on envisageait de repeindre l'ombre !

    ** Les Grotesques, 1853.


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  • Un intrus s'est glissé dans le catalogue de ce créateur en linge de maison*, saurez-vous le découvrir ?

     

    Quinzaine du blanc

     

    J'ai dû solliciter Hippolyte Flandrin et faire le boulot moi-même pour présenter cet unique modèle masculin.

    Dans la réclame pour le linge de maison, l'homme ne couche pas.

     

    * Becquet.


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  • corbeausurarbreMalgré mon insistance à préciser que cette chose était un arbre, Minik do y a vu un cornet de glace ; Lily, une poubelle ; thé âche, une gamelle ; Yannick, une vache noire écornée... Je ne les félicite pas*.

     

    Il s'est fallu d'un rien que Rubens affirme dans un commentaire que cette chose n'était ni vache, ni gamelle, ni poubelle, ni cornet de glace, ni même arbre, mais la toison sombre et le discret tatouage en forme d'oiseau de sa Vénus du Jugement de Pâris. « La censure m'a obligé à un repeint, mais si vous grattez la toile, vous retrouverez le motif.»

     

    Rubens - Le Jugement de Pâris (1639)

     

    En effet, en passant la souris sur le détail du tableau (ci-dessous), on reste confondu. Autant que l'angelot dont on comprend ainsi mieux la portée de son regard fiévreux.

     

     



    * Seules la bacchante et Martine auront ma gratitude pour n'avoir pas contesté qu'il s'agissait d'un arbre, un corbeau sur sa branche perché.


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  • antislip.jpg

     

    Antislip onderlegfolie ! Ça m'est tombé sous l'œil. Je vous le traduis en substance.

    Les gens qui s'opposent au port du slip et au mariage homosexuel feront moins les demeurés (folie) quand ça leur glissera sous la jambe (under leg).

    Le tout en deux mots : certaines langues sont plus concises que le français !


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  • Je reçois ce courriel : « Idée d'illustration :  J'ai écrit un conte. Ma banque l'a clos. »

    Je joue à guichets fermés ces temps-ci, mais je ne saurais rien refuser à oncle Pa.

     

    Conte en banque

     

    Collage avec l'aimable collaboration de Gustave Doré, Honoré Daumier et des hétitiers de Prosper-Léon Rossignol*.

     

    * Le Rossignol des armoires à pharmacie et poubelles de salle de bain.


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