• Chute

    L'automne a trucidé l'été*. Fini de rigoler.
    Une poésie pour se remonter le moral ?
    Choisie dans le Recueil gradué de poésies morales et religieuses à l'usage des écoles primaires**.
    La belle idée ! Ça ne peut pas faire de mal, comme on l'entend dans le petit poste.

    Chute des feuilles


    À ce moment du récit, on aimerait avoir une idée de la durée de l'agonie, savoir combien un arbre a de feuilles.
    Recours à l'Internet. Avec un seul arbre – hauteur 12 m, diamètre 15-20 cm –, on peut fabriquer 8 à 15000 feuilles A4***.
    Feuilles qui, à la toute fin, quand l'auteur aura signé la chute de sa poésie, serviront de faire-part.

    Chute des feuilles

     

    * Guillaume Apollinaire, de mémoire.
    ** Ch. Heintz et J.-J. Roth, Paris, 1878. Source : gallica.bnf.fr
    *** Roman Kanala, RTS découverte.

    « DevinetteNe pas perdre la main »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 23 Septembre à 00:31
    1671137

    Jacqueline Astégiano

    Extrait du recueil Une chouette dans les pommes (éditions le dé bleu)

     

    AUTOMNE

    La feuille
    qui tombe
    effleure
    ma joue

    La feuille
    qui joue
    effleure
    ma tombe.

     

     

     

      • Dimanche 23 Septembre à 22:53

        Beau rebond, dirait l'ami qui poste le commentaire suivant.

         

    2
    Dimanche 23 Septembre à 05:45

    Déjà que le même Apollinaire trouvait l'automne bien malade !...

      • Dimanche 23 Septembre à 22:54

        Il l'avait pris en grippe ?

    3
    Flora
    Dimanche 23 Septembre à 06:16

    But atteint pour cette feuille de route.

      • Dimanche 23 Septembre à 22:56

        Chacun sa route, chacun son destin.

    4
    yannick
    Dimanche 23 Septembre à 10:01

    Mais les feuilles d'automne ont couleurs si folles ...

      • Dimanche 23 Septembre à 22:59

        Quatre automnes durant, j'ai cueilli des feuilles de vigne vierge sur le mur de la maison du notaire, pour la leçon de dessin à l'école primaire. Ou comment ne naissent pas les vocations !

    5
    Dimanche 23 Septembre à 10:41
    Automne Guillaume Apollinaire Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux Et s’en allant là-bas le paysan chantonne Une chanson d’amour et d’infidélité Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
      • Dimanche 23 Septembre à 15:08
        1671137

        De nouveau de Jacqueline Astégiano, du même recueil déjà cité :

         

        BROUILLARD

        Le paysage
        a oublié
        son texte.

      • Dimanche 23 Septembre à 23:09

        L'Automne de Guillaume Apollinaire ne t'a pas échappé dans les sous-entendus de ce billet ! J'ai appris ce poème en sixième. Et j'en remercie encore mon prof de français.

      • Dimanche 23 Septembre à 23:14

        Autre rebond, sur le brouillard. De Vénus Khoury-Ghata (Qui parle au nom du jasmin, EFR, 1980).

        Un brouillard sonne à la porte
        le chat qui garde le feu
        lui conseille de ne pas s'effilocher
        sur le paillasson

        Un recueil récent de Vénus Khoury-Ghata : Gens de l'eau, au Mercure de France.

    6
    Dimanche 23 Septembre à 13:57
    celestine

    J'aime ta façon de lier poésie et réalité

     ¸¸.•*¨*•

      • Dimanche 23 Septembre à 23:15

        Pas fait exprès ;-)

    7
    yannick
    Lundi 24 Septembre à 12:24

    Vénus khoury-ghata, immense poétesse.

    Elle est venue au Mans, il y avait trois personnes dans la salle et je n'y étais pas.

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