• Yves Barré

    Il y a des jours où ça veut pas.
    La presse n'obéit plus aux tours de vis. Le papier sursaute au contact de la plaque gravée. L'encre me fait une mycose dans les aplats, et dans le même temps, s'étale et comble les sillons comme un sang impur.
    Il y a du tirage dans l'air et c'est loin d'en être du beau.

     

     


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  • Yves Barré

    Le jour où il a posé pour Philippe de Champaigne, le cardinal Mazarin cachait sous la soutane, une paire de mules éculées, persuadé qu'on n'en saurait rien. En effet, on voit bien qu'on ne les voit pas. Pour ne pas créer de malaise, dans notre interprétation du portrait, nous n'avons pas plus soulevé le bas de l'habit.

    La linogravure est ornée d'un galon en dentelle cousu par Marinette.

    Marinette & Yves Barré, Mazarin d'après Champaigne, 2020, linogravure et dentelle,  25 x 17,5 cm.

     

    Mazarin par Philippe de Champaigne

    Le cardinal Mazarin par Philippe de Champaigne
    Chantilly, musée Condé

     


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  • Yves Barré

     Tache jaune en prison, 2020, impression, 17,5 x 12,5 cm

     


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  • Yves Barré
    Vallée du Douro, 2020, linogravures + aquarelle, 15 x 10 cm

     

    En bonus, un quasi-poème, au cas où vous auriez raté Pas tout à fait mais presque (éditions Gros Textes)

         Mise au point

     

    De la couleur avant toute chose...
    – Ce n'est pas ce que j'ai dit.
    – Vous avez raison, Paul, pas la couleur, rien que la nuance !*

     

     

           * Paul Verlaine, Art poétique (Jadis et Naguère)

     

     

     


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  • Yves BarréVallée du Douro, 2020, linogravures, 15 x 10 cm

    Là où le porto trouve son soleil.


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  • Yves Barré

    Au bord du vent, 2020, linogravure, tirée en 10 exemplaires sur papier Fabriano Unica 250 g, 25 x 25 cm


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  • Yves Barré
    Force du désir, 2020, linogravure sur papier Fabriano Unica crème 250 g, 20 x 70 cm
    tirage limité : 5 exemplaires numérotés

    Un artiste reconnaissait qu'après avoir terminé sa sculpture dans le marbre, le plus difficile était de lui trouver un titre.
    Pour cette gravure, d'où se dégage une idée de croissance, de jaillissement, j'ai finalement retenu Force du désir. Je m'aperçois, après choix, que le mot était sous mes yeux depuis quelques jours, avec le recueil de Jean-Luc Peurot : Laure que le désir encerne (Tarabuste éditeur).*

     

    * Note du lecteur : Si j'étais Laure, je ne me séparerais pas de mon poète aimant !

     


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