• Quarante jours...

     

    Périodiquement, le bibliothécaire désherbe et retire des rayons les livres incorrects, ordinaires, usés, périmés, inadéquats*.
    À la faveur d'un désherbage, les "Quarante jours préparatoires à la première communion"**  sont entrés en ma possession.
    Ce petit livre de 48 pages s'adresse exclusivement aux jeunes filles. Chaque page, consacrée à une fleur, redouble de pieux conseils et invite la fillette à évaluer ses progrès sur la voie du sacrement.
    Ici, elle a noté 3.
    Je me demande quels sacrifices de ma curiosité, je ferais, en ne regardant pas ce que j'aurais envie de voir.

     

     

    * En mettant en œuvre la méthode IOUPI (en savoir plus)
    **  Imprimatur nihil obstat, Lingonis, 1933


    10 commentaires
  • Yves Barré

    Je ne lis pas que des bons livres.
    Dans Data life en 35 maps et 250 infographies*, j'apprends que con­sommer des cornichons permet de réduire l'anxiété sociale. Ne manquez pas de me remercier pour ce précieux partage du savoir. J'apprends aussi qu'à l'imitation des bonobos sans doute – tant de secrets de la jungle nous sont encore celés – les éléphanteaux se sucent la trompe pour se rassurer.
    Une mine d'infos étonnantes pour briller en société quand on ne lit pas de poésie.

     

    * Data life en 35 maps et 250 infographies by NEON, Hugo Images, 2017


    10 commentaires
  • Droit devant

    Sur sa page Facebook, Roland Nadaus s'émerveille et rend compliment mérité au dernier recueil sorti de l'Atelier de Groutel. Je recopie-colle :

    « Il existe encore de vrais éditeurs de poésie.
    Hélas, plusieurs ont pris retraite. Parfois sans le vouloir.
    Heureusement, LOUIS DUBOST est encore vivant ! Et le Poète, trop dissimulé derrière le superbe éditeur du Dé Bleu, ressurgit, comme ces sources résurgentes qui font notre identité (et celle d'une Nation, d'un Pays). J'abrège:
    Grâce et avec Jacques Renou, de l'Atelier de Groutel, avec la complicité esthétique (et plus encore je le sens) d'Yves Barré, Louis Dubost nous délivre une œuvre – qui serait comme le chef-d’œuvre dans la Compagnie des Poètes et des Philosophes.
    Jardiniers ! Cicéron ( je cite de mémoire) : "Quand vous avez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout".
    Avec Louis Dubost, dans l'incroyable typographie de Jacques Renou, lettre à lettre, espaces comptés un à un, et les lumineuses illustrations d'Yves Barré, vous avez, nous avons tout cela. Qui est Beauté baudelairienne...
    Je crois avoir compris que l’Éditeur (majuscule, svp !) le vend au dérisoire prix (tirage limité) de 21 euros*.
    Mais je peux me tromper. (Seulement sur le prix !). Atelier de Groutel. 72610 CHAMFLEUR »

    Pour un cadeau de Fête nat. et avant épuisement prochain, il y a encore, à l'atelier de Groutel, parmi les récentes parutions :
    – Chiures de mouches au plafond, de Bruno Sourdin.* Haïkus, comme un art de vivre en toute saison.
                         Coup d'œil par la fenêtre
                         une femme se déshabille
                         ah ! le clair de lune
    Rue des courtils, poèmes potagers de Yves Barré*, après-lire de Louis Dubost (tiens !).
                             Vie courte
                         Le rapace – proie entre les serres –
                             s'est tué en heurtant une vitre.

                         Des destins de l'épervier et du merle,
                              lequel s'est montré le plus cruel ?

    * Disponibles à l'Atelier de Groutel, 25 Groutel, 72610  Champfleur;
    Droit devant : 20 € + port 2,70 € ; les deux autres titres : 18 € chacun + port : 2,70 €.


    10 commentaires
  • Poux au bal

     

    Valse lente au bal du 14 Juillet.

     

    Relire billet du 22 novembre.


    17 commentaires
  • ADBux éditions de la Lune bleue, vient de paraître le dernier recueil de Dominique Borée : Poème en plein air. On pourrait écrire Poète en plein air tant le bonhomme suit son petit chemin de poète en toutes saisons. Chacun des haïkus choisis avec soin est un petit tableau pour l'œil, le nez, l'oreille, la peau. la langue. La langue ? Non ? Si, goûtez "pour des prunes".
    J'ai une tendresse particulière pour ce haïku qui prétend n'en pas être* :

    sur cette ombelle
    toutes sortes d'insectes
    – pas un seul haïku

    Le haïkiste – c'est sans doute sa nature – se montre humble devant ce qu'il donne en partage. Ici, il se dégage de cet ensemble un sentiment de sérénité.
    En parfaite harmonie avec l'écrit, les tondi/photos de Jean-Michel Le Claire contribuent à enrichir l'ouvrage, qui mériterait – seul regret – pagination plus généreuse.

    Au rythme de quatre ouvrages par an, la belle collection des éditions de la Lune bleue, animée par Lydia Padellec, poète et artiste, a déjà accueilli Gérard Noiret, Mario Urbanet, Daniel Py, Colette Nys-Mazure, Marie-Josée Christien, Jeanine Baude, Yves Prié, Jean-Claude Touzeil, Claude Beausoleil...**

    * écrit à Durcet, terre d'inspiration, s'il en est.
    ** Et je ne cite ici que les noms des poètes fréquentant les étagères de ma
    fourbithèque©.


    Petite bibliographie de Dominique Borée
    Dominique Borée, Poème en plein air, tondi/photos de Jean-Michel Le Claire, éditions de la Lune bleue, 2016, tirage limité : 50 exemplaires, 14 pages, 15 x 10,5 cm, 14 €
    Almanach, croquis de Jacques Hémery, l'Atelier de Groutel, 2014, tirage limité : 50 exemplaires, 56 pages, 10 x 12,5 cm, 20 €
    Calendrier, linogravures de Thierry Gaudin, l'Atelier de Groutel, 2011, épuisé
    et visite incontournable : le blog de Dominique Borée, Les Pensées sauvages.


    8 commentaires
  • Éclats des chemins

    Éclats des chemins, tout dernier Choisi de l'atelier de Groutel.*
    Ce portfolio accueille des haïkus** d'Éliane Biedermann, mis en images par Pascale Etchecopar.
    Les haïkus suivent leur chemin de peu qui dit beaucoup. Ils sont parfaitement ancrés dans les paysages contemporains : on y voit, par les vitres des trains, battre lentement les pales des éoliennes.
    Ajoutons que l'artiste plasticienne a su, par ses linogravures, et avec la complicité de l'imprimeur, mettre un rythme dans les 64 pages du recueil et lui donner cette lumineuse unité.
    Une réussite.

    Autre actualité à l'atelier de Groutel, une souscription pour un prochain Choisi. [Cliquer sur l'image pour agrandir]

    Souscription Dan Bouchery

    * Éliane BIERDEMANN, Éclats de chemin, linogravures de Pascale ETCHECOPAR. Impression en typographie par Jacques RENOU. 64 pages, sur papier vergé 160 g, 11 x 12,5 cm. Tirage limité à 55 exemplaires. Prix : 18 €. Atelier de Groutel, 25 Groutel, 72610 Champfleur
    ** Certains font ce haïku, mot invariable. Ils feront moins les malins le jour où on leur supprimera le tréma.

     


    5 commentaires
  • Dernière livraison de la revue Ficelle : Luce Guilbaud, Dans mes filets.*

    Petites notes pêchées au jour le le jour, précise l'auteure en sous-titre. C'est dire la modestie du sujet, mais c'est aussi rendre part de la fabrique du recueil.
    Petites notes. Autant de pensées reliées aux herbes, aux bruits, aux mots – lus ou écrits – à l'enfance, au partage du jour ou du feu. Autant de pensées pour fixer l'étonnement, l'amusement, l'émotion, l'indignation parfois.
    Luce Guilbaud agit en poète. Elle laisse suffisamment d'espace au lecteur pour qu'il s'approprie ces notes et qu'il en poursuive à sa guise, la songerie, le rêve.
    Au dos d'un cuivre ancien où se trouvent déjà inscrits des notes, des essais d'outils, des tailles, des regrets... Vincent Rougier accompagne le texte d'une gravure déclinée ensuite en monotypes. Complicité.

    Luce Guilbaud, Dans mes filets

    * Luce Guilbaud, Dans mes filets, illustrations de Vincent Rougier, Revue Ficelle n° 124, février 2016. 48 pages. Vincent Rougier éditeur.

    Également dans la collection "Ficelle"  :  Luce Guilbaud , illustrée par Vincent Rougier : Au terme de l'abeille (n° 87, 2008), Au présent d'infini (n° 107, 2012)


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique