• Page de dictionnaireUn aperçu de Mon Premier Dictionnaire Arabe - Français - Anglais.*

    Brève description de l'image pour qu'on ne se méprenne pas. Au premier plan : une paire de glands, fruits du chêne. En arrière, une petite chose qui s'étire molle et brune : un chemin qui fuit sous les frondaisons**.

    L'article donne les traductions en trois langues du mot mis en contexte dans une phrase. Les cochons aiment les glands. On veillera à prendre cette phrase au sens propre.
    – Même avec des suidés*** ?
    – Même et surtout.

     

    * Éditions Éclairs de Plume, 2012. Ce livre est une belle idée pour de jeunes lecteurs.
    ** On ne voit pas les frondaisons, mais il serait étonnant qu'il n'y en eût pas.
    *** Les fidèles du biloba se souviennent sans doute du cousin babiroussa.


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  • L'Iresuthe est la revue de l'Anacoluthe. Ça rime à l'uthe. Ça rime à lutte. Lutte pour la défense du livre différent et de la librairie. De celle qui vous fait découvrir de vrais auteurs.

    L'Iresuthe : 4 numéros par an. Le 47e sort pour la 25e Heure du livre du Mans. Des contributeurs prestigieux : Jean-Claude Valléjo (son édito met salive en bouche), François Valléjo  ("élégant et subtil", Fleur et Sang vient de paraître chez Viviane Hamy), James Tanneau (ne pas manquer ses recommandations réfractaires), Patrick Berthelot (pour un soupçon de Prose), Michel Diaz (dont on nous donne des nouvelles), Philippe Bouquet (pour qui la littérature scandinave n'a plus de secret), Thierry Gaudin (passeur – de blues – et illustrateur), Roger Noiseau (qui n'a pas oublié Aloïs Alzheimer), Nicole Ollivier (j'aime ses poèmes courts, en voici un), Renée-Martine Crappier (ci-contre, son dessin pour la couverture)...

    L'Iresuthe sur la toile, c'est ici : lanacoluthe.free.fr. Large sélection de la revue papier.

    L'Iresuthe sera à la 25e Heure, sur le stand de la librairie L'Herbe entre les dalles.

    J'y serai, le samedi, avec l'excellent État de chaises, paru chez Vincent Rougier.

     

     L'Iresuthe

    À l’âge de chèvre-pied
    l’enfance mourait tous les jours
    mais on n’en savait rien
    c’était l’éternité.

    Nicole Ollivier

     


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  • AlmanachSur les Pensées sauvages, le blog qu'il fait vivre, pas un jour sans son haïku. Dominique Borée avance en poésie à petits coups.

    Le haïku est un fruit de saison. De toute saison. C'est de naissance. Il est du printemps, de l'été, de l'automne et d'une ou deux autres saisons. De ses origines chinoises*, il est un jeu de l'esprit.
    On va retrouver ces éléments chez Dominique Borée. Dans Almanach, Jacques Renou, éditeur, a organisé un choix des petits tableaux du poète selon un ordre calendaire. Les croquis de Jacques Hémery – paysages du sud – apportent un contrepoint qui sert le texte – à la limite entre ville de province et campagne normande. Est-ce le choix des poèmes, l'impression en typographie, la finesse des croquis de Jacques Hémery ? Je redécouvre le trait précis de Dominique Borée et, précisément, suis plus attentif à la part d'humanité qui sous-tend son écriture. La nature du poète est habitée : passante qui court sous la pluie, écoliers, cycliste, gens qui vivent et meurent. C'est dit avec esprit et pudeur :

    Marronniers en fleurs –
    la voisine avait
    cent quatre ans.

     


    Dominique Borée, Almanach, croquis de Jacques Hémery, préface de Lydia Padellec, édition l'Atelier de Groutel, 2014. Un très beau Choisi, 25e de la collection, portfolio tiré à 50 exemplaires sur papier vergé crème, composé en caractères mobiles en plomb, 56 pages, 20 €.

    * Je ne confonds pas Chine et Japon, qu"allez-vous imaginer ?


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  • École de l'infirmier– Non, mais tu n'as pas acheté ça ?
    – Ça ! Mais c'est LE livre de l'École de l'infirmier militaire, approuvé par le ministère de la Guerre (1894)*

    Je suis donc en possession de ce programme de l'instruction professionnelle et technique des infirmiers militaires. Plus aucune façon de mise en écharpe d'un bras de moustachu – tous les modèles ont poils sous le nez – ne m'est étrangère. Je sais désormais renseigner la statistique médicale avec le code précis de la nomenclature : nostalgie (section II, code 59), grenouillettes (V, 99), clou de Biskra, de Gafsa, etc. (IX, 212), simulateurs – indiquer la maladie simulée (XVII, 275).

    Deux pages de mon ouvrage sont cornées : celle du triangle de la fesse ou bonnet de la fesse (fig. 22 ci-contre) – comme la fesse saine est ferme ! – et celle du triangle des testicules (fig. 23) – Je vous la montre ? – Non, sans façon... – Bon, si vous n'insistez pas...

     

     

    * Y a-t-il quelque part,  dans le monde, un ministère de la Paix ?


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  • La dame à qui appartenait Pensées pour chaque jour notait parfois en marge les événements marquants de sa vie.

    « 18 Juin 1916 à 3 h – mort de mon Émile bien aimé tué par un obus allemand à Montzéville. Comment ne haïrai-je pas jusqu'à la mort et même par delà ceux qui ont fermé à jamais les beaux yeux de mon ami si cher.»

    Pensées pour chaque jour

    Plus loin, évoquant la mémoire de son père :

    « Qui dira jamais assez la haute valeur morale de cet homme qui ne vécut que pour les siens, parents ou enfants ! Une tendresse exquise, un esprit enjoué, une intelligence ouverte, une bonté infinie et mieux que tout cela une probité morale intransigeante, tel est le souvenir qu'il a laissé à ses enfants, avec le désir, sinon la possibilité, de l'égaler un jour.
    Que de fois, en ces dernières et cruelles années, ai-je invoqué ton appui et tes conseils !»

     

     


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  • On – qui connaît mes travers – m'a offert un recueil de morale : Pensées pour chaque jour.

    Je l'ouvre à la page du 25 août :

    « On fait des phrases parce qu'on n'a pas d'idées.»

    – C'est con !

    – Non, c'est Condorcet !*

    Je me renseigne, la pensée est extraite d'une lettre au roi de Prusse. Hum ! J'entends douter le lecteur. Voici donc la phrase complète – ledit lecteur doutant ne me croirait tout de même pas capable de tant d'imagination – :

    « On fait des phrases, parce qu'on n'a point d'idées ; on écrit d'un style extraordinaire, parce qu'on n'a que des choses communes à dire, et on débite des paradoxes, faute de pouvoir trouver des vérités qui ne soient pas triviales.»**

    Nul doute que Condorcet a lu Geluck.

    Le Chat

    Le Chat de Geluck – Ouest-France dimanche du 24.08.2014

     

    * L'humour aussi est au rabais ?
    ** Œuvres de Condorcet, tome 1, Paris, 1847-49


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  • L'ami et moi revenions de la foire*, chacun dans notre auto. On annonçait dans le petit poste la parution du dernier Joann Sfar. Tiens, me dis-je, cette nouvelle devrait intéresser l'ami. Les bières n'étaient pas encore décapsulées qu'il me remettait – cadeau – À bicyclette**.  Masse nette : 999 g.

     

    Vélo

     

    S'il ne vous plaît pas mon p'tit vélo, faites-vous offrir À bicyclette . Un délice de billets et dessins vifs, nés du séjour de Joann Sfar, dans la caravane du Tour de France 2013. 21 étapes. D'humeur, d'humour. Et ce trait incomparable du dessin. Tout fait sujet : les spectateurs, les bords de route, les terrasses à l'étape, les journalistes, les mécanos, les figures légendaires de l'histoire du cyclisme – À propos : un rappel des origines très droitières de créateurs de l'épreuve.

    21 étapes. J'en lis une par jour au rythme du tour en cours.***

     

     

    * La Foire aux livres. Qu'alliez-vous imaginer ? 

    **Joann Sfar, À bicyclette - Un tour de France, Gallimard / France Inter, 2014

    *** Je prends souvent un peu d'avance, j'ai la lecture plus rapide que le pédalier !

     


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