• Carnet
    Carnet de l'ouvrier Alphonse Peltier, commencé le 21 août 1876.
    Sur chaque double page, l'état, par quinzaine, des journées travaillées. Six jours sur sept, douze heures par jour. Chaque journée payée 2 francs 50, puis 2 francs 75 à dater du 30 avril 1878. Tarif inchangé jusqu'au 26 août 1894.

    Demain on laisse les vieux papiers pour la photo d'une Calopteryx horribilis*.

    * Tu ne la connais pas celle-là !

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  • À Maïette qui a déniché ce trésor.
    Dominus Vide-greniers toujours.
    En 12 pages et neuf chants, un très curieux Poème épicocasse de Dominus, illustré par Z. Brunner : Les grenouilles qui demandent un roi.

    Du chant troisième. Extrait :
    Sur la bannière,
    Grenouillère,
    La fleur blanche s'y fit lys.
    Leurs devises armoriales
    Sont royales ;
    C'est « Pour mon Pieu et pour mon Droit !»
    Ou bien : « Une Fois ! Une Joie ! Un Doigt !»
    Ou bien encore : « Fais-ce ! Que ! Dois !»


    Dominus a croisé le chemin de Gaston Couté avec qui il a fondé en 1907, en compagnie de Dumestre, le cabaret "La truie qui file".


    Message personnel
    – Comme ça, tu habites à Carentan ? Eh bien, bon anniversaire !


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  • Carnet Au progamme de Cécile dimanche dernier : brocante et vide-greniers (Joli temps pour la saison). Pareil. Et. Parmi les trouvailles, un carnet de croquis. Ni Cézanne, ni Van Gogh. Ni Puvis de Chavannes, ni Bouguereau. Anonyme. Annoté : téléphoner Madeleine voir mercredi ? et encore : Petite annonce Cherche une ânesse deux ans (s'adresser à l'Éveil).




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  • Une pièce à ajouter au Cahier de Flora qui fleurit régulièrement sur biloba (le blog).


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  • Maison 305

    Pour accompagner cette Maison 305, à la fois projet de sculpture en fil de fer et matériau pour une future maison de l'architecte : un poème. Tout fait.

    Combien tu paries ?

    Ricochet du Jour
    Rush du Clos Roger
    Rêve de la Pierre
    Risette du Boulay
    Romy du Tremblay
    Rush d'Emi
    Rocky Esea
    Rigolote de Jifa
    Rumba des Charmes
    Reinette du Boulay
    Romance d'Avril
    Rasta Jemiska
    Réussite du Derby
    Rhum Brun
    Rutilante
    de Mai

    (Vichy, 29.06.09)






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  • Anatole, tu t'es surpassé le jour où tu as écrit ça :

    « Jusqu'à ce jour, jusqu'à eux, la guerre atroce, épouvantable, gardait, du moins encore parmi les nations formées sur les ruines de l'empire romain, un visage d'homme, quelque chose qui, dans sa fureur même, rappelait le grec ingénieux ou le rude latin, inventeurs de tous les arts de la paix et de la guerre. La guerre avait ses lois, sa mesure ; des classiques comme Napoléon y pouvaient exercer leur génie. Les Allemands ont ôté à l'art des armes tout ce qui lui restait encore d'humain. Ils avaient tué la paix ; ils tuent la guerre. Ils en font un monstre qui ne peut vivre : il est trop laid.
    Debout pour la dernière guerre ! À l'œuvre ! Courage! Ô Grande-Bretagne, reine des mers, toi qui aimes la justice, ô sainte Russie, géante au cœur infiniment tendre, ô belle Italie que mon cœur adore, ô Belgique héroïque et martyre, ô fière Serbie, et toi France, ma chère patrie, et vous, nations qu'on entend au loin apprêter vos armes,
    étouffez l'hydre et demain vous sourirez en vous tenant par la main dans l'Europe délivrée.»
    *

    * Anatole France, Sur la voie glorieuse, 1915


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  • ABC (source : gallica.bnf.fr) Autre découverte chez le vieux-papiers : le Patois manceau tel qu'il se parle entre le Mans et Laval, par Amand Dagnet*.
    Au chapitre des interjections, celles qu'on adressait aux animaux en province du Maine. Tout un poème !

    Diouc, hie, héie et haïe, haïdi, pour faire avancer le cheval ;
    Hüyo, pour le faire aller à droite ;
    Dio, et dia, pour le faire aller à gauche ;
    Hoo-ho, rrr, pour le faire arrêter.
    Héie, pour faire avancer la vache ;
    Ho-ou-là, pour la faire arrêter ;
    Su, pour l’empêcher d’aller où il ne faut pas.
    Têtêtê…, pour ramener à l’ordre une brebis.
    Tututu..., pour faire venir un cochon.
    Aha ! pour exciter un chien à chercher ;
    Toûtoûtoû..., pour l’appeler ;
    Choulà..., pour l’exciter contre quelqu’un ou quelque chose ;
    Csss..., pour l’exciter contre soi.



    * Laval, 1891. La lettre "n" de Dagnet est ornée d'un tréma que je ne sais pas reproduire ici.
    Source image : Aux champs et à la ferme, abécédaire, Paris, 1862 (gallica.bnf.fr)

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