• Les vents tournent

    Les vents tournent à l'extrême. Remettons François Coppée à l'honneur.

     

    Un Baiser au Drapeau

    Pour voir défiler les soldats,
    À côté de moi, dans la rue,
    Avec son enfant dans les bras,
    Une femme était accourue,

    3 couleurs Une femme au regard plaintif,
    En deuil, en haillons de misère ;
    Et l'enfant était bien chétif,
    Et bien triste la pauvre mère.

    Mais ses yeux flétris par les pleurs
    À son petit garçon sourirent,
    Quand parurent les trois couleurs
    Et quand les fronts se découvrirent.

    Et, voyant le drapeau passer,
    L'humble, mais bonne patriote,
    Pour que l'enfant fît un baiser,
    Guida sa petite menotte.

    Ce fut instinctif, simple et beau.
    O mère, donnant dès l'enfance
    À ton fils l'amour du drapeau,
    Sois bénie au nom de la France !

     

     

    Je vais voir un spectacle de la Compagnie Prospéro Théâtre : Goûter la poésie – Promenade littéraire, musicale et gourmande dans les textes de poésie des auteurs contemporains.

    S'ils me sortent du François Coppée, promis, je ne laisse rien au chapeau !

     

    * « Ne doit pas être confondu avec Jean-François Copé » (Wikipédia).

    « Lièvre au bec d'oiseauSébastopol »

  • Commentaires

    1
    Samedi 16 Novembre 2013 à 10:46

    je relève quelques quasi oxymores : menotte et patriote, beau et drapeau. bon goûter auquel je ne peux participer (excuse moi auprès des participants).

    signé : court métrage.

    2
    Samedi 16 Novembre 2013 à 18:54

    Baiser pour baisé, tu ne te trompé-je pas !

    Note : dans une lettre à George Sand de Gustave Flaubert.

    À propos, je suis tombé sur Emma B. libertine, un livre écrit par Gustave et Lucie Clarence. Lucie Clarence a écrit les scènes érotiques cachées. Non, je ne l'ai pas acheter.

    3
    Samedi 16 Novembre 2013 à 18:55

    Ils et elles ont été excellents.

    4
    Dimanche 17 Novembre 2013 à 09:41

    Il faut écoper Copé. Et Coppée ?

    5
    Dimanche 17 Novembre 2013 à 11:27

    Chez le premier, la langue de bois n'empêchera pas la gueule de bois. Le second se prépare à devenir poète d'état.

    6
    Flora
    Jeudi 7 Août 2014 à 17:32

    Tous les drapeaux ont été tellement souillés de sang et de merde qu'il est temps de n'en plus avoir, du tout.
    (1869, dans une lettre à George Sand)

    *Note à benêt :Dans le titre, il me semble que "Baiser" doit plutôt s'écrire "Baisé" !

    Me trompé-je ?

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