• Nommer

    Sur ses genoux, chatte...Scène d'intérieur.
    Nommer l'œuvre est parfois délicat. Ici :
    Sur ses genoux, chatte qu'elle caresse
    La précision "sur ses genoux" permet d'éviter la méprise entre l'animal et la chose*. Elle retarde également le moment où le félin connaîtra le sort de son arrière-cousin connil, victime de polysémie. Cette précision, néanmoins, manque de rigueur, puisque, en l'occurrence, on n'est ni sur les genoux, ni sur les rotules, mais sur les cuisses. L'usage semble s'en satisfaire, le musée du Louvre ne décrit-il pas ainsi La Vierge aux cerises, d'Annibal Carracci : « La Vierge tient sur ses genoux l'Enfant Jésus ; saint Joseph lui soutient la main et lui donne des cerises.»

                            Annibal Carracci

     

     

    * J'aurais pu, me direz-vous, parlez d'un chat, mais c'eût été travestir.

    Sur ses genoux, chatte qu'elle caresse,
    2015, carton peint et découpé sous blister, 24 x 15 cm 

    « Ouaf (bis)Sciatique ? »

  • Commentaires

    1
    Yannick
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 05:43

    La queue de la chatte reste tout de même très proéminente !


    mais chacun -e est libre de ses obsessions...


    ...et Cha-rlie aussi !

    2
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 06:24

    Tu as bien failli soulever un lièvre, ou plutôt un lapin !...

    3
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 07:31

    On s'autorise à penser (au vu de la tête qu'elle fait) qu'elle a encore sa cerise...toutefois, avec Joseph, personne n'est drupe.

    4
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 11:16

    L'attentat de Carracci était donc à la pudeur ?

    5
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 11:26

    polysème à tout vents, récolte qui peut / veut

    signé / la  rousse

    6
    K
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 13:04

    Envoyer la chatte aux roues ? ou

    L'envoyer à Châteauroux.

    Si la chatte y ment, ce sera un crime ?

    7
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 14:47
    Cristophe

    Chatte sur chatte, c'est quand même mieux que thon sur thon.

    8
    Martine
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 22:02

    Sur ses genoux la chatte hier a apporté à la femme beaucoup de chat leurre...

    9
    Samedi 17 Janvier 2015 à 07:18

    et roorooorooo fait le chat qui tique

    10
    Vougeot
    Samedi 17 Janvier 2015 à 09:39

    Cette chatte n'est-elle pas un cache-sexe, - un cache-chatte, en l'occurrence ?

    11
    Samedi 17 Janvier 2015 à 23:43

    @Yannick – On repassera pour le p'tit bout d'la queue de la chanson.

    @Topa – Et maître Goupil n'était pas loin.

    @Flora – Ça tient du miracle !

    @Henri – Ce garçon manquait de réalisme. Représenter Joseph en vieillard et Marie toute jeune femme ! On voit bien qu'il n'a pas été le témoin de la scène.

    @thé âche – Tu as raison : Polysème le vent doit se boucher le nez.

    @K – Ah, cylindres m'étaient comptés.*
    * La prochaine fois, j'essaie de m'en sortir plus brillamment.

    @Cristophe –  Cristophe, mon ami, vous me comblez – enfin je m'entends. Et je remercie encore mes maîtres de m'avoir enseigné l'orthographe ; sans eux, je ne pourrais goûter – là encore, je m'entends – votre saillie.

    @Martine – Je ne te le fais pas dire.

    @photodilettante – En voilà une idée : demain, je parlerai de sciatique.

    @Vougeot – Absolument. Remarquons néanmoins que devant la difficulté à prononcer cache-chatte sans se fouler la langue, la chose est rapidement devenue cache-con. « Été comme hiver, elle portait un cache-con à fleurs » (San Antonio).

    12
    Le WOLF
    Mercredi 21 Janvier 2015 à 17:22

    Excellent.

    De quoi être jaloux du chat !!!

    Oeuvre sublissssssssimmmme digne d'une grande exposition dans le petit commerce de bouche.

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