• Pays qui perd la tête

    Condamnation

     

    Si je savais comment illustrer un poème, que de doutes je m'épargnerais !

    Ça n'est pas du remplissage, ça ne peut pas être redondant, ça doit venir en contrepoint du texte, l'éclairer éventuellement, l'enrichir, le servir, être une porte d'entrée ; ça dit aussi comment je l'ai lu ; j'y ajoute du clin d'œil ou de la digression...

     

    En première intention, l'image ci-dessus devait accompagner le poème d'Oncle Pa.

    Le tracé nerveux du stylo-bille et l'ombre trop peu différenciée ne permettaient pas qu'on vît d'emblée, une caravane de dromadaires et son bédouin décapités. Pour un pays où les opposants politiques sont assassinés. Un pays qui perd la tête.

    J'ai resserré le plan et tracé les coups portés.

     

    Condamnation

     

    Si on comprend parfaitement les cous coupés, c'est l'acte criminel qui est mis en valeur et moins les conséquences qu'il entraîne. Ce n'est plus exactement le point de vue que je voulais apporter.

     

    « Pour en revenir à l'essentiel, cette illustration (celle du haut) dessine parfaitement l'angoisse qui anime l'écriture du poème que je t'ai adressé.»

    Oncle Pa n'a pas tort.

     

     

     

    « Tunis en deuilEncre fraîche »

  • Commentaires

    1
    Mardi 12 Février 2013 à 07:25

    Ces scrupules t'honorent...

    Après, c'est une affaire de choix, de zoom, de cadrage, d'urgence aussi sans doute.

    2
    Mardi 12 Février 2013 à 07:59

    Cou coupé, c'est la zone.

    3
    Mardi 12 Février 2013 à 08:48

    un paysage d'hommes enfin si l'on peut ainsi les nommer ces fous de sang.. quant aux montagnes , elles restent fidèles à la terre.

    4
    Mardi 12 Février 2013 à 12:11

    les coups rouges me semblaient bien sentis. illuster un poème, je pratique l'inverse. et je parle de triangulation, un autre angle pour éclairer sous une autre lumière, le danger c'est de fermer.

    signé c'est rieux

    5
    Mardi 12 Février 2013 à 22:01

    L'urgence assurément.

    6
    Mardi 12 Février 2013 à 22:02

    Exactement.

    7
    Mardi 12 Février 2013 à 22:05

    Fermer est le risque, cest vrai.

    Je me demande si on ne prend pas davantage ses aises quand on écrit sur une image.

    8
    Mercredi 13 Février 2013 à 13:43

    illustration ou image associée, redondance, prolongation, reinterprétation, créer un espace, donner un horizon. contredire... tant de possibilité...je fais ce que je sais faire ou plutôt ce qui me semble, au moment, en, adéquation avec ce qui est, ce que je pense et ressens, avec les moyens à disposition.

    9
    Jeudi 14 Février 2013 à 00:56

    On en est tous là : on fait ce qu'on sait faire. Quoiqu'il nous arrive aussi de faire ce qu'on ne sait pas faire...

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :