• De guerre las

    De guerre las, 2013, crayon noir et collage dans boîte en bois

     

    – La frappe chirurgicale...

    – C'est un bombardement pour mon bien. Qui dois-je remercier ?


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  • Autre dommage du dernier coup de vent.

     

    Écrasée

     

    Écrasée. La structure grillage et papier de ce qui devait avoir des formes féminines et généreuses. On reconnaît une tête. En haut. Là où est le plus souvent la tête. Une taille resserrée sur des hanches larges. Et une excroissance volumineuse. Abcès, anthrax, bubon, furoncle, panaris, phlegmon, pustule, tumeur.  Ne me demandez pas. C'est déjà assez douloureux comme ça.


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  • Vache arrière Elle aurait pu s'appeler Gîte à la noix, tellement c'était à la noix.

    Une de mes premières sculptures. En béton cellulaire.

    Elle aurait pu, mais c'était Vache arrière. On comprend pourquoi.

    J'en parle au passé. Un coup de vent vient de la briser. Mon cœur avec. C'est vrai, je n'avais pas réussi à m'en séparer.


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  • Deux sculptures

     

    Les travaux d'élagage ont le mérite de redonner jour à des pierres oubliées.

    Abandonnées pour n'avoir pas répondu à l'attente de l'artiste. Formes généreuses pour cette femme marchant d'un pas décidé. Sans tête. Sans titre. À droite sur l'image.

    À gauche, on aura reconnu Burning cow présentée ici en mars 2007

     

     


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  • Petite terre cuite

     

    Une œuvre récente ?

    Oh non ! Elle remonte même à la nuit de mes temps. Avais-je seulement barbe au menton ?

    Terre cuite sortie de l'oubli, campée sur une linogravure représentant une carotte. Sic !  Vue sur la tranche, une linogravure pourrait tout aussi bien montrer Napoléon à Azincourt ou Albert Einstein recevant une pomme sur la tête.


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  • Toute en courbes, jusqu'à cette rupture, ce piton dont on ne sait s'il faut y rattacher une tête.

    Taillée pour J.*

    Jamais offerte.

    Des fleurs en lieu. Parce que périssables.

     

    Sculpture

     

    Sans titre, 1999, calcaire, hauteur env. 10 cm.

     

    * L'initiale a été changée pour préserver l'anonymat de Céline.


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  • En première intention, la photo de cette sculpture en cours de réalisation accompagnait l'article d'hier. Finalement, j'ai choisi une illustration qui n'allait pas distraire la lecture.

    À l'inverse, la fable de Joseph Poisle-Desgranges pourrait bien faire qu'on s'intéressât moins à mon œuvre. Crâne de blaireau que deux canines en or et diverses choses doivent encore compléter.

     

    Blaireau

     

            LE RASOIR ET LE BLAIREAU

            Coquet blaireau, mordant rasoir,
            Placés vis-à-vis d'un miroir,
            Tour à tour servaient à leur maître.
            Le rasoir faisait disparaître
    La barbe ou le duvet qu'il trouvait en chemin,
    Et le soyeux blaireau, se chargeant sous la main
            D'une mousse blanche et durable,
    Se complaisait à rendre un menton vénérable.
    Tout à coup le rasoir blesse l'homme en glissant.
            — Maladroit ! dit en pâlissant
            Le blaireau, qui se pose en sage ;
    Vois le sang qui jaillit du plus charmant visage,
    Et l'effet que produit trop de légèreté.
    — Ah ! ne me blâme pas de ma vivacité,
            Lui répond l'autre en son langage ;
    Si j'avais comme toi flatté sur mon passage,
            De mon mérite on eût douté.

            Au doux ami qui nous caresse
            Et passe sur chaque défaut,
            Préférons celui qui redresse
            Et tranche parfois, s'il le faut.
       


    Joseph Poisle-Desgranges
    Cent et une fables, Paris, 1852

    source : gallica.bnf 
     


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