• Yves Barré

     

    Comment je n'ai pas écrit certains de mes poèmes.

    J'ai un ami poète... enfin, j'en ai plusieurs, mais celui-ci ne se sépare jamais du petit carnet où il transcrit – c'est pratique –  la moindre de ses poétiques pensées. Des poétiques pensées, il m'en tombe quelquefois sur le râble, que je note sur les supports qui me tombent – ah oui, tout tombe – sous la main : tickets de caisse, marges de journal, dos d'enveloppe... L'exemplaire ci-contre a été oublié dans la poche d'un anorak défraîchi que je n'ai pas enfilé depuis l'hiver dernier. De mémoire, il aurait pu servir de quasi-poème de circonstance pour remercier de l'envoi d'un amical colis, avec ail rose, foie et magret de canard.
    Pour n'avoir pas cassé trois pattes à un canard, on ne manquera pas de se réjouir qu'il soit tombé – qu'est-ce que je disais ! – dans l'oubli.


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  • Yves BarréUn des mes amis poètes ne se sépare jamais du petit carnet auquel il confie la moindre de ses lumineuses idées. Ainsi, aucune ne reste dans l'ombre.
    – Je n'ai pas de carnet.
    – Tu n'as pas non plus d'idée lumineuse.
    – Sans doute !

     À gauche, idée lumineuse notée dans la marge du quotidien du jour.
    Ci-dessous, le quasi-poème qui en a jailli – enfin jailli, c'est vite dit !

     

    Belote et récidive

     Des voleurs comme il faut, c'est rare de ce temps
    Georges Brassens

    Confondus,
    les Pieds nickelés
    ont reconnu
    avoir cherché
    un quatrième
    pour taper le carton.

     


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  • Yves Barré

     

    Ils s'apprêtent à déjeuner. Téléphone.

    – Êtes-vous le fils de madame L ?
    – C'est moi, oui.
    – Votre mère est partie.
    – Partie ? Où ça ?
    – Morte. Votre mère est morte

    – Qu'est-ce qu'on te voulait ?
    – Maman est partie.
     
    Partie ? Où ça ?

     


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  • Ailleurs

    Oublier présente l'avantage de réserver d'agréables surprises lors de redécouvertes fortuites.
    C'est le cas pour le court poème – quasi-poème – suivant retrouvé dans l'anthologie Ailleurs (n° 64/65 de la revue Cotcodi, 2005), publiée à l'occasion du 20e Printemps de Durcet.

     

    Petit ailleurs chez soi
    vaut mieux que
    grand ailleurs
    chez les autres
    – pourvu qu'il soit riche –


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  • Yves Barré

     

    Tout juste sorti des presses de l'imprimeur, aux éditions Décharge & Gros Textes réunies, numéro 180 de la collection Polder, ce Quasi-poèmes dont j'ai commis les textes, Claude Ribouillault la préfarce (sic), Emmanuelle Brisset l'illustration de couverture.

    Selon Louis Dubost – et on peut lui faire confiance – : « Ces Quasi-poèmes font du bien par où ça passe : corps, cœur, cerveau et autre organe du jouir.»

    Deux notes déjà sur internet pour qui hésiterait encore à enrichir sa bibliothèque :
    – celle d'Yves Artufel, où je partage la vedette avec Fredric Brown, sur le blog des éditions Gros Textes ;
    – celle de Claude Vercey qui présente les deux Polder de l'automne, sur le blog de la revue Décharge (Repérage, 7.11.18).

     

    Pratique
    Yves Barré, Quasi-poèmes, éd. Décharge et Gros Textes, collection Polder n° 180, format A6, 54 pages, 6 €
    Disponible auprès de la revue Décharge (et pourquoi ne pas envisager un abonnement à la revue, à l'occasion) ou auprès de l'auteur pour dédicace personnalisée.

     

     


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  • On reconnut...

    Un poème, sinon rien. Boîte.


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  • Ripox'x-èmesLe mot ripou, fraîchement entré dans les dictionnaires, offre la particularité de former son pluriel en s ou x, rejoignant dans ce dernier cas la bande des sept – hibou, bijou, chou, pou, caillou, genou, joujou.
    Mettant en œuvre cette cohorte de mots, le jeu d'écriture poétique proposé par Vincent Rougier vient de prendre place dans le dernier volume des Plis urgents : Ripou'X-èmes.
    Ça part dans les choux, ça a du poil sur le caillou, ça y cherche et trouve des poux et pas que là, ça joue avec son joujou, c'est du bijou de famille – je vous en prie, restez séant –, ça tient du pot-pourri, ça bouboule et hue tant qu'on en tombe à genoux, bref, on  ripouaime.

     

    En exclusivité pour le blog Ahoui, un agrandissement du pou de pubis qui étend sa lessive*.

     

    * On vous avait prévenus : Finie la douceur !.Pou de pubis


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