• L'intermède panne étant clos, revenons à nos chaises.

     

    « Enfin ! voilà des chaises qui attendaient depuis des années sur des petits bouts de papier au fond de ta poche...» commente Topa. Se souvient-il qu'il n'y est pas pour rien ?

    En 2006, pour fêter Martine Caplanne, il m'invite à rejoindre quelques poètes qui diront leurs textes en première partie du concert de la chanteuse. Tout simple. Je ne sais pas dire non*. L'échéance approchant, ça devient moins simple. Que vais-je proposer qui ne rase pas le public ? C'est ainsi que, pressé par l'événement, je sors les poèmes d'État de Chaises de l'arrière boutique, en recopie certains sur des petits bouts de papier que je sortirai un à un de ma poche sur scène.

    Ce fut, dans la grange, une mémorable soirée : le public a réservé un accueil chaleureux aux poètes avant d'être conquis par Martine Caplanne.**

    Les chaises avaient pris l'air. Un éditeur leur mettra la main dessus.***

     

    Sur la scène

    de gauche à droite : Michel Lautru, Claude Burneau (Soc & Foc), Colette Andriot, Jean-Claude Touzeil, Claude Vercey (revue Décharge), Franck Cottet (Le chat qui tousse), Claude Ribouillault, Martine Caplanne, Jean-Noël Guéno, Serge Bec, Yves Barré (aux 3/4 caché), Gaston Herbreteau, Daniel Clérembaux, Jean-Pierre Lesieur (Comme en poésie), Albert Eyheramendy. [photo Maïette]

     

    Le blog Ahoui est également né à cette occasion, après un échange avec Jean-Pierre Lesieur qui vantait la simplicité de l'outil.

     

     

    * – Ah oui ?

    ** Ouest-France, 20.09.06

    ***  Yves Barré, État de chaises, dessins et gravure de l'auteur, avant-propos de Marc Kober, éd. Vincent Rougier, collection Ficelle n° 118, 44 pages, format A6, 9 €

    Commande en ligne ou par courrier, à l'Atelier Rougier V., Les Forettes, 61380, Soligny-la-Trappe.


    13 commentaires
  • Vient de paraître dans la collection Ficelle, chez Vincent Rougier, un État de chaises de toute beauté.*

     

    Désormais, le monde va se partager en deux catégories : ceux qui liront le recueil assis, ceux qui le liront debout et enfin, les raffinés qui le liront couchés.

     

    État de chaises - Yves Barré

     

     

    Yves Barré, État de chaises, dessins et gravure de l'auteur, avant-propos de Marc Kober, éd. Vincent Rougier, collection Ficelle n° 118, 44 pages, format A6, 9 €

    Commande en ligne ou par courrier, à l'Atelier Rougier V., Les Forettes, 61380, Soligny-la-Trappe.

    On peut également commander en librairie.

     

     

    * Oui, ben, je suis au premier rang pour me complimenter.


    16 commentaires
  • Ombre

    Ombre de bourrache officinale sur caissette – avril 2014

     

    Ombre de peu pour illustrer un quasi poème dédié à Laurent Deheppe, inspirateur à son insu.

     

    De bon bec

                                              à Laurent Deheppe

              Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.
                                                        Jean Racine

    Qui a vu
    ara qui rit
    tirer sur la languette
    pour dépouiller
    de sa gaine d’alu
    une portion
    de vache qui rit ®
    peut donner sens
    à l'expression
    clouer le bec.


    9 commentaires
  • Le photographe

     
     
    Propos qui ne
    ressemblent à rien

     
    – Vous avez un sosie,
    me dit l’aubergiste.
    – C’est moche !

     


    14 commentaires
  • Chercher l'amour à 14 h

     

    Le poème de 5 heures, de Chercher l'amour à quatorze heures. Quelques-uns de ces textes sont parus – sans l'illustration – dans Chevaucher la lune - Anthologie du haïku contemporain en français, sous la direction d'André Duhaime, en 2001 (éditions David, Ottawa).

     

    amour14h-5h.jpg


    12 commentaires
  • Gravure sur cuivre

    Sans titre, eau-forte, 2014, 10 x 15 cm

     

     

     

    La méthode
    sans le discours

    Les armes de la natation sont les jambes et
    les bras. Quand ces membres sauront ce
    qu’ils ont à faire, ils sont trop intéressés à
    la conservation du corps pour le laisser noyer.
    Jean-Pierre Brisset

     

     

    J’ai appris à nager
    sur un tabouret
    avec la méthode
    de Jean-Pierre Brisset.
    – Et alors ?
    – Je sais lire.


    14 commentaires
  • Poésie illustrée – On le dirait pas ! – suivie d'une note apocryphe de Claude Vercey.

     

     

    Sillé-le-Guillaume - novembre 2011

     

     

    Sans titre

     

    Sans poème

    non plus.

     

     


    « Notons qu'avec si peu, l'auteur va à la ligne, ce qui suffit à justifier à ses yeux qu'il y a là, poème.» (Claude Vercey)
     


    16 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique