• « C'est une erreur populaire de croire que les coqs fassent des œufs dont il sort un serpent ou un crocodile.»

    Moi qui ai donné à mon coq le surnom d'un président – pour des raisons qui le regarde –, je me sens rassuré par les propos du sieur Liger, auteur de la Nouvelle Maison rustique (Paris, 1767). J'aurais apprécié qu'il traite également du dernier œuf de Kounu, doyenne de la basse-cour, mais je devrais me satisfaire de cette explication : « Le petit œuf, ou l'œuf nain, ovum centeninum, est le dernier que la poule pond dans la saison.»

     

    Oeuf de Kounu


    12 commentaires
  • Taupe au jardin

     

    Et si tu allais taupiner ailleurs que dans les rangs de petits pois ? Hein !*

     

    * Ce hein – un rien courroucé – pour insister, des fois qu'elle ajouterait la surdité à la myopie.


    12 commentaires
  • Petit carré d'orties dans mon jardin.

    Réservé à la préparation de la soupe d'orties dite de ma grand-mère.

     

    Orties

    Orties – avril 2012

     

     


     

    On demande à voir 

     

    On demande à voir


    16 commentaires
  • panais.jpg

    Panais sur le trajet d'une motobineuse (éloignons les enfants ! )

     

    – Au secours ! Au secours ! Je ne sais pas naiger !

    – Panais, tu te rends ridicule. Ici, tu as pied. Et puis, a-t-on jamais entendu panais crier de la sorte ?*

     

     

    * Malgré toutes les assurances données avant le tournage, cette séquence a coûté la vie à un panais rescapé des bises hivernales.


    12 commentaires
  • Ce coucou rouge revient chaque année* en lisière de jardin. Il faut dire aussi que je lui épargne la binette.

     

    Coucou

     

    Pour illustrer la photo, je pensais à Snoopy et au Baron rouge quand ce texte de Couailhac m'est tombé sous les yeux.

    Rien à voir ? Si ! Un coucou. Et quel coucou !

     

    De tous les véhicules de l'Époque-Rococo, il ne reste que le coucou de Paris et la vinaigrette de Lille ; le coucou, humble boîte à compartiments que traîne un cheval poussif, la vinaigrette qui tient le juste-milieu entre la chaise à porteur et la brouette.

    C'est la vieillesse qui a conservé la vinaigrette, c'est la jeunesse qui fait vivre le coucou ! C'est une si charmante voiture ! On y est si bien pressé, si bien serré, si bien étouffé ! Elle rappelle si bien l'époque où les Desgrieux des gardes françaises et de la basoche allaient manger une matelotte à la Râpée avec les Manon Lescaut** des piliers des halles ! Comme tout ce bon attirail de cheval et de voiture unis ensemble respire le parfum de la galanterie joyeuse, vive et folle du bon temps, du temps où les grisettes portaient les jupes courtes, faisaient gaiement claquer leurs galoches sur le pavé, se décolletaient comme des marquises et se moquaient de tout avec Madelon Friquet ! Oh, la charmante voiture ! comme le coude touche le coude, comme le genou presse le genou, comme la taille des jeunes filles est abandonnée sans défense aux entreprises des audacieux !***

     

     

    * De saison (21 mars 2011). Les commentaires valent le détour.

    **  Si on veut briller en société, on évitera de confondre Manon Lescaut et la Princesse de Clèves.

    ***  L. Couailhac, Les Français peints par eux-mêmes : encyclopédie morale du dix-neuvième siècle ; tome 2 ; Curmer (Paris), 1840-1842. Source : gallica.bnf.fr


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique