• Yves Barré

    Travail en cours. 7 mai, à 16 heures

    Sur cette toile commencée au cours de l'été précédent, un seul élément rompait la surface blanche : un couple allongé sur l'herbe. Le couple en haut de l'image, le pré suggéré par une ligne de verts. Quelque chose de minimaliste, pour laisser à celles et ceux qui regardent le soin d'habiter la toile. Ça n'a pas vraiment fonctionné : mes personnages avaient l'air de flotter, et non d'être posés. Ce qui nous éloignait du sujet.

    Ce jours-ci, je remets mon couple dans un paysage. On devrait sentir des parfums d'herbe fraîche.


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  • Yves BarréTalus aux coucous, 2018, acrylique sur toile, 20 x 20 cm

    Alain me demandait un jour :
    – À quel moment sais-tu qu'une toile est terminée ?
    J'ai dû m'en sortir par une boutade, du genre : 
    – Quand le tube de peinture est vide !
    À la vérité, je ne sais pas l'expliquer. Un ressenti, dans l'instant. Il y a quelquefois une distance entre l'intention initiale et la réalisation : des accrocs, des voies nouvelles nées d'un changement d'éclairage, d'un mélange de couleurs imprévu, de la remarque de ma visiteuse préférée... Ensuite, le temps joue sa partition. Celle des repentirs éventuels. Si cela reste à la marge, le cas s'est présenté pour ce Talus aux coucous à qui la brisure rouge redonne vivacité aux jaunes.

    * Dans sa version 1 ici


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  • Yves Barré     Yves Barré
    Petit paysage avec marronniers 1 & 2, 2018, acrylique sur toile, 20 x 20 cm

    Pour tenir compagnie à ces modestes toiles,  un quatrain*  emprunté à Léon Duvauchel, pas mécontent de sortir de l'oubli.

    « Nous irons, le hasard toujours nous dirigeant,
      Avec les papillons danser des farandoles,
      Lorsque les marronniers aux blanches girandoles
      Sèmeront sous nos pas leur floraison d'argent.»

     

    * extrait de Printemps projeté, in revue La Mosaïque, 1882 (gallica.bnf.fr)


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  • Yves Barré
    Qui conquit la toison ? 2108, carton découpé, 12 x 18 cm

     


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  • Yves Barré

     

    Ne croyez pas qu'il est facile de dessiner des petits miquets ou pourquoi faire simple quand on pouvait faire compliqué ?

     

    Quatre états d'une Calamity Jane à ma façon. Dans l'ordre d'apparition sous la plume.

     

    Cow-girl


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  • Yves BarréJaunes & pissenlit, 2018, acrylique, pastels & végétal sur toile,  20 x 20 cm

    En chemin, les frères Cadmium croisèrent un pissenlit confus. Du conte qu'on aurait pu conter, j'ai tiré des jaunes. Si les  cadmiums sont une imitation, le fond de toile est un authentique jus pressé de la fleur. On pourrait m'en reprocher le sacrifice, mais c'était périr sous la tondeuse ou entrer dans la postérité.


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  • Yves BarréPaysage avec vert qui ne dit pas son nom, 2018, acrylique sur toile, 50 x 50 cm

    Dans son Dictionnaire des teintures (1828), G.T. Douin affirme que « Le vert n'est point une couleur simple ; il résulte presque constamment du mélange du bleu et du jaune. Il est peu de couleurs dont les nuances soient plus nombreuses et plus variées. On connoit dans le commerce le vert naissant, le vert gai, le vert printemps, le vert laurier, le vert molequin, le vert de mer, le vert céladon, le vert perroquet, le vert chou, le vert pomme, le vert pistache, le vert bouteille, le vert canard, le vert de Saxe, le vert anglais, le vert merd'oie, le vert américain, le vert d'eau, etc. »

    Quelle belle collection de verts ! Cela suffira-t-il à nommer les deux verts de ce tableau.
    Si le premier est gai, tant on a abusé du jaune, le second n'est pas aussi céladon qu'il le prétend, en raison d'un doigt de rouge et d'un soupçon de noir qui le ternissent.

     


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