• Grève des midinettesGrève des midinettes – Paris, 18 mai 1917 (agence Rol)

    « Une grève de midinettes, au premier abord, ça n'a pas l'air sérieux. On sourit, comme si l'on apprenait que les moineaux ou les hirondelles de Paris viennent de se mettre en grève. Hélas ! les moineaux ont un estomac, et l'hirondelle n'est si alerte que parce qu'elle est très vorace et qu'il lui faut avaler chaque jour son poids de moucherons.
    Nos petites ouvrières parisiennes n'en sont pas là, grâce au Ciel ! Aucune n'a besoin de cinquante kilos de viande de bœuf pour subsister. Mais elle ne peut non plus indéfiniment, quoi qu'en pensent les poètes, déjeuner de deux sous de frites et d'un cornichon. Cependant, quand on gagne 3 fr. 75 par jour, au prix où est le beurre, le problème de manger au restaurant devient difficile. Ainsi naquit la grève actuelle.»

         Maurice de Waleffe
         Le Journal, 18 mai 1917

     

     

    Source documents : gallica.bnf.fr


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  • Image déclinée en deux versions, l'une aux pastels, l'autre en broderie et dentelle, ouvrée par les doigts de fée de Maïette.

    Yves Barré

    Marinette & Yves Barré

    En marge 83, 2020, 20 x 20 cm dans cadre 30 x 30 cm
    – pastels à l'huile sur papier,
    – couture, broderie soie et dentelle coton sur tissu métis.

    Le blog de Maïette : Taloupes


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  • Yves Barré
    En marge 55, 2020, pastels à l'huile sur papier, 20 x 20 cm


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  • Yves Barré

    En marge 702020, pastels à l'huile sur papier, 20 x 20 cm

    Dans un premier état de ce dessin*, il était question de tendresse.
    Ce que dit Émile Littré de la tendresse, dans son Dictionnaire de la langue française (édition de 1872) :

    Terme de beaux-arts. S'est dit autrefois de la douceur, de la délicatesse et de la légèreté du pinceau, du ciseau.

    Ne voit-on pas ici geste tout en délicatesse et pinceau léger ?

     

    * billet du 7 avril


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  • Rouge-queue embuéSt-Palais-sur-mer – mai 2014

    Il bruinait. J'abritais l'appareil photo sous le blouson, serré contre les côtes. Sur la branche, le rouge-queue s'est posé. J'ai dégagé l'appareil pour tirer le portrait de l'oiseau. La branche, l'oiseau, l'océan en fond de scène : à coup sûr, mon plus beau souvenir de vacances.

    Passage du tiède de mon corps à la fraîcheur de ce matin-là : une fine buée avait recouvert l'objectif !


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  • Je compte, parmi mes aïeux, un instituteur taupier.
    Fut-il aussi généreux envers sa patrie que son confrère en tauperie*, le citoyen Soutif, sujet de la lettre élogieuse suivante ?

     

    La Souterraine, le 13 avril 1793,
    l'an II de la République française

     Taupe

    Citoyens,

    Nous nous empressons de vous faire passer un assignat de 5 livres qui nous a été remis par le citoyen Soutif (Jacques), pour être employé à l'acquittement des charges de la République.

    Ce particulier, qui n'est qu'un pauvre taupier, s'est privé avec la plus grande satisfaction d'une portion du fruit de ses sueurs pour la consacrer au bien général. Il serait à désirer qu'à son exemple, les vrais amis de la République se déterminassent à faire de tels sacrifices, et ce en proportion de leur avoir. Il serait alors bien plus facile de subvenir aux besoins pressants de la nation. Nous aurons soin de rendre public, autant qu'il sera possible, l'acte généreux d'un sans-culotte, afin de réchauffer ou au moins, d'entretenir l'amour patriotique de ses semblables.

    Nous vous envoyons aussi ci-joint un extrait de l'acte de remise du citoyen Soutif.

    Les citoyens administrateurs et procureur syndic du district de la Souterraine.

     

    * « On peut gagner gros dans la tauperie.» (René Bazin, Ma tante Giron)
    Source lettre et illustration : gallica.bnf.fr. Dessin de Buvée


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  • Mur

    Yves Barré

    En marge 14, 2020, stylo sur papier, A4

     

    Si je partage avec vous quelques lignes de Pierre Tilman, vous n'y verrez avec raison qu'un écho lointain au dessin ci-dessus, hormis qu'il est fait état d'un mur et que je ne voulais pas trop en dire.

    « tu fais quoi avec les mots ?

      tu fais des murs avec les mots

      tu masques derrière le mur des mots
      ce que tu ne veux pas dire
      ce que tu ne peux pas dire »


    * extrait de Tu la mets où la vie dans ta vie ? de Pierre Tilman, aux éditions Gros Textes, 2017
    Ce recueil et 3 autres (Il vit et il parle de sa vie, La chaise la table le réfrigérateur, Poème du temps qui passe) groupés dans un étui carton (16 €).
    Voir sur le site des éditions.


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