• Traits rouges

    Yves Barré
    Vallée du Douro (Portugal), 2018, dessin sur papier préparé, 24 x 32 cm

    « Dans le siècle d'Auguste et même avant, les manuscrits étaient ornés de différentes manières avec le cinabre. On marquait de traits rouges les premières lettres des périodes et des paragraphes ; on fit même ces lettres entièrement rouges. Cela devint tellement nécessaire par la suite, qu'il se forma une classe particulière d'ouvriers attachés à la librairie, dans le moyen âge, et connus sous le nom de rubricatores, d'illuminatores, de miniatores et de miniculatores

    Gabriel Peignot, Répertoire de bibliographies spéciales, curieuses et instructives, 1810

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 2 Février à 07:00

    Wouahou ! Les recherches sur le cinabre, même en diagonales, sont très instructives dès le matin, quand le cerveau n'est pas encore tout à fait en service...

    Cela dit, que cache donc cette notion de "papier préparé" ?...

    Quelque chose à voir avec le "rhum arrangé" ?...

      • Samedi 2 Février à 21:33

        Le rhum arrangé : pour pallier un manque d'inspiration quoique j'en use plutôt de manière préventive.

        Le papier préparé : encres et lavage à la main.

    2
    Samedi 2 Février à 07:00

    j'attends ta moisson... avec impatience

      • Samedi 2 Février à 21:34

        Petits croquis juste pour mémoire.

    3
    Samedi 2 Février à 10:44

    les rouges furent les premières couleurs à être nommées et travaillées...

    signé : pigments

      • Samedi 2 Février à 21:41

        De ces pratiques, au début de l'imprimerie, est venu le mot rubrique, employé dans les livres de droit et de liturgie.

    4
    Dimanche 3 Février à 07:45

    Très instructif, ce billet !

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