• Triv.

    Dictionnaire

    Spécialement destiné aux écoliers et jeunes collégiens, ce Larousse élémentaire (édition 1956) a été allégé de mots désuets. C'est M. Larousse qui le dit. À voir.

    Feuilletant d'un doigt distrait, je revisite les gros mots. Rares.
    Très rares. Autour du cul, je rencontre cucurbite. On peut dire que je suis gâté. Deux pour le prix d'un. Et dire que jamais, je n'ai eu usage de cette cucurbite, ni du cucurbitain ou cucurbitin voisin. Pas plus que de la cuculle – Quoique au hasard d'une définition de mots croisés, rien n'est impossible ! – Disparue la désuète  cuculle. Remplacée par cucul, dans un Petit Larousse illustré récent.

    Sauf à flirter avec la débauche, on ne relira pas la définition de cucurbite à travers le filtre du dictionnaire d'argot de Bob qui donne les sens de tête pour alambic et sexe féminin pour fourneau.

    « IrrévérenceTu t'es vu ? »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 16 Juin à 01:51
    celestine

    Ah oui ! ;-)

    •.¸¸.•*`*•.¸¸

      • Dimanche 16 Juin à 22:50

        Hé !

        Ou comment rester à la page.

    2
    Dimanche 16 Juin à 07:15

    Quand le doigt se fait discret, est-ce grossier ?

      • Dimanche 16 Juin à 22:51

        Non, tant que ça reste juste un doigt !

    3
    Dimanche 16 Juin à 07:40

    "Ce dictionnaire est d'une pudeur !..." nous disait un prof de fac quand on n'y trouvait pas le mot recherché...

      • Dimanche 16 Juin à 22:53

        Que dire alors quand on y trouve des choses qu'on ne cherche pas ?

    4
    Dimanche 16 Juin à 21:39

    Ahoui, je ne veux point te plagier, mais je ne résiste pas à l'envie de citer ce Larousse aux pages arrachées, que j'ai trouvé à la Maison d'Arrêt, et qui peut être daté d'entre 1906 et 1913. Et dont je raconte l'histoire dans mon recueil de nouvelles EN VOIES. Extrait:"

    Dans ce dictionnaire, au rang des absents, par ordre alphabétique : coït,  con, copuler, putain, vagin, verge, (sauf en d’autres sens comme : Baguette garnie d’ivoire, portée par les huissiers. Morceau de baleine garnie d’argent, insigne des bedeaux)… Mais sans doute n’y a-t-il pas de maladie non plus, car vénérien n’y figure pas. Voici la définition de :

    BAISER (bè-zé) v.a. (lat. basiare) Appliquer, poser ses lèvres sur : baiser la main, un crucifix

    CUL (ku) n.m. (lat. culus) La partie de l’homme et de certains animaux qui comprend les fesses et le fondement. Le fond de certaines choses : un cul d’artichaut, de bouteille, un cul de basse-fosse.

    SEXE (sèk-se) n.m. (lat. sexus) Différence physique et constitutive de l’homme et de la femme, du mâle et de la femelle : sexe masculin, féminin. Ensemble des individus qui ont le même sexe : des personnes des deux sexes. Fam : Le sexe fort, les hommes. Le sexe faible, le beau sexe, les femmes.

    A l’article AUTOMOBILE, on lit : adj. (préf. auto, et mobile) Se dit d’appareils qui se meuvent d’eux-mêmes. Voiture qui marche à l’aide d’un moteur à vapeur, à l’électricité, à pétrole, à air comprimé, à gaz, etc. : une voiture automobile. N. m. : un automobile.  

    Ainsi, quand la voiture automobile s’est développée, quand l’usage a accéléré les choses, on s’est débarrassé du substantif voiture pour ne garder qu’automobile qui est alors apparu au masculin. Jusqu’à quand ? Il faudrait savoir à quelle date a été conçu ce Larousse. Et ainsi, au fil des années, voir quand le mot a soudain adopté le féminin.

    Albert se souvient de la chanson interprétée par Georgius :

    Pour promener Mimi,

    ma petite amie Mimi,

    et son jeune frère Toto,

    j’ai une auto.

    Je l’ai payée trois cents balles

    chez Monsieur Annibal,

    le marchand d’occasion,

    de la rue de Lyon.

    La chanson, qui s’intitule Ça c’est de la bagnole, date de 1938. Le dictionnaire est certainement plus ancien.

    Il semble que pour Larousse le mot automobile soit au masculin de 1905 à 1920 et qu’il passe ensuite au féminin. Pour Monsieur Littré, ce n’est qu’un adjectif ; il est vrai qu’il écrit en 1877. Quant au Dictionnaire de l’Académie Française, comme Larousse, il ne met le mot au féminin qu’en 1920. Est-ce la vox populi qui a décidé d’anticiper cette décision académique ? Probablement.

     Dans un hebdomadaire du 20 novembre 1906, Albert relève ce fait divers :

    Mme Bignon, crémière, boulevard de la République, passait en voiture avec sa fille sur la route de La Suze, lorsque, aux environs de la Malmare, son cheval, effrayé par une automobile, se cabra et vint se jeter devant la machine. L’essieu de la voiture fut brisé et les deux femmes projetées violemment à terre sous les pieds du cheval. Elles en ont été heureusement quittes pour quelques contusions.

    Messieurs Larousse et les Académiciens ont dû s’incliner."

      • Lundi 17 Juin à 07:27

        On suit les mêmes chemins. C'est plaisant.

        Autre éclairage sur l'automobile* : billet de juillet 2014.

         

        * Tu remarqueras que je me sors élégamment des problèmes de genre en usant d'un article élidé.

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    5
    Lundi 17 Juin à 17:07

    l'art de se cucultiver

    signé : rat doté

      • Lundi 17 Juin à 21:06

        Mais que disent les dictionnaires à queue ?

    6
    Lundi 17 Juin à 22:24

    Merci, Yves, de m'avoir fait découvrir L'AUTO DANS SON ASSIETTE, un article de 14, quand même.

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