• Une phrase historique

    Billet paru en octobre 2010, augmenté de la contribution essentielle d'un homme de la partie.

     Victor Hugo et Marcel Proust
    Victor Hugo et Marcel Proust, lors d'un souper à Guermantes (Seine-et-Marne) – Photo NN

    Dans ses Mémoires, Juliette Drouet relate qu'au cours du souper, la discussion a porté sur le personnage de Monsieur Madeleine. Madeleine dont Marcel Proust fera plus tard, à ses temps perdus, un objet de recherche.

    Ce même soir, le grand poète français, prodigue en alexandrins, aurait également déclaré :
    « Voudriez-vous Marcel, céans passer le sel.»

    Le propos n'a cependant pu être vérifié.

    D'autres sources généralement bien informées* affirment que Marcel, après une discrète quinte de toux, aurait répondu :
    « Du sel pour votre esprit, quoi de plus naturel.
      Comment vous dire non, comment vous dire non,
      Cependant, cher Victor, nous petit-déjeunons...»

     

    * Propos rapportés par Topa.

    « Fais pas la tronche, Hugo !Grand bien nous fasse »

  • Commentaires

    1
    Jeudi 25 Mai à 06:31

    Scoop : les propos rapportés ici, je les tiens de Céleste Albaret elle-même, la gouvernante de Marcel, interviewée à la maison de retraite de Montfort-l'Amaury quelques années avant sa mort...

    "Physiquement très diminuée, elle avait encore toute sa tête." (Alfred Cottard, médecin de service.)

      • Jeudi 25 Mai à 21:57

        Je te remercie vivement pour cet apport inédit à l'histoire littéraire.

    2
    Jeudi 25 Mai à 07:17

    Après la madeleine de Proust, le sel de Guermantes

      • Jeudi 25 Mai à 22:04

        Tu as raison de ne pas oublier le sel : les madeleines sont délicieuses quand on ajoute une pincée de sel à la pâte qu'on aura pris soin de laisser reposer au moins deux heures.

    3
    Jeudi 25 Mai à 11:10

    des exemples pour nous tous, dans l'expression s'entend

    signé : je travaille

      • Jeudi 25 Mai à 22:06

        Dans l'expression bien sûr parce que, pour ce qui concerne le sel, la faculté recommande d'en diminuer l'apport journalier.

    4
    vougeot Closde
    Vendredi 26 Mai à 11:53

    Somme toute, au vu du deuxième vers d'une rare faiblesse, le brave Marcel a bien fait d’opter pour le roman plutôt que pour la poésie ...

    D'ailleurs, en fin de soirée, légèrement avinée, et Marcel ne décollant pas, Totor dut l'encourager à s'éloigner : Allons, Marcel, du champ ...!, gronda-t-il ... Vexé, Proust s'éloigna, pleurant comme une charlotte au chocolat, selon Céleste toujours.

      • Vendredi 26 Mai à 15:19

        Permets-moi de rebondir en rappelant que le jeune Robert Desnos, pas encore couché à cette heure tardive – c'était un mercredi, il n'avait pas école le lendemain –, répétait, comme une comptine, les encouragements de Totor à Marcel.

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