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On m'a demandé une illustration pour l'éphémère, thème du poétique printemps.
Va dessiner l'éphémère, toi ! À peine apparue, l'idée s'évapore.
Après griffonnages vains et au fusain sur mon tableau de brouillon, l'idée – annoncée plus avant – s'attarde sur le passage furtif des gouttes d'eau sur un poêle chauffant – bois de châtaignier crépitant joyeusement dans le foyer (hiver à l'atelier).
Cette image de gouttes d'eau réveille le souvenir d'une photo de Françoise – ombres de feuilles sur un chemin – dont je m'étais inspiré pour une linogravure.
– Eurêka ! m'exclamé-je, comme l'ancêtre au sortir du bain, je tiens mon sujet. Quoi de plus éphémère en effet que ce jeu de lumières un matin de printemps !
On* retrouvera cette gravure sur la couverture du livre du Salon des livres de poésie et de ceux qui les font, à l'occasion de la 37e édition du Printemps poétique de la Suze-sur-Sarthe, samedi 19 mars. 37 tirages numérotés sur papier fait main par Nadia Boilot-Gypteau.
* Bien qu'il ne soit pas le même "On" que le "On" qui ouvre ce billet, ce second "on" comprend le premier. On me suit toujours ?