Moitié
Une chanson de Chauvin, oubliée sur les rayons de la BNF.
Et si une interprète la mettait à son répertoire ?
L'amoureux sergent
Mes chers parents ne plurez plus,
Je raviens de la guerre :
Dupuis que je n'vous ai pas vus
J'ai eu mon sort propospère,
Je suis borgne... mais j'suis sergent,
Un œil c'est assez suffisant ;
Ous qu'est celle qu'elle a mon cœur
Que je lui fasse son bonheur ? (bis)

L'Aile de l'ange,
2006
24 x 19,5 cm, collages et acrylique sur toile
Toujours sincère à mes amours
Après bien des tempêtres
Mé voici, pour couler mes jours,
Aveucque mes ancêtres,
Je suis manchot... mais j'suis sergent.
Un bras c'est assez suffisant...
Ous qu'est celle qu'elle a mon cœur
Que je lui fasse son bonheur ? (bis)
N'en a qui n'ont ben du malheur !!!
Dans l'état mélitaire,
Moi, j'ai toujours été vainqueur,
En amour comme en guerre.
J'ai pus qu'un pié... mais j'suis sergent,
Un pié c'est assez suffisant...
Ous qu'est celle qu'elle a mon cœur
Que je lui fasse son bonheur ? (bis)
Quoique jé soie dépareillé,
Je mé porte à merveille
J'ai pus qu'un œil, qu'un bras, qu'un pié,
Mais j'ai mes deux oreilles,...
Deux oreill' et l'grade d'sergent,
En ménag' c'est ben suffisant...
Ous qu'est celle qu'elle a mon cœur
Que je lui fasse son bonheur ? (bis)
Un coup que j'va t'êt' marié
À l'objet dé ma flamme,
L'on va m'appeler la moitié
Dé ma charmante femme ;
J'suis invalid'... mais j'suis sergent ;
C'qui m' reste est assez suffisant...
Ous qu'est celle qu'elle a mon cœur
Que je lui fasse son bonheur ? (bis)
Œuvres poétiques de Chauvin, trois romances militaires, Paris, 1825 (gallica.bnf.fr)