Eklablog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Nostalgie

7 Août 2014 , Rédigé par ahoui

Foin

Vendée – avril 2010

 

On voit la botte de foin sous le hangar, mais pas l'aiguille du phonographe dans le mange-disque.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Y
Trois chouettes qui gardent les yeux fermés, touchées par tant de sollicitation.
Répondre
O
J'y vois trois têtes de chouette hulotte, un peloton de plumes si jeunes qu'il ressemble à des balles de foin.. Au dessus de la photo, la mère "Hulotte" signe son dernier n° D'un H. qui veut dire Humour.   Oncle pa.. nocturne
Répondre
L
Evidemment non !
Répondre
Y
Ouaips ! Mais comment fait-on la différence entre un bon rhume et un mauvais rhume ?
Répondre
M
Mais de quoi attrapper un bon rhume quand même...
Répondre
Y
On peut raisonnablement penser que ton – bon – mot ne s'applique pas au poème de Senghor.
Répondre
L
Pas de quoi en faire tout un foin !
Répondre
Y
Eh oui, on se demande même parfois comment on peut se laisser entraîner. (Je n'ai pas la possibilité de modifier la couleur que tu as choisie aussi il sera plus simple de surligner le poème pour en faciliter la lecture)
Répondre
T
Où nous mènent les rebonds de blog ? En associant foin et nostalgie, m'est revenu un poème de Senghor que voici : Je t'écris dans la solitude de ma résidence surveillée - et chère - de ma peau noire. Heureux amis, qui ignorez les murs de glace et les appartements trop clairs qui stérilisent Toute graine sur les masques d'ancêtres et les souvenirs mêmes de l'amour. Vous ignorez le bon pain blanc et le lait et le sel, et les mets substantiels qui ne nourrissent, qui divisent les civils Et la foule des boulevards, les somnambules qui ont renié leur identité d'homme Caméléons sourds de la métamorphose, et leur honte vous fixe dans votre cage de solitude. Vous ignorez les restaurants et les piscines, et la noblesse au sang noir interdite Et la Science et l'Humanité, dressant leurs cordons de police aux frontières de la négritude. Faut-il crier plus fort ? ou m'entendez-vous, dites ? Je ne reconnais plus les hommes blancs, mes frères Comme ce soir au cinéma, perdus qu'ils étaient au-delà du vide fait autour de ma peau.   Je t'écris parce que mes livres sont blancs comme l'ennui, comme la misère et comme la mort. Faites-moi place autour du poêle, que je reprenne ma place encore tiède. Que nos mains se touchent en puisant dans le riz fumant de l'amitié Que les vieux mots sérères de bouche en bouche passent comme une pipe amicale. Que Dargui nous partage ses fruits succulents - foin de toute sécheresse parfumée ! Toi, sers-nous tes bons mots, énormes comme le nombril de l'Afrique prodigieuse. Quel chanteur ce soir convoquera tous les ancêtres autour de nous Autour de nous le troupeau pacifique des bêtes de la brousse ? Qui logera nos rêves sous les paupières des étoiles ?
Répondre
Y
Tu as un 45 tours de rumba ?
Répondre