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Rien à torcher

7 Août 2014 , Rédigé par ahoui

Maison 080 Dans son savoureux Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier discourt des latrines publiques :
« Autrefois le jardin des Tuileries, le palais de nos rois, étoit un rendez-vous général. Tous les chieurs se rangeoient sous une haie d'ifs, & là ils soulageoient leurs besoins. Il y a des gens qui mettent de la volupté à faire cette sécrétion en plein air ; les terrasses des Tuileries étoient inabordables par l'infection qui s'en exhaloit. M. le comte d'Angivillers, en faisant arracher ces ifs, a dépaïsé les chieurs qui venoient de loin tout exprès. On a établi des latrines publiques, où chaque particulier satisfait son besoin pour la pièce de deux sols ; mais si vous vous trouvez au faux-bourg S. Germain, & que vos visceres soient relâchés, aurez-vous le tems d'aller trouver l'entrepreneur ? L'un se précipite dans une allée sombre, & se sauve ensuite ; l'autre est obligé, au coin d'une borne, d'offenser la pudeur publique ; tel autre se sert d'un fiacre ou d'une vinaigrette ; il transforme le siege de la voiture en siege d'aisance : ceux qui se sentent encore des jambes, courent à demi-courbés au bord de la riviere.
[...]
& puisqu'il y a des auberges publiques, pourquoi n'y a-t-il pas aussi des latrines ?
Les personnes les plus propres & les plus délicates, dont l'imagination est toujours fleurie, ne vivant point avec ces hommes impolis, qui satisfont grossiérement les besoins de la nature, les repoussant même loin d'elles & de leur société, sont obligées néanmoins de communiquer par la vue avec ce qu'ils déposent en plein air. Les excrémens du peuple avec leurs diverses configurations, sont incessamment sous les yeux des duchesses, des marquises & des princesses. O quelle moralité n'y auroit-il pas à faire là-dessus ! Mais, quel dommage ! on ne lit plus Rabelais.
»

On ne lisait déjà plus Rabelais. Ni Madame de la Fayette !


Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, tome IV, Amsterdam, 1784
Les curieux-curieuses pourront télécharger le chapitre entier (document RTF)

Maison 080
, 2008, crayons feutres
– Tu es fier de ce dessin?
– Pas plus que ça !
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Y
Tu as vu !
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L
Ah ! bien c'est du propre sur ce blog  !!!
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Y
Je reste très discret sur le sujet mais il y a tant d'indices ici et là. Yves, de Sarthe.
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N
puis je savoir ou tu habites???????? mon mari était charcutier!!!!!! merci de ta réponse @ bientôt nadette du jura
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Y
Chère Nadette, je suis d'un pays de rillettes... et ici, on travaille sans filet.
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N
monsieur Yves, il y a deux filets mignon dans un porc, j'en suis sure!! mais je vois que on n'écoute tous notre cantinière nationale!! nadette du jura
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Y
Elle est belle, même si rien ne prouve qu'elle soit authentique !
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M
Je suppose que tu connais l'anecdote de Malraux-De Gaulle se retrouvant aux toilettes à l'entr'acte d'un spectacle - Belle pièce mon général ! - Je vous en prie Malraux, regardez devant vous !
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Y
Ça promet !
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C
Le texte est magnifique ... à garder bien au chaud au coin du feu de ma tête pour un spectacle ... (depuis des années j'ai en projet une création sur le thème du "prout" ... le "caca" pourra en faire partie !) .
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