Vœux

Cette année, je fais profil modeste pour les vœux.
Parce que les souhaits de paix dans le monde, de fin des famines et catastrophes climatiques, de santé qui pète la santé, ça n'a pas fait ses preuves.
Alors soyons réaliste. Disons : une ou deux occasions de sourire par jour.
À la boulangerie, la librairie, chez la buraliste, le percepteur, devant le miroir – parce qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même –, dans la rue à qui vous cède ou à qui vous cédez le passage, à la caméra de surveillance...
Avec l'espoir secret que la somme de ces sourires finisse par peser sur le dérèglement du monde.