Crépuscules

Défaite du jour, 2020, suite de 8 linogravures 30 x 24cm, impression sur papier Clairefontaine Fleur de coton 250 g.
Tirage limité : 2 exemplaires
Selon que la hauteur du soleil sous l'horizon ne dépasse pas 6, 12 ou 18 degrés, on sera en présence d'un crépuscule astronomique, d'un crépuscule nautique ou d'un crépuscule civil*. On ne parle pas de crépuscule militaire, mais il n'y aurait rien de surprenant à ce qu'il se cache dans la pénombre.
* source : CNRTL
Minimal encore

Sans titre, août 2020, linogravure, A4
Minimal

Sans titre, août 2020, linogravure, A4
Études (c'est ma rentrée)
Au mot poitrine, on rougit toutes les deux.
Paola Pigani (Des orties et des hommes)

Études pour un nu, 2020, techniques diverses
Seins fermes, haut placés, de galbe régulier... ai-je cédé à un conformisme de représentation ou suis-je resté fidèle à mon modèle ?
Dans son article Les seins des femmes, cible d’injonctions*, Camille Froidevaux--Metterie relève notre penchant normatif :
« De l’Antiquité grecque à aujourd’hui, les représentations des seins des femmes sont très homogènes : un sein en forme de demi-pomme, c’est-à-dire rond, haut et ferme.
La forme et le volume des seins sont très variés, mais aussi ceux de leurs aréoles, de leurs tétons. On n’imagine pas l’infinie diversité. Car on n’en a aucune représentation.
[...]
Il revient aux marques de mode, journalistes, artistes, réalisateurs, réalisatrices, de révéler et de banaliser la diversité des seins, pour que les jeunes filles et les femmes puissent accepter leurs seins tels qu’ils apparaissent et tels qu’ils évoluent. Nous devons nous débarrasser de cette idée que nos seins ne sont jamais assez beaux.»
* Journal Ouest-France, 15.08.20
À Colone

Coup d'œil dans le rétro. Billet du 8 mars 2010
Tragique destin.
Ah, s'il avait connu Françoise Dolto !
Affiche pour Œdipe à Colone, de Sophocle, par la Compagnie LE TAL
Les mêmes

Coup d'œil dans le rétro. Billet du 7 mars 2010
Étude pour Œdipe à Colone, 2010, acrylique sur carton, env. 36 x 24 cm
Où l'on voit Œdipe, qui n'y voit plus, et sa fille Antigone. Il s'apprête à lui poser une main sur l'épaule. On dirait qu'il va lui tâter le téton – c'est mal dessiné. Manquerait plus que le père tripote la fille ! Que le frère tripote la sœur !
Un père et sa fille

Coup d'œil dans le rétro. Billet du 6 mars 2010
Étude pour Œdipe à Colone, 2010, craies et fusains sur carton
Où l'on voit Œdipe, qui n'y voit plus, et sa fille Antigone qui s'apprête à lui caresser la joue. On dirait qu'elle va le gifler – c'est mal dessiné. Manquerait plus que la fille frappe le père ! Que la sœur frappe le frère !
Lettre à Émile
Coup d'œil dans le rétro. Billet du 22 février 2010

Cours toujours 3, 2010, acrylique sur toile, 55 x 46 cm
« Quand j'appris que les coureurs du Tour empruntaient le décor de mon Dîner sur l'herbe, je pensai que la foule criarde ajouterait un peu de couleurs à mon sujet. J'en acceptai l'augure et m'en réjouis même un instant. Je n'avais pas imaginé qu'El Diablo viendrait piétiner le pique-nique. Quel sans gêne ! J'espère seulement qu'on n'en tirera pas prétexte à refuser ma toile au Salon.»
Poireau
Coup d'œil dans le rétro. Billet du 20.02.10

Cours toujours 2, 2010, acrylique sur toile, 55 x 46 cm
Dans le Cours complet d'agriculture pratique*, on apprend qu'il y a deux espèces de poireau, le long et le court.
Je me garde bien d'évoquer qu'appliquée à l'espèce gendarme, la remarque frise – et peut-être davantage – la contrepèterie et l'insolence.
* Cours complet d'agriculture pratique, traduit de l'allemand par Louis Noirot, Dijon, 1836
Poirier

Coup d'œil dans le rétro
Sur cette photo de l'atelier réalisée sans trucage, le 18 février 2010 à 15 h 48, on constate que 2/3 de mes toiles sont peintes la tête en bas.
Renversant non ?
Occupé à faire le poirier, je n'apparais pas sur l'image, mais on peut deviner que je n'étais pas loin.
Trois toiles de la série Cours toujours, pour l'exposition Couleurs et Mouvements, au Centre de l'Herberie, à Coulaines, du 2 au 26 mars.