Classique

– Chéri ! C'est toi qui m'as emprunté Ahoy there !
– Ahoy there ? Qui est-ce ?
– Le CD de Franck Zappa !
– Ça ne risque pas ! En ce moment, je n'écoute que du classique. L'intégrale de Bach. Avant d'attaquer celle de Mozart.
Sans titre, 2020, gravure sur CD, état 1
Prêter l'oreille

À force d'avoir n° 61, 2020, acrylique sur toile, 20 x 20 cm
Vols

À force d'avoir n° 27, 2020, acrylique sur toile, 20 x 20 cm
Tena est tenace
Tena, une jeune Kotokoly de Kounandohokou, une localite du departement de l'Atacora, debarque dans la ville de Parakou pour servir de domestique chez les epoux Dossou-Yovo. Elle entreprend de seduire serieusement M. Codjo, le jeune gardien. M. Codjo lui resiste, mais Tena est tenace...
Commence alors une liaison dangereuse a l'arriere-gout amer...*
La suite dans L'Amour sous les arbres et dans les herbes, de Valentin C. Hounnon.

À force d'avoir n° 37, 2020, acrylique sur toile, 20 x 20 cm
* Source : books.google.fr
Popotins qui me poursuivent

Ce devait être ma photo de la semaine. Huit popotins alignés offerts à mes yeux.
Las... le temps de dégainer l'appareil, deux vaches avaient senti ma présence et, se retournant, allaient me priver, cette année encore, du prix Nicéphore Niépce.
Non et pas seulement non mais
Tripotées, les fesses gardent cuisant souvenir.

À force d'avoir 38, 2020, acrylique sur toile, 20 x 20 cm
Métonymie
Deux uniformes enserrent un moins que rien.

En marge 28, 2020, pastels à l'huile sur papier, 20 x 20 cm
Avis de parution

éditions Gros Textes
Yves Barré
Pas tout à fait mais presque
quasi-poèmes
Ce que dit Sainte-Beuve des quasi-poèmes qu'il n'a vraisemblablement pas lus :
« Ce ne sont que vers prosaïques, abstraits, sans richesse et sans curiosité de forme ; à peine quelques-uns de bons et coulants qu'on ne trouvera guère que passables.»
On sent le critique aigri. N'empêche qu'on y peut lire ceci, tout en octosyllabes et rimes au bout des vers* :
Poème dû pour un quart à Victor Hugo
Tu parles ! Cul sur le tracteur,
Rire et Chansons à l'écouteur...
J'voudrais finir avant six heures.
Vers extrait de Saison des semailles. Le soir, in Les Chansons des rues et des bois.
* Bon d'accord, c'est le seul. Mais il y en a plus de 110 autres pour faire du bien par où ça passe : corps, cœur, cerveau et autre organe du jouir, comme disait Louis Dubost à propos du précédent recueil.
90 pages au format 10 x 15 cm,
7 € (+ 3,50 € de forfait port – quel que soit le nombre d’exemplaires commandés)
chez l'auteur, Yves Barré, La Turpinière, 72240 St-Symphorien. Dédicace possible.
ou chez l'éditeur Gros Textes
Laisser tomber

À force d'avoir n° 32, 2020, linogravure, 12,5 x 17,5 cm
Dictons du patrimoine canadien :
– Laisser tomber un couteau, c'est la visite d'un homme.
– Laisser tomber une fourchette, c'est la visite d'une femme.
– Laisser tomber une cuillère, c'est de la visite en voiture.*
* Marie-Michèle Boulet, Le Folklore canadien -français revisité, Les Presse de l'université Laval, 2003
On dirait qu'il neige

À force d'avoir n° 31, 2020, linogravure, 12,5 x 17,5 cm
« Deux Cartésiens se promenant ensemble : savez-vous, dit l'un, pourquoi la neige est blanche, que les charbons sont noirs, et que les charognes sont si puantes ? Voilà de sottes questions, répondit l'autre.»*
* Antoine Arnauld, Des vrayes et des fausses idées...,Cologne, 1683