De bois ? Mon œil !

L'arbre qui cache la forêt tente de se dissimuler à son tour derrière une plaque de tôle.
Mail, Baugé – septembre 2019
Cherchez l'erreur
Nicolas Poussin réservait ses couleurs claires pour les sujets féminins et donnait à ses sujets masculins un teint bronzé.
Ainsi, dans Mercure, Hersé et Aglaure*, reconnaît-on immédiatement les femmes du trio à leur peau pâlote.**
Avec le ton le plus foncé pour l'arrière-plan, et sans me préoccuper du genre, je prends un peu de distance avec le maître classique, quoique dans l'exemple ci-dessous l'image de gauche (repérée par E/A) ne suit pas la règle fixée – mais l'erreur ne s'est pas reproduite.

Linogravure sur papier Kraft, format A5
* Source Wikipédia
**Je fais abstraction des bambins qui devraient être en pyjama à cette heure tardive.
Penchant
Un billet paru voilà 10 ans. Autre maquette.
Maquette de sculpture, pierre et bois : la Scoliose.
« Les causes prédisposantes de la scoliose sont : la jeunesse, le sexe féminin...»*
La jeunesse a bon dos !
– Le sexe aussi !
* Abrégé de pathologie chirurgicale, P.-J. Haan, Louvain, 1854
Ma quête
Pour répondre au commentaire de thé âche (billet précédent) : une variation sur l'éloignement ou le rapprochement des parties, publiée sur ce blog en juin 2008.

Maquette pour une sculpture, 2008

– Un nouveau piège à limaces ?
– Inculte insolent... Ceci est la maquette d'une sculpture en bois, tôle, béton... Ne vois-tu pas qu'on joue ici avec le vide ? En disposant la sculpture devant des fonds variés, en éloignant ou rapprochant les panneaux, tu crées autant de motifs...
– Et tu comptes faire de l'oseille avec ça ?*
* Pour savourer le sel de cette répartie – insolente et inculte – la plante verte, à droite sur la photo du haut, est un pied d'oseille.
À quoi tient le bonheur ?

« Il y a du soleil partout autour de moi
Tout chante un air joyeux quand je suis près de toi.»
Linogravure sur papier Kraft, format A5
Tirage : 6 exemplaires.
Du côté de chez la comtesse

À chacune des livraisons de sa revue Comme en poésie, Jean-Pierre Lesieur prend soin de joindre une carte illustrée et invite ses lecteurs-lectrices à la lui retourner légendée.
Le numéro 79, tout frais paru, annonce en couverture :
« La poésie, comme un coup de pied dans les... joyeuses.»
On comprend pourquoi* à la vue de la carte ci-contre.
* Ou comment, selon sa sensibilité.
Douce pensée

Baiser. Le retour.
Le distique – qui vaudra titre – est emprunté sans vergogne à une carte postale illustrée ancienne. L'auteur est inconnu.
« Rester toujours ensemble est-il rêve plus doux.
Le bonheur, aujourd'hui, nous donne rendez-vous !»
Linogravure deux couleurs sur papier Kraft, format A5.
Tirage limité à 6 exemplaires.
Lumière

Lumière – et taches – à travers la cabine de fabrication du papier marbré dans l'atelier de Vincent Rougier – août 2019
Un dimanche à la campagne

– Qu'as-tu fait dimanche ?
– Cette étude pour un baiser.
Rebond
Yannick rebondit sur la Petite suite pour L.D.
« Tes mots à propos de ton idée picturale "la mer se retire", puis un coquin sur le blog de dire "une femme se déshabille" m'ont donné l'idée d'écrire ce qui suit :
Lignes d'horizons !
Elle retire la transparence du vent qui la remue.
Elle renonce aux nuances vert-bleu de ses couleurs.
Elle ôte ses écumes de blanches cotonnades.
Elle enlève toutes les rondes plissures de ses vagues.
Il ne reste plus rien d'elle sinon une ligne encore trempée de sel.
Alors qu'elle disparaît, un enfant dit :
"Elle est partie dormir dans les nuages avec le soleil !"
Et un mec qui connaît les choses annonce en regardant l'horizon :
"C'est marée basse !" »