Mouches

Fallait-il que Buffon soit agacé par l'admiration qu'on portait aux abeilles, pour écrire dans son Discours sur la nature des animaux : « Une mouche ne doit pas tenir dans la tête d'un naturaliste plus de place qu'elle n'en tient dans la nature [...] cette république merveilleuse ne sera jamais aux yeux de la raison qu'une foule de petites bêtes qui n'ont d'autre rapport avec nous que celui de nous fournir de la cire et du miel.»
Ci-contre :
Mouches, gravure sur polystyrène
Printemps

Le jeune Alfred Hitchcock en son printemps.
d'après Canari et bébé dormant (photographie de presse). Source : gallica.bnf.fr
Mur

C'est au pied du mur qu'on voit la truelle du maçon quand, avec ses camarades syndiqués, il est parti déjeuner d'un reste de hachis Parmentier et d'un quart de rouge.
Coucher

Ciel du 17 mars 2022, soleil couchant, St-Symphorien
C'est beau ! Et encore plus beau quand un poète* se fend de deux alexandrins :
« Le soleil, tout couvert d'une pourpre sanglante,
Comme un héros qui meurt en combattant encor.»
* Il aurait pu, mais non, Édouard Grenier ne sera pas, ce jour, au Salon des livres de poésie et de ceux qui les font, à la Suze-sur-Sarthe.
Publié depuis Eklablog

On m'a demandé une illustration pour l'éphémère, thème du poétique printemps.
Va dessiner l'éphémère, toi ! À peine apparue, l'idée s'évapore.
Après griffonnages vains et au fusain sur mon tableau de brouillon, l'idée – annoncée plus avant – s'attarde sur le passage furtif des gouttes d'eau sur un poêle chauffant – bois de châtaignier crépitant joyeusement dans le foyer (hiver à l'atelier).
Cette image de gouttes d'eau réveille le souvenir d'une photo de Françoise – ombres de feuilles sur un chemin – dont je m'étais inspiré pour une linogravure.
– Eurêka ! m'exclamé-je, comme l'ancêtre au sortir du bain, je tiens mon sujet. Quoi de plus éphémère en effet que ce jeu de lumières un matin de printemps !
On* retrouvera cette gravure sur la couverture du livre du Salon des livres de poésie et de ceux qui les font, à l'occasion de la 37e édition du Printemps poétique de la Suze-sur-Sarthe, samedi 19 mars. 37 tirages numérotés sur papier fait main par Nadia Boilot-Gypteau.
* Bien qu'il ne soit pas le même "On" que le "On" qui ouvre ce billet, ce second "on" comprend le premier. On me suit toujours ?
Indécision (reprise)

Indécision, 2022, acrylique sur toile, 40 x 30 cm
– Quand on voit ça, on se dit que l'artiste ne s'est pas foulé.
– Détrompez-vous. Il y a d'abord, dans l'histoire de l'art, le Carré blanc sur fond blanc, puis les monochromes. Quand on est poli, on évite de refaire le coup. Je ne peux pas non plus, comme Soulages, avec les noirs, faire la fête – ou un sort – aux blancs, bien qu'il y ait matière à puiser dans les rêvasseries enfantines. Un peu de couleur là, transparence ailleurs, je compose avec les déchirures de l'homme, avec ses bordures.
« Plus la quête de l'essentiel est impérieuse, plus la toile se dépouille.» (Christophe Flubacher, J'en ferais autant)
Silence blanc

Poème de Stéphane Juglet extrait de son Silence blanc,
paru au éditions de la Corderie (lire billet précédent)
Une voix
Une voix chante en moi
au plus secret de moi
Ses mots sont des notes
silencieuses
Mémoire émue
de mon histoire muette.
Silence blanc

Ce Silence blanc de Stéphane Juglet qui vient de paraître aux éditions de la Corderie résulte d'une belle conjonction de talents, celui d'abord de Stéphane, authentique poète, ceux de l'écrivaine qui a cru en lui, de l'éducatrice qui a tout mis en œuvre pour organiser les rendez-vous et de l'auteur de blog qui le suit fidèlement.
Pignon

Ruillé-en-Champagne, maison de Nicole et Lucien
2022, acrylique sur toile, 40 x 30 cm
Un liseré rouge souligne contour et ouvertures, comme celui qui suit la couture du pantalon de pompier.
Supplément gratuit
Pour plaire à Pascal, ceci est assurément un pignon.*
* Voir sur l'excellent PJTG, un pignon parmi les œuvres de Pascal.
Paysage

Ruillé-en-Champagne, chemin de la Doigtée
2022, acrylique sur carton, 37 x 31 cm
Ce triangle bleu en bas de l'image, ce n'est pas la mer, ni un lac, un étang ou une mare, ni un fleuve, ni une rivière... pas même un ru. Qu'on ne vienne pas me chercher noise : c'est un champ. Point.