Cinq fruits ou légumes par jour
Que traiter dans ce
billet du jour ?
Je me sens sec. J'aurais peut-être dû garder une poire pour ma soif. Et il ne suffit pas de poser une pomme sur la table pour réveiller l'inspiration.
Même pas de savoir qu'une variété de pomme à cidre porte nom de poète : l'acidulée Guillevic.*
Que la Suisse est jolie !
« À l'instar de thé âche*, quand l'inspiration n'est pas au rendez-vous lorsque je m'installe à la table à dessin, je croque une pomme et je convoque Isaac Newton.» confiait Marcel Gotlib.*
Personnellement, j'ai de l'affection pour Guillaume Tell, homme sans cible, s'il en fut.
* thé âche – pseudonyme vraisemblablement – est un fidèle lecteur de ce blog.
Tout n'est pas à jeter dans le rébus
Quand tu tiens un bon sujet, tu le lâches pas. La canicule, par exemple. Tu fais un saut à la maison de retraite ou à la crèche, tu me trouves trois gamins qui font trempette dans une fontaine publique, tu zoomes sur un tube de crème solaire indice 60 ou la langue d'un chien déroulée jusqu'au trottoir...
Personnellement, j'ai une devinette dont j'ignore – au moment où j'écris ce billet – l'écho auprès des lecteurs. Peut-être a-t-il préféré le lecteur s'en battre l'œil, la gaule, le mollet, les fesses ou les seins ? Mais au cas où, affinons les indices :
Vous aviez
reconnu Cléopâtre*. Et qu'est-ce qu'elle a Cléopâtre en dehors d'une jolie poitrine ? Un beau nez.
L'image d'Épinal montrait Hussein-Bey, dey d'Alger.
Bonnet D **
Et que met-on dans bonnet D ? Eh ben voilà ! Ainsi Maurice Leblanc voit-il les seins.
Être gentleman n'empêche pas d'avoir l'œil tors. Les plus indulgents parleront d'imagination débridée.***
* Cléopâtre, Guermann von Bohn ; Hussein-bey, dey d'Alger, Georgin.
Sources :Joconde et gallica.bnf.fr.
** Bonnet B, pour les plus modestes.
*** Maurice Leblanc, Nouvelles sensuelles, Balland, 2013
// Un peu moins idiot
Un peu moins idiot, c'est vite dit !
À la demande de Minik do et de quelques esthètes, remettons la gomme*.
Il suffit de frotter la souris sur la page.
* Son commentaire d'hier.
<script language="javascript" type="text/javascript"> // <![CDATA[ function rollover(img) { img.src="https://ekladata.com/YHtOkqOhXWhlnWeBurjkSAEuwLs.jpg"; img.alt="?????"; img.title="?????"; } // ]]> </script>On s'en grille une
J'apprends que l'orgasme féminin entretient mieux le cerveau que les mots croisés.*
J'avoue que ça m'épate : je connais bien les mots croisés.
Qui ont cent ans, cette année**.
Bah !
On sera peut-être tenté de joindre l'utile à l'agréable, avec la grille ci-contre qui emprunte ses définitions à Michel Laclos***.
1 – N'a pas toujours été bouseuse.
II – On aurait pu faire meuh comme définition.
*** On trouve des recueils de ses grilles aux éditions Zulma. Michel Laclos est mort en mai 2013.
Mal barré
Des mots qui nous parlent, le premier est sans doute notre patronyme. Matière à jeux de mots et plaisanteries plus ou moins goûtées. En l'occurrence, je suis plutôt bien barré. Je pensais avoir tout entendu, c'était sans compter sur Émile Littré qui n'hésite pas à barrer la veine et le farcin.
Je ne m'attarde pas sur barrer la veine : opération contraire aux lois de la physiologie et abandonnée depuis longtemps. Je vous sers seulement le farcin.
Barrer le farcin. Habitude qu'ont encore quelques empiriques de tracer avec le cautère des raies de feu autour des cordes ou tumeurs farcineuses, pour en empêcher le développement. C'est une pratique absurde.*
C'est dit. On n'y reviendra plus.
On veillera cependant à ne pas confondre barrer le farcin et farcir le bas rein, expression triviale pour laquelle je ne vous ferai pas un dessin.
C (détail), non daté, acrylique et collage sur carton
* É. Littré et Ch. Robin, Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l'art vétérinaire, Paris, 1865
Côté court
Ni gauche, ni droite, ni bâbord, ni tribord, pour la scène de théâtre, mais côté jardin, côté cour.
Un héritage du temps des rois. L'emplacement des loges royales servait alors de repère : côté du roi, côté de la reine. Quand les têtes couronnées ont roulé dans le son, on a fait usage des expressions côté jardin et côté cour.
Le machiniste qui travaille côté jardin s'appelle le... jardinier, celui qui tire les guindes côté cour est le... courier.*
Sur l'illustration, Jim Courier** jaillit du côté cour.
* Source : Bernard Guiraud, Entracte – Petite revue des mots du spectacle, JBz & Cie, 2011.
Voir également un dossier pédagogique très
documenté sur internet.
** Les aficionados auront remarqué que, pour une barre chocolatée, Jo-Wilfried Tsonga a remplacé Jim Courier sur le court.
Communiqué
Robert nous prie de faire savoir qu'elle n'a ni lien ni affinité avec le beauf homonyme de Cabu, qu'elle n'en partage pas non plus les valeurs*, même si elle a pu se montrer légère en s'offusquant de cette lubie d'œufs cubiques (billet du 29.08).
Robert rappelle qu'elle est une poule**, qu'elle se moque bien de savoir qui a précédé l'autre, de l'œuf ou la poule, qu'elle se satisfait d'être choyé dans un poulailler confortable et qu'elle y mourra sans doute de vieillesse.
* Autant qu'on puisse parler de valeurs.
** Elle regrette seulement qu'on lui ait donné – son parrain quel humour ! – ce prénom qui laisse douter de son sexe.
Ci-dessous : Robert très jeune (déjà un beau bébé).
Dessin de Cabu, extrait du Canard enchaîné, du mercredu 28 août 2013
C'est tout moi !
Le ministre de ma santé qui voulait savoir si j'étais libre ou pas, m'a posé un tas de questions, puis il a dressé mon profil. Et voilà le travail ! C'est tout moi ! Surtout pour le rêve de parler cheval que j'ai reconnu avoir fait la nuit dernière. Les autres réponses ont souvent été approximatives : je me suis rajeuni, me suis inventé une relation amoureuse – ne le répétez pas à ma compagne –, ai choisi Annie Cordy comme chanteuse préférée pour ne pas dénoncer Henri Tachan...
Derrière tout ça, masqués, mais pour la bonne clop : l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé et le Ministère des affaires scociales et de la santé.