Lady Godiva
Armand Goupil* s'est-il inspiré de la légende de Lady Godiva ? Lady Godiva, s... qui traversa la ville, nue sur un cheval blanc, afin que son mari cessât de prélever l'impôt.
– Salope ? Tu y vas fort. Tu ne goûtes pas qu'elle fût nue ?
– Pas ça. Je trouve l'image plutôt jolie. Quoique que sa longue chevelure cachât l'essentiel... Mais au préalable, elle avait fait vider la ville par ses gens d'armes, puis, son exploit accompli, décapiter un naïf qui avait, malgré la défense, risqué un œil.
Armand Goupil
Sans titre (Cavalière sur un poney gris), 26.08.57, huile sur dos d'enveloppe en Kraft ayant servi à l'envoi de la Vie parisienne, 32,8 x 25,8 cm. L'œuvre est marquée d'un pli et souffre d'une déchirure.
* Le cercle des admirateurs de l'œuvre de Armand Goupil s'élargit. Deux passionné-e-s : Ambiphoque et le Poignard subtil.
Tiens...
Petits bonheurs d'écriture. Un cadeau de Marine, même pas sept ans.
Bon point
Oubliée dans un livre ancien par un enfant studieux – mais distrait – une image Poulain : le Maréchal-ferrant et le Forgeron... « Levé tôt et couché tard, il rythmait la vie quotidienne des campagnes de son marteau sur l'enclume.»
Et si on inventait la tondeuse ?
Vue dans le Petit Parisien du 11 mai 1931 (dernière édition de Paris, page 3), cette réclame savoureuse.*
– Tu dis ça parce que tu n'occupes pas la place du mort.
* Et rigoureusement authentique ! Ne surestimez pas mes talents de faussaire.
Pipe et puis...
Armand Goupil, Rivalité (détail)Devant une mer calme, une jeune femme assise sur ses talons, accoudée à un rocher anthropomorphe. Regarde fixement cet étrange alignement d'objets posés devant elle. Semblent sortis d'une poche.
Quels objets pour justifier le titre : Rivalité ?
Couteau suisse
Armand Goupil, Rivalité, 3 mai 1959L'œuvre en son entier n'explique pas davantage le titre donné par Armand Goupil.
Dans l'attente d'un début d'explication – et parce que parler pour ne rien dire n'est pas plus méprisable qu'écailler des poissons-chats –, méditons sur le pertinent équipement du couteau suisse Victorinox qui, sur son modèle à destination des passionnés de chevaux, réunit un cure-dents et un cure-pieds – qu'on prendra garde de confondre.
À hue et à dia
Autre découverte chez le vieux-papiers : le Patois manceau tel qu'il se parle entre le Mans et Laval, par Amand Dagnet*.Au chapitre des interjections, celles qu'on adressait aux animaux en province du Maine. Tout un poème !
Diouc, hie, héie et haïe, haïdi, pour faire avancer le cheval ;
Hüyo, pour le faire aller à droite ;
Dio, et dia, pour le faire aller à gauche ;
Hoo-ho, rrr, pour le faire arrêter.
Héie, pour faire avancer la vache ;
Ho-ou-là, pour la faire arrêter ;
Su, pour l’empêcher d’aller où il ne faut pas.
Têtêtê…, pour ramener à l’ordre une brebis.
Tututu..., pour faire venir un cochon.
Aha ! pour exciter un chien à chercher ;
Toûtoûtoû..., pour l’appeler ;
Choulà..., pour l’exciter contre quelqu’un ou quelque chose ;
Csss..., pour l’exciter contre soi.
* Laval, 1891. La lettre "n" de Dagnet est ornée d'un tréma que je ne sais pas reproduire ici.
Source image : Aux champs et à la ferme, abécédaire, Paris, 1862 (gallica.bnf.fr)
Mal partie l'Europe...
« Jusqu'à ce jour, jusqu'à eux, la guerre atroce, épouvantable, gardait, du moins encore parmi les nations formées sur les ruines de l'empire romain, un visage d'homme, quelque chose qui, dans sa fureur même, rappelait le grec ingénieux ou le rude latin, inventeurs de tous les arts de la paix et de la guerre. La guerre avait ses lois, sa mesure ; des classiques comme Napoléon y pouvaient exercer leur génie. Les Allemands ont ôté à l'art des armes tout ce qui lui restait encore d'humain. Ils avaient tué la paix ; ils tuent la guerre. Ils en font un monstre qui ne peut vivre : il est trop laid.
Debout pour la dernière guerre ! À l'œuvre ! Courage! Ô Grande-Bretagne, reine des mers, toi qui aimes la justice, ô sainte Russie, géante au cœur infiniment tendre, ô belle Italie que mon cœur adore, ô Belgique héroïque et martyre, ô fière Serbie, et toi France, ma chère patrie, et vous, nations qu'on entend au loin apprêter vos armes,
étouffez l'hydre et demain vous sourirez en vous tenant par la main dans l'Europe délivrée.»*
* Anatole France, Sur la voie glorieuse, 1915
Vichy
Maison 305Pour accompagner cette Maison 305, à la fois projet de sculpture en fil de fer et matériau pour une future maison de l'architecte : un poème. Tout fait.
Ricochet du Jour
Rush du Clos Roger
Rêve de la Pierre
Risette du Boulay
Romy du Tremblay
Rush d'Emi
Rocky Esea
Rigolote de Jifa
Rumba des Charmes
Reinette du Boulay
Romance d'Avril
Rasta Jemiska
Réussite du Derby
Rhum Brun
Rutilante
de Mai