Papier cadeau
Avant même de le dépouiller de son emballage, un envoi de Jacques
Brémond est déjà un cadeau.
L'emballage est fait main, le livre est fait main. Et derrière la main, le cœur la pensée.
Contre-feux, la revue littéraire de Lekti-ecriture.com, dit de Jacques Brémond qu'il est certainement l’un des plus grands éditeurs français de poésie de la fin du XXe siècle.
Depuis son clos du Gard, il rejoindra le Printemps de Durcet en avril. Avec presse à main et casse qu'il installe dans des écoles, partageant avec les élèves sa passion de l'impression typographique.
Il reste la possibilité de l'accueillir pour une animation dans une école de Sarthe ou d'Orne.*
* Une date disponible : jeudi 14 avril. Contact : sur le site biloba ou ahoui@laposte.net
La casse (Encyclopédie Diderot & d'Alembert)
La cloche tinta-t-elle ?
Ste-Suzanne – janvier 2011
Au moment précis de la prise de vue, cette sirène hurlait.
– Ça ne se voit pas...
On a sonné ?
Ste-Suzanne – janvier 2011
Au moment précis de la prise de vue, cette sirène venait juste de sonner deux coups.
– Ça ne se voit pas.
À propos de sonnette d'alarme, Jean-Jacques Reboux en tire une autre et lance une souscription pour Casse-toi pov' con !, le livre du Fernand Buron insulté le 23 février 2008 au salon de l'agriculture. Lire ici.
Fruits de saison
C'est l'hiver sur l'étal : les agrumes ont revêtu une tenue d'un noir qui leur va bien au teint.
– Et ce sont des oranges de la Sarthe, assure le marchand....
– Pourquoi pas des oranges irlandaises... répliqué-je, amusé.
Où l'on s'aperçoit que l'auteur a tort de douter de son marchand.
D'après Valmont de Bomare, l'oranger croissait en Sarthe, au XVIIIe :
« Le Maine est borné au Levant par le Perche, au Nord par la Normandie, au Couchant par l'Anjou & la Bretagne, & au Midi par la Touraine & le Vendômois. Sa longueur du Levant au Couchant est de trente-cinq lieues, sa largeur du Midi au Nord de plus de vingt, & son circuit de quatre-vingt-dix. On trouve dans cette Province des terres labourables, des coteaux chargez de vignes, & d'orangers du côté du Château du Loir, des prairies, des collines agréables, des forêts, des étangs, & plusieurs rivieres dont les principales sont la Maïenne, l'Huisne, la Sarte, & le Loir.»*
Aujourd'hui, il ne reste que le pineau d'Aunis et le circuit ne dure plus que 24 heures.
* Jacques Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle, tome 9, Lyon, MDCCXCI
Ça ne peut plus durer
Chaque année, on dénombre 140 000 accidents liés à la pratique d'un sport d'hiver. (les journaux)
C'est pas en réduisant la fracture sociale qu'on réduira toutes les fractures.
Ci-contre : Glossocomium, instrument servant à réduire une fracture de la
jambe.
(Livres de chirurgie d'Ambroise Paré, 1572)
Merci patron
Pointant l'index – qu'il a un peu court mais à l'ongle soigné – le boss à la cantonade* :
– Saine lecture... Prenez modèle sur votre collègue de travail.
Tout le bureau pique du nez sur son clavier d'ordinateur. J'ai feint de ne pas entendre Fayot sifflé dans mon dos.
* Version corrigée. Voir plus haut.
Tant de n
Ma correctrice préférée a usé de tact pour, sans me froisser, attirer mon attention sur une erreur orthographique qui entache l'article du jour : cantonade s'écrit avec une
seule n.*
– Quelle couillonnade !
– Ça ne mérite pas la bastonnade.
– Non... Retourne à tes turlupinades.
* C'est rectifié, il fallait être plus matinal !
Ci-contre : dans le Cahier de Flora.
Parangon mon œil
Retournons la jaquette du guide captivant dans lequel Vénus Avenante et Jocelyne Boncoup nous montraient comment tirer parti de nos talents cachés.
Pas sûr que le boss apprécie toujours notre ardeur au bureau, s'il découvre que cette jaquette dissimule Le Kama Sutra au bureau, guide de l'extase & de la félicité au travail.*
Le Kama Sutra au bureau
Une phrase à méditer :
« Qu'importe le chou-fleur à la femme qui rêve d'une aubergine épicée ?»
* Julianne Balmain, illustrations de Thorina Rose, éditions Albin-Michel, 2002
Poussée de la nature
Le Dictionnaire de Furetière nous apprend que jouer aux noix est un jeu très ancien. Quand on y joue, on doit faire tenir dans une fossette à certaine distance un certain nombre de noix qu'on jette avec la main.
Si le jeu a disparu des cours d'écoles ou d'immeubles, il se pratiquait encore en Bretagne au XIXe. Bescherelle aîné relate qu'avant l'âge de puberté, le jeu de noix est rarement joué en commun par les deux sexes. Mais alors on voit souvent des garçons de seize à dix-huit ans se faufiler dans une partie de noix qu'ont formée des filles du même âge. Ils y sont poussés par la nature, non pas malgré eux, mais sans qu'ils sachent quel penchant les entraîne. Bientôt une sorte d'instinct leur conseille, comme un moyen de faire leur cour et de plaire, d'être malheureux à ce jeu et de perdre gaiement leurs mises. Il en est peu qui manquent à cette perte volontaire, dont l'amour fait son profit. C'est un nouveau chapitre ajouté, dans l'Armorique, à l'art d'aimer ; cependant on n'y connaît guère Ovide ni Gentil Bernard.*
– Hé la nature, faut pas pousser, je r'tire mes billes.
* L'Instruction popularisée par l'illustration, sous la direction de Bescherelle aîné, chez Gustave Havard, Paris, 1851
Anniversaire
Saint-Denis, déraillement de l'express de Calais, 1er février 1916
On parle rarement des trains qui déraillent à l'heure.