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Dépressive aussi ?
Libellule déprimée mâle au jardinLa libellule fait l'amour
sur le toit de la trigonométrie *
Cette libellule déprimée salue la libellule – un peu moins déprimée – qui pose sur le site de Anita.**
* Achille Chavée, poète belge, cité par Louis Dubost dans Tu me libellules, anthologie illustrée par Olivier Mazoué, parue à l'Idée bleue, en 2007.
** T'écris plus. Profitez-en pour lire le très beau Zénon de Kerguellec.
Au ban
Auvers-sous-Montfaucon (72) – juin 2008Homme au ban de la société ?
Simplement, comédien qui se concentre avant son entrée en scène. En marge du festival des granges.
Affaires louches
Avez-vous quelquefois pensé à compter les trous d'une écumoire ? Ce nombre de trous fait-il l'objet d'un dépôt de brevet ? Y a-t-il une norme européenne ? Combien de temps
faut-il pour percer tant de trous ? Imaginez l'économie réalisée si on n'en perçait qu'un seul. Qu'il suffirait de faire d'un plus large diamètre.À consommer avant le 01-10-08
La fête a battu son plein.
Baudruches crevées et fétus de paille sur la place déserte.
Lot de pêche à la ligne ou de tir à la carabine,
Le dinosaure vert laissé en poubelle ?
Loué – juin 2008
Baudruches crevées et fétus de paille sur la place déserte.
Lot de pêche à la ligne ou de tir à la carabine,
Le dinosaure vert laissé en poubelle ?
Loué – juin 2008Mousquetaire du roi
Chassillé (72) – août 08« La Paroiffe eft arrofée au Nord, à l'Eft & au Sud par la rivière de Vègre, qui nourrit d'excellent poiffon. Le Bourg est fitué dans une prefqu'île formée par la même rivière. Le fol produit du froment de l'orge & de l'avoine. La Seigneurie de Paroiffe, appartient à M. le Bourdais de Chaffillé, Moufquetaire de la Garde du Roi.» peut-on lire dans le Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, par M. le Paige, chanoine de la cathédrale, tome premier, au Mans, chez Toutain, libraire, au Petit Pont-Neuf, MDCCLXXVII.
– Ah oui ? direz-vous.
– Et alors ? (les plus indiscrets).
– Et alors !... Tout.
Anodine
La photo présentée hier semblait anodine.
– L'auteur est coutumier du fait !
Le spectateur, ne connaissant ni les circonstances de la prise de vue – l'ombre de la flèche trahit un soleil au zénith –, ni les intentions du photographe – on imagine avec raison que la citation de M. le Paige a été choisie après coup –, a toute liberté d'interprétation.
– C'est la moindre des libertés...
– Osons néanmoins un rapprochement hardi avec un tableau donné ici : Collection privée. Sur le détail (ci-dessous), au cadrage à l'imitation de la photo : la même tache rouge sur un fond d'une couleur qu'aucun fabricant ne se risquerait à mettre en tube.
– Freudien !
– Tout de suite les grands mots !
– L'auteur est coutumier du fait !
Le spectateur, ne connaissant ni les circonstances de la prise de vue – l'ombre de la flèche trahit un soleil au zénith –, ni les intentions du photographe – on imagine avec raison que la citation de M. le Paige a été choisie après coup –, a toute liberté d'interprétation.
– C'est la moindre des libertés...
– Osons néanmoins un rapprochement hardi avec un tableau donné ici : Collection privée. Sur le détail (ci-dessous), au cadrage à l'imitation de la photo : la même tache rouge sur un fond d'une couleur qu'aucun fabricant ne se risquerait à mettre en tube.
– Freudien !
– Tout de suite les grands mots !
Détail – Nu, 1996, acrylique et poussières sur bois, 100 x 50 cm, collection privée
Porcelaine
Poupées sur un étal de vide-greniers – La Suze, juillet 08Et dans l'œil de la plus jeune, à demi cachée par ses sœurs, « Emportez-moi, emportez-moi !»
Message personnel : 6 ans petit homme, bienvenue chez les grands !
Courir à la pantoufle
Savoureux extrait de la soixante-neuvième lettre cabalistique* pour illustrer cet étal de boutons sur un marché.
« La folie de la troisième femme qu'on me montra, était encore plus singulière que celle de la seconde. Sa fantaisie était de baiser le bouton de la culotte de tous les Révérends Pères Jésuites qu'elle rencontrait. En eût-elle trouvé un chez le Pape, au lieu de courir à la pantoufle du Saint-Père, elle eût été se prosterner devant la culotte de l'Ignacien. Elle se figurait qu'il y avait autant de vertu dans toutes celles de ces Révérends Pères, que dans les Reliques les plus opérantes. Si cette Dévote fût née dans le Royaume de Golconde, ou dans celui de Bisnagar, il lui eût été permis de baiser non seulement le bouton de la culotte, mais encore bien d'autres pièces. Les Faquirs, ou Jésuites Golcondois sont fort accoutumés à recevoir de ces baisers si extravagants en Europe. Les Auteurs nous apprennent qu'on voit les Dévotes venir baiser à ces Faquirs les parties du corps, les plus cachées, sans que pour cela ils détournent tant soit peu les yeux. Je ne voudrais pas jurer que si cette mode s'établissait en Europe, les Moines y eussent autant de gravité. Plus d'un Cordelier lorgnerait tendrement la dévote Baiseuse, & malheur à celles qui auraient des lunettes ; car on verrait bien souvent arriver le cas dont l'ingénieux la Fontaine a fait le sujet d'un de ses Contes,** & qui causa la perte des Besicles de la vieille Abbesse. »
* Lettres cabalistiques ou Correspondance philosophique, historique et critique, entre deux Cabalisties, divers Esprits élémentaires, & le Seigneur Astaroth ; nouvelle édition, augmentée de nouvelles lettres & de quantité de remarques – La Haye, 1766.
J'ai rafraîchi l'orthographe, sauf pour faquir qui me plaît dans cet habit.
Les Lettres persanes sont parues en 1721, à Amsterdam.
** Les Lunettes, dans les Nouveaux Contes.
« La folie de la troisième femme qu'on me montra, était encore plus singulière que celle de la seconde. Sa fantaisie était de baiser le bouton de la culotte de tous les Révérends Pères Jésuites qu'elle rencontrait. En eût-elle trouvé un chez le Pape, au lieu de courir à la pantoufle du Saint-Père, elle eût été se prosterner devant la culotte de l'Ignacien. Elle se figurait qu'il y avait autant de vertu dans toutes celles de ces Révérends Pères, que dans les Reliques les plus opérantes. Si cette Dévote fût née dans le Royaume de Golconde, ou dans celui de Bisnagar, il lui eût été permis de baiser non seulement le bouton de la culotte, mais encore bien d'autres pièces. Les Faquirs, ou Jésuites Golcondois sont fort accoutumés à recevoir de ces baisers si extravagants en Europe. Les Auteurs nous apprennent qu'on voit les Dévotes venir baiser à ces Faquirs les parties du corps, les plus cachées, sans que pour cela ils détournent tant soit peu les yeux. Je ne voudrais pas jurer que si cette mode s'établissait en Europe, les Moines y eussent autant de gravité. Plus d'un Cordelier lorgnerait tendrement la dévote Baiseuse, & malheur à celles qui auraient des lunettes ; car on verrait bien souvent arriver le cas dont l'ingénieux la Fontaine a fait le sujet d'un de ses Contes,** & qui causa la perte des Besicles de la vieille Abbesse. »
* Lettres cabalistiques ou Correspondance philosophique, historique et critique, entre deux Cabalisties, divers Esprits élémentaires, & le Seigneur Astaroth ; nouvelle édition, augmentée de nouvelles lettres & de quantité de remarques – La Haye, 1766.
J'ai rafraîchi l'orthographe, sauf pour faquir qui me plaît dans cet habit.
Les Lettres persanes sont parues en 1721, à Amsterdam.
** Les Lunettes, dans les Nouveaux Contes.
Pas rose
Sur le tronc d'un platane* – Le Mans, juillet 08
Il faut mourir petit cochon, il n'y a plus d'orge.**
* Love me. Don't eat me. En français : Aimez-moi. Ne me mangez pas.
** André Joseph Panckoucke, Dictionnaire des proverbes françois et des façons de parler comiques, burlesques et familières, etc. avec explication et les étymologies les plus avérées, Paris, 1759
Du lion
Cabine d'un bateau de pêche, en Espagne – juin 2005Tous les navigateurs ne sont pas nés sous le signe des Poissons...
Bon anniversaire Jacky. « Ami lion, nous dit Élisabeth Tessier, le 23, tirez des plans sur la comète ; le 25, prenez la journée à bras-le-corps.» En clair, le 23, tu te trompes en faisant le point ; le 25, tu termines la traversée à la rame.