La marque rouge
Tracteur Massey Ferguson
En 1996, pour fêter son trois millionième tracteur (un MF 375E), l'usine Banner Lane fit donner une messe dans la cathédrale de Coventry.*
* Source : Massey Ferguson
Panier amovible
à Minik do qui m'a entraîné dans la locution latine
en réponse à son désopilant commentaire d'hier
Le vélo de l'abbé à la porte
d'une église en Bretagne
Deus ex machina.
Littéralement, Dieu descendu au moyen de sa machine. Aujourd'hui, le deus ex machina est la personne qui arrive au bon moment pour débloquer une situation désespérée.
– À quoi pensez-vous ?
– À rien, c'est pour faire avancer l'équipe.
Encore des pelles
Vide-greniers à Voutré – juin 2010
Dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, les figures 1 & 2 de la planche IX du tabletier-cornetier montrent des pelles à tirer les cornes de la bouilloire.
– Faut voir !
Vibrisses
Il a été démontré que le lion avait en horreur la contrebasse, et que ses poils se hérissaient lorsque l'archet fait grincer les cordes de ce violon gigantesque.*
Notre photo montre ce qu'entendait Brutus, le lion de Jean-Baptiste Pezon quand Charles Mingus jouait Pithecantropus Erectus.
* Joseph Méry, la Comédie des animaux.
Combien... dans la vitrine ?
Vitrine à Fougères – août 2009
Les trois Suisses se mettaient en quatre.
Les quatre sans cou ont perdu leur chef.*
* Les dessous de l'article : slogan du marchand à distance et titre de Robert Desnos.
Verts
avril 2010
Portrait en pied d'un ami.
Plombs
Église de Neuvillette (72) – juin 2010
– Dis donc René*, j'ai changé les fusibles, ça marche toujours pas !
* René est un prénom d'emprunt.
Zarbi
En Vendée – 2010
« Un soldat allemand du régiment de Wartenslben avait un chien d'une race très commune, qui grognait quand on le touchait. Son maître, profitant de cette habitude, lui tenait d'une main la mâchoire d'en haut, et de l'autre celle d'en bas ; et pendant que l'animal grondait, il prenait de différentes manières, tantôt l'une, tantôt l'autre mâchoire, et souvent toutes les deux, ce qui faisait faire diverses contorsions à la gueule du chien, et lui permettait en même temps de prononcer des paroles plus ou moins distinctes, selon que le maître prenait les mâchoires avec plus ou moins de justesse. Le soldat faisait dire ainsi une soixantaine de mots au chien qui jamais ne prononçait plus de quatre syllabes de suite. Elisabeth était de tous les mots celui qu'il prononçait le mieux. Son maître avait employé six ans à amener son chien à ce point d'éducation.»*
Même s'il a perdu la guerre, il n'a pas perdu son temps !
* Bénédict-Henry Révoil, Histoire physiologique et anecdotique des chiens de toutes les races, préface et postface d'Alexandre Dumas, Paris, 1867
Coquelicot
« La fantaisie, muse toujours jeune, folle du logis, reine de l'imprévu, femme et chimère. [...]
C'est l'écolière qui s'attarde aux framboisiers, qui se détourne pour marier le coquelicot au bluet, qui revient sur ses pas pour boire à la source vive. Arrivera-t-elle ?»*
* Arsène Houssaye, Histoire du 41e fauteuil de l'Académie française, Paris, 1864
Quinquina
Dans le Journal :
« Savez-vous à qui les écœurements causés par le procès Zola ont le plus profité ?
– Au Quinquina Dubonnet, dont il a été fait une consommation extraordinaire, ces temps derniers, aux environs du Palais de Justice. Chacun semblait avoir besoin de se reconforter avec cet
excellent tonique, qui est en même temps le plus salutaire des apéritifs. L'affaire Dreyfus-Zola faisant augmenter la vente du Quinquina Dubonnet.»
Voilà un résultat que personne n'aurait prévu.
Et dans l'Aurore, Dubo, Dubon... conclut – on n'est jamais si bien servi que par soi-même ! – :
« On s'est demandé comment Me Labori avait pu résister pendant quinze audiences aux fatigues du procès Zola. La raison est bien simple l'honorable défenseur ne boit que du QUINQUINA
DUBONNET.»*
* Me Labori, défenseur de Zola et du capitaine Dreyfus.
John Grand-Carteret, L'Affaire Dreyfus et l'image, Paris, 1898. Source : gallica.bnf.
Photo : Rennes – juillet 2010.
Demain : Riri, Polo et Lino !