Solennelles solanées

Rougissantes au jardin, ces tomates méritent bien un poème.
C'est Marius Martin* qui s'y colle. Extrait :
« La lune écarlate sur le mur est posée
Ainsi qu'une tomate au bord d'une fenêtre »
– La Lune... une tomate ? Quelle idée !
– Et la Terre alors ? Bleue comme une orange !
* in Les Facettes, cahier trimestriel de poésie, janvier 1919. Source gallica.bnf.fr
Tomate de variété Cornue des Andes ou andine.
Facétie sans doute


Un bonjour affectueux d'août 1929.
À quelques années près, cette carte de nos ami-e-s du nord de la Ferté-Macé aura mis un siècle à nous parvenir.
Ça laisse rêveur. Gageons que nous allons éveiller l'intérêt de la presse locale.
Message personnel du webmestre à thé âche, commentateur assidu :
Tu pourras signer Fa c'est si. Débrouille-toi ensuite pour trouver l'accord sur ta guitare.
Preuve par l'image
Dans la vitrine du chausseur :

Un sur deux ? On demande à voir.

C'est tout vu !
Sur la table

Pour le quinzième dessin de la série (voir le billet du 20 août), je me suis permis de rafraîchir l'œuvre d'un collègue peintre qui connaît déjà une certaine notoriété.
Je n'apparais pas au mieux de ma forme : c'est moi, là, sur la table ! J'ai passé un slip en raison de la présence d'observateurs.
2016, Dessin aux crayons aquarellables sur papier Montval, 29,7 x 42 cm.
Constipation

Les Vénézuéliens aimeraient sans doute oublier de faire, « qui sont en effet las des pénuries cycliques d'aliments de base comme le café, la farine, l'huile, le sucre, ou le papier toilette (sic).» Je tiens cette dernière information du Figaro.fr et le propos de l'homme politique du journal Ouest-France (édition Sarthe du 26 août 2016).
Pour détendre l'atmosphère, cet objet blistérieux :
Rembrandt aussi était un grand peintre,
2015, modelage sous blister et collages de reproductions
de Rembrandt et Picasso dans boîte bois, 16 x 16 cm.
Mon avis, si je puis me permettre

Yes, I am human and I have an opinion.
En français, ça dirait Oui, je suis un homme et j'ai une opinion.
Sans autre commentaire.
Ah si ! L'homme sans tête serait bien avisé d'attacher ses lacets.
Trop fort

Une carte des bords du Celé.
Tout jeune enfant, je ne comprenais pas qu'on s'alarmât du sommeil d'un meunier.*
On nous apprenait vraiment n'importe quoi !
Et je ne parle pas de la mère Michel à la recherche de sa chatte ou du malheureux dont la chandelle ne tenait plus son office.
* J'ignorais tout également du subjonctif imparfait.
Je dis ça, je dis rien
Rediffusion estivale d'un billet paru en août 2016

Ai-je dit que cette sauterelle ressemblait à Juliette Gréco ?
2016, objet blistérieux : plaque gravée et poupée sous blister dans cadre à dorure, 34 x 28 cm
En revisitant la page du 30 avril 2016 (Nostalgie), on comprendra ce que Juliette Gréco – qui n'a rien demandé – vient faire dans cette histoire..
Un repos bien mérité

Où l'on voit, parmi un groupe de retraités posant pour la postérité, un intrus peu pressé d'enfiler le costume.
Pas encore de titre pour cette série en cours. Dessin aux crayons aquarellables sur papier Montval, 29,7 x 42 cm.
Cet été, on repeint le plafond
Pendant l'été, les travaux continuent.
Voici le très beau Choisi n° 32, tout frais paru à l'Atelier de Groutel. Sans vergogne, j'emprunte à Jacques Renou, éditeur et maître imprimeur, le texte de présentation.
« Des haïkus beaucoup moins formalistes que dans la poésie japonaise. Il s’agit là de la vie même, qu’il faut alpaguer au passage, dans le filet des mots. Il s’agit aussi des quatre saisons, qui sont cinq, esquissées à grands traits, entre cette douce paresse qui revient souvent et la marche avec sac à dos. Depuis le moineau du soir, en passant par les éclairs de chaleur, les parapluie retournés de l’automne, jusqu’à la pluie d’hiver.
Très souvent le poème zoome, partant du monde pour arriver au poète. (Guy ALLIX)
La poésie normande (et pas que) doit beaucoup à Bruno SOURDIN qui s’est acharné à maintenir une rubrique poésie dans les pages de Ouest France pendant 25 ans, sans œillères, avec brièveté. Il est poète et collagiste depuis toujours, proche de Claude PELIEU et grand connaisseur de la Beat génération, à l’orée d’un surréalisme psychédélique.»
Pour le plaisir, deux poèmes du recueil* :
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ah ! la nuit sans sommeil |
tout le monde dort |
Présence de Bruno Sourdin sur le net :Syncopes.
Bruno Sourdin, Chiures de mouches au plafond, l'Atelier de Groutel éditeur, 80 pages sous couverture à rabats. Caractères mobiles, lettrines, décors, fleurons en plomb imprimés sur presse typographique. Mélanges manuels d’encres typo Bistre et Bleu « chiures » 52 exemplaires numérotés.
18 euros, plus 2 en participation aux frais d’envoi.
Commande à adresser à Jacques Renou, l'Atelier de Groutel, 25 Groutel, 72610 Champfleur.
* Autorisation de l'éditeur.
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