Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette...
Document rare que m'envoie oncle Pa, ce jour. Ouvrez mirettes et ajustez pour repérer sur ce plan d'une mare albigeoise, l'ombre d'un orthétrum femelle. Je sais, on peut douter, on n'est pas né-e de la dernière pluie, l'auteur galèje... Pour couper court, je me suis fait confirmer par un spécialiste qu'on savait reconnaître l'ombre d'une femelle à son bassin large, ce qui est le cas ici.
On retiendra surtout le poème que cette vision a inspiré à oncle Pa.

En miroir,
cette ombre
sur un lac,
ce soir
la nuit,
presque noire.
oncle Pa
Le titre du billet est emprunté à Georges Brassens.
Une chaise l'envoie sur les bancs du tribunal

Soirée arrosée.
Cet homme marié n'accepte pas qu'un invité propose une chaise à sa maîtresse pour s'asseoir à côté d'une autre personne.
Claque magistrale à la maîtresse, puis incendie de la chambre à coucher.
La chaise échappe à la justice.
Pas l'homme.
* Source : Ouest-France Le Mans, 26.05.16.
Photo : Femme assise sur une chaise dans un jardin tenant un livre à la main. Gallica.bnf.fr
Ben cauet !
Voiture Cauet, fonctionnant sans essence, 1918. Source gallica.bnf.fr
Curieux de connaître quelle énergie utilise cette voiture, je consulte les journaux de l'époque. N'y trouve pas la réponse, mais en marge, un article sur une maison hantée que l'échotier conclut ainsi* :
« Le petit Marcel, petit-fils de M. Lavalette, certifie avoir vu une ombre se glisser dans le grenier à fourrages ; une autre personne ajoute avoir, à ce moment, entendu un léger bruit.
Dans toute la région, cette affaire est commentée avec passion et comme dans toutes les histoires de ce genre les faits sont considérablement grossis, il est prudent, pour se prononcer d'attendre les résultats de l'enquête.»
* Et qui nous permettra de patienter jusqu'au réapprovisionnement des stations-service
L'Écho d'Alger du 26 décembre 1931
En vol

C'est beau comme une fournée encore chaude qui arrive sur la panetière du boulanger.
– Oui, mais pourquoi des goélands ? me direz-vous.
– Oui, tiens... Pourquoi ?
Tirage limité à 20 exemplaires numérotés et signés d'une toute petite lino.
Le 18
Fiche d'exercice pour les soldats du feu. Le sapeur qui a choisi de sinistrer notre maison, ne manque pas d'humour.
Rassurez-vous, il n'y a pas de maison de retraite au lieu-dit indiqué.


Et puisqu'il n'y a pas non plus de sinistre, pour rester dans le ton : l'image d'un incendie qui illustrait un poème du Chemin des poètes de Durcet, édition 2007.
On va sans doute s'agacer la pupille à comprendre le rapport que le tigre entretient avec la chaise.
Fabuleux
– Et bien, dansez maintenant, qu'elle disait, l'autre.
– On voit bien que c'est pas elle qui porte.

Danseurs (un porté), 1996, plâtre, hauteur 50 cm environ
Collection privée.
Rien qu'à copier

Plutôt que ce que l'on voit – ou croit voir – du chemin, dessiner ce que l'on en sait.
Sinueux, bordé d'arbres.
Ci-contre, tirage d'une gravure sur polystyrène, réalisée par Amélie, élève de 4e du lycée Yves Verel de Nonant-le-Pin.*
Ci-dessous, illustration tirée du Promenoir vert, cédérom de poésie (CRDP de Poitou-Charente, 1999)
Celui qui a copié sur l'autre n'est pas celle qu'on imagine.
* Au cours d'une séance de découverte de l'imprimerie, animée par l'atelier de Groutel (François Brilland, Jacques Renou et moi), la semaine passée.

Sans toit

Sans toit, le donjon est chauve.
Cette paraphrase d'un titre d'œuvre d'Erik Dietman* saura combler ma paresse, ce jour.
* Sans toi la maison est chauve.
Pour l'œil et un peu plus
Coline et Bernard Bruges-Renard exposent à la chapelle de St-Céneri-le-Gérei (Orne), à l'occasion des 30e rencontres des peintres, les 14, 15 et 16 mai 2016. Coline, ses dessins, peintures et éditions ; Bernard ses photos.

Broutille
En première intention, ce découpage devait révéler une panthère. Raté. C'est devenu, histoire de retomber sur mes pattes, la panthère à l'air vache. Enfant qui passe par là : « C'est une vache-garou ! »

La panthère à l'air vache, découpage
En dépit de l'étymologie, le lexique a élargi la définition de la lycanthropie à la transformation de l'homme en n'importe quel animal, ce qui fait dire à Jacques Finné qu'au hasard d'un promenade lycanthropique, nous pourrions nous arrêter devant la cage d'une panthère-garou, d'un renard-garou, d'un chien-garou, d'un chat-garou, d'un serpent-garou, d'un ours-garou, d'un singe-garou, voire... d'une vache-garou.
Voire encore... d'un garou-garou.
* La Bibliographie de Dracula, L'Âge d'homme, 1986