Tirer au cordeau
– Je ne vous avais jamais montré mon cordeau ?
– Ma foi non ! C'est ingénieux... Et ça permet de tracer des allées équitables ?
– Équidistantes si on le souhaite...
– Et vous avez déposé un brevet ?
– Surtout pas ! Les grandes inventions doivent profiter au plus grand nombre.
Sur ce modèle, l'axe est en bois de lilas.
On ne fait que passer
Avec la complicité – à leur insu – de Gustave Courbet (Portrait de Baudelaire, 1848), Eugène Boudin (Deauville, 1893) et Carlotta (tableau en cours, 2011).
Conte approximatif
Cendrillon plante ses épingles dans la citrouille. Un pneu du carrosse éclate – C'est à ça qu'on voit que la magie, c'est pas du pipeau. Le carrosse se renverse
et barre le chemin. Sur leur Vespa, demi-tour les demi-sœurs. Obligées de faire un long détour, arrivent au bal après minuit. Le prince, son dernier champagne bu dans une pantoufle de verre
annonce qu'il va se coucher. Voilà. C'est un peu court, mais c'est une histoire vraie.
Épilogue
À cause du long détour, le réservoir du scooter est vide, les demi-sœurs rentrent à pied en poussant l'engin. Bien fait pour elles !
Bien (se) tenir
à oncle Pa
« La différence principale entre le cerveau d'un Insecte et celui de l'Homme est quantitatif.»*
Ceinture ET bretelles.
* V.B. Wigglesworth, La Vie des insectes, éditions Rencontre, 1970
Calotype
Selon G.S. Cundell, ce n'est que par une succession de procédés délicats, d'une exécution plus ou moins difficile, tachant les mains de l'opérateur quelque soin qu'il y apporte, et présentant de nombreuses chances d'insuccès, que l'on peut se procurer les dessins calotypes.
Les doigts tachés, je suis assez fier de présenter ce calotype de Balbec. On objectera que l'image semble inversée : cela est dû au procédé de Mr Talbot – qui n'a pas donné son nom à son invention.
Balbec. Le petit Marcel pose sur la plage.
Un pieu
On dira ce qu'on voudra, mais un pieu de chataignier sans sa bergeronnette, c'est tout de suite moins classieux.
Bêê
Un défenseur de l'agriculture française – maréchal oublié – déclarait que l'entrée des Cosaques serait moins désastreuse qu'une invasion de moutons étrangers. Il y a peu à craindre de ceux-ci, sinon qu'ils me distraient... Aussi revenons à nos moutons : on voit clairement sur l'écran de quoi rassurer celles et ceux qui attendent leurs illustrations.
Guerre des moutons : le film
C'est un mouton qui va se désaltérant dans le courant d'une onde pure.
Scène paisible. Bucolique.
S'attendre toutefois au pire : une rumeur persistante annonce la venue d'un autre mouton. Qui pourrait bien déclencher les hostilités.
Mouton : le retour
Je reviens à mon Mouton. Marcel, auteur d'Éros rosse*.
Je résume la quinzième nouvelle.
Pour décor – forcément – un ruisseau dont, là-bas, au fond du jardin, entre deux tentures de feuillage, l'eau très claire, irisée par endroits, plissée comme pour des risettes, coulait et chantonnait monotone sur un fond de cailloux et de sable tout blancs. L'onde pure de Monsieur La Fontaine paraît bien sèche au regard de cette description.
Sur une rive, Jean met au défi Marcelle de le rejoindre. Il lui conte fleurette. Une marguerite. Elle réclame davantage. Une libellule. Il s'acharne à sa poursuite, s'écorche les mains à un buisson, plonge malencontreusement ses deux pieds dans la vase...
Finalement Marcelle boude la libellule et s'esquive sans autre forme de procès.
Rosse, oui. Éros, non.
* Marcel Mouton, Éros rosse, Paris, 1897.
Source : gallica.bnf
// Oui, mais qu'est-ce ?
Rive du Tarn, à Gaillac – 29 septembre 2011
« On ne tire pas sur une ambulancitude » nous dit Topa, néanmoins* je ne résiste pas au partage de ma découverte récente.
Mais qu'est-ce donc ?
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* À ce néanmoins, on pourra préférer nonobstant. Tous les goûts – et les papiers gras – sont dans la nature.