10 mai, le lendemain
10 mai, date anniversaire de l’adoption à l’unanimité par le Sénat, de la loi, dite "loi Taubira" , reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité.
Charles-Marie-Félix MARTIN (1844-1916)
La Chasse au nègre, marbre (détail) – Musée la Piscine à
Roubaix
« Quant à la dépense des nègres, j'en ai fait autrefois le compte, [...]. Vous verrez qu'il en résulte que le nègre coûte au moins ce qu'on donneroit à un manœuvre
(1)*, & que l'usage qu'on en fait expose à des risques, & cause des inquiétudes qu'on éviteroit en employant de préférence les sources de la liberté.»
(1) Voici le résumé de la perte & de la dépense annuelle qu'occasionne chaque nègre esclave dans nos colonies.
| Un nègre coûte ordinairement 1800 liv. argent des isles, ou 1200 livres, argent de France, dont l'intérêt viager est de 120 liv. | 120 liv. |
| La mort, l'infirmité, ou la fuite en emportent un dixième, c'est | 120 |
|
Il faut un commandeur sur dix nègres. Il coûte environ 1800 livres de France, dont le revenu est de 180 livres, ou 18 livres pour chaque négre, ci |
18 |
| L'entretien & la nourriture de ce commandeur est de 120 livres, ou pour chaque nègre | 12 |
| La perte de son capital en quinze ans, est, par an | 12 |
| Nourriture & vêtemens de chaque nègre | 100 |
| Dangers & dépenses de la guerre des marrons, frais de milice, temps perdu, habitations brûlées, plantations détruites, blancs & noirs égorgés, un dixième en sus des estimations précédentes, ou pour chaque nègre | 38 |
| Capitation par tête de nègre | 17 |
| Taxe pour les nègres justiciés | 2 |
|
Perte des nègres par le suicide &c. |
|
|
Total, argent de France, |
439 liv. |
439 livres qui font, à raison de 300 jours de travail, 29 sous, argent de France, ou 2 livres 4 sous, argent des isles.
* Le tableau des dépenses est une note de l'éditeur du roman de Guillaume Grivel, L'Isle inconnue ou Mémoires du chevalier des Gastines (Amsterdam, 1787)
Vacuité
Titre dans la presse locale :
" Un golf contraint de déplacer six trous "
Le crapaud du jardin :
– Ah ben dis donc !*
* Propos d'une affligeante banalité, pensez-vous, mais quand on a la chance de trouver un crapaud qui parle, on ne fait pas la fine bouche.
Allumé(e)s
Hélène Labarrière, dans un concert improvisé, lors de l'inauguration de la nouvelle boutique des Allumés du Jazz, 2
rue de la Galère, au Mans.
Au premier plan, la contrebasse de Barre Phillips.
Il y avait aussi Didier Petit, au violoncelle et François Corneloup, au saxophone.
Indépendant de notre volonté
L'accès à l'administration du blog a été très pertubé dans la soirée. Il faudra se satisfaire de cette image.
– Tu parles d'une tuile !
Crèche
Petit croquis pour le photographe, qu'il se souvienne comment positionner le bœuf, l'enfant et l'âne.
– C'est pas d'saison !
– Je prépare l'hiver.
De saison en revanche, trois expositions amies :
Carlotta, à la MJC Ronceray (Le Mans), du 19 au 31 mai. Plus : sur le site du Pulsart.
Pascal Juhel et Thierry Gaudin, Ballades à contre-tons avec oiseaux, à la bibliothèque municipale d'Allonnes (72), du 10 au 28 mai. Plus : sur le site de l'Anacoluthe.
Renée-Martine Crappier, Des mythes, des mots, au centre culturel du Courmesnil à Loué (72), du 11 au 30 mai. Plus,sur son site.
Et en bonus :
les bannières du Printemps poétique exposées place du marché, à la Suze-sur-Sarthe. Plus : sur le site des Amis des Printemps poétiques.
Chauffe
à Liza de Grèce, si bonne avec Monsieur Marcel
M. Proust nous a déclaré :
– Je suis aussi à la recherche du temps perdu.
Ci-contre: vitrine à Cabourg - mai 2011
Cinq fruits et légumes par jour
Je retire la plainte déposée contre la grive du jardin. Au moins pour le prélèvement effectué sur l'épinard-fraise.
Achevé d'imprimer
Les typographes ont toujours représenté un défi pour l’ordre établi.
Jacques Renou
Où l'on voit que lectrices et lecteurs du blog sont gens privilégiés... pour avoir lu, avant tout autre, un poème des Ballades à contre tons avec oiseaux, de Thierry Gaudin, illustrées de linogravures de Thierry Gaudin et Pascal Juhel.
Cette merveille de portfolio est le
Quatorzième opus de la collection « Choisi ».
Achevé d'imprimer par Jacques Renou dans son atelier typographique de Groutel en nord-Sarthe. Mai 2011. Presse platine de type
« Minerve » margée à la main. Papier Conqueror 220 et 160 grammes. Encre noir volcan de chez Joopstoop et mélange couleur manuel « plumage ». Caractères mobiles plomb Banville
corps 12 gros œil, Rockwell corps 10 et 12, Vendôme romain corps 16 et Playbill affiche en bois.
Imprimé en 75 exemplaires,
plus quelques hors commerce.
Ou comment un achevé d'imprimer traduit la passion de l'éditeur – à rencontrer, son atelier et lui, sur le site de Guy Allix.
* Ballades à contre tons avec oiseaux, 20 € (+ port 2 €), Atelier de Groutel, 25 Groutel, 72610 Champfleur.
Pas d'avantage
Roland-Garros, c'est fini.
L'arbitre de chaise quitte le court.
N'insistons pas davantage
Roland Garros, c'est vraiment fini.
L'arbitre de chaise a quitté le court.
– Tu ne t'es pas foulé ! Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir commenter ?