Battue, elle démissionne
En exclusivité, sur Ahoui, un extrait de la lettre de démission de la candidate battue aux primaires de son parti.
Lettre aux camarades de la section socialiste de St-Georges-du-Bois, 20 octobre 1947.
Source : archives personnelles de Marinette.
Consultez
À la
biennale des œuvres de l'Atelier d'arts plastiques d'Allonnes*, Sylvie Hagen expose cet Ange.
Scot a compté mille millions d'Anges. [...] Nous admettons pour chaque homme un bon & un mauvais Ange, dont l'un l'assiste, & l'autre lui nuit depuis sa naissance jusqu'à sa mort ; mais on ne sait pas encor si ces bons & mauvais Anges passent continuellement de leur poste à un autre, ou s'ils sont relevés par d'autres**. Consultez sur cet article la somme de St. Thomas.***
* Exposition du 7 oct au 23 oct. à la Salle Paul Courboulay au Mans. Ouvert TLJ : de 14h à 18h.
** NDLR : Le saura-t-on jamais ?
*** Dictionnaire philosophique portatif, Londres, 1764
Comment gagner au loto
« Dans le bon temps de la loterie, des femmes enfermaient le soir une araignée dans une boîte, avec les quatre-vingt-dix numéros écrits sur de petits
carrés de papier. L'araignée, en manœuvrant la nuit, retournait quelques-uns de ces papiers. Ceux qui étaient retournés de la sorte étaient regardés, le lendemain matin, comme numéros
gagnants.»*
M. François B..., de Metz, nous recommande à ses amis : « L'araignée n'ayant retourné que 3 billets, j'ai joué les numéros au PMU. J'ai touché le tiercé dans l'ordre.»
Mme Jeanne H..., d'Argenteuil, nous dit qu'elle a une vingtaine de boîtes. « J'augmente ainsi mes chances de gagner.»
Mme Alice D..., retraitée des filatures à Roubaix, nous écrit : « Depuis que notre araignée a retourné le numéro 69, mon mari a retrouvé toute sa vigueur.»
* Collin de Plancy, Dictionnaire infernal, Paris, 1844 (gallica.bnf.fr)
Tomber dans le panneau
Conlie – 2011
– L'avait un p'tit vélo dans la tête le poseur ?
– Nenni. Observons plutôt que la pancarte VTT signale un itinéraire de délestage.
– M'en fous. J'suis piéton.
Direction
Le malin qui avait masqué le dé de LA CHAMBRE DES DEPUTES à la station du même nom m'avait amusé en son temps.
Celui-ci non, avec sa réclame gratuite. Je passais mon trottoir quand l'amie qui m'accompagnait me fit remarquer qu'il y avait réponse à l'ignominie. Dans les dents, l'infame !
Le Mans – 2011
Du c..., du c..., du c...
« L est muet aussi dans cul, cul de basse fosse (cachot souterrain), cul de jatte (qui ne peut marcher), cul de lampe (ornement),
cul de plomb (homme sédentaire), cul de four (voûte sphérique), cul de poule (ulcère), cul de port (nœud au bout d'une corde, t.
de marine), cul rond, cul carré, cul pointu, cul de poule, l'arrière d'un bâtiment, selon sa forme, etc.
Nous désapprouvons, avec quelques auteurs, l'usage fréquent qu'on fait improprement de ce mot : pourquoi dire un cul de bouteille, un cul de verre, un cul d'artichaut ?
Une voiture a-t-elle ses limons en haut ; un cuvier, un tonneau est-il sur son fond ; un bâtiment est-il trop calé sur l'arrière ; on dit la voiture est à cul, le cuvier, le tonneau est
sur cul ; le bâtiment est sur le cul.
C'est aux dictionnaires nouveaux à purger la langue de ces grossièretés. Déjà, à la sollicitation de Voltaire, le mot cul-de-sac a disparu. Pourquoi continuerait-on à nommer certains
oiseaux, cul-blanc, cul-rouge, cul-jaune, paille-en-cul ? quelques coquillages, cul-de-lampe, cul-de-singe ? Pourquoi appeler
cul-d'âne, cul-de-cheval, une actinie (animal de mer) ; cul-de-chaudron, le mespilus amélancier* ; cul-de-mulet, une sorte de figue ; cul-de-Vénus,
une plante ; cul tout nu, une autre plante, etc. ? Ces dénominations ne font pas honneur au génie de leurs auteurs et de nos savants.»
Pour les auteurs du Journal de la langue française et des langues en général, (Paris, 1837), quelques culs-de-singe de mon jardin. Sont-ils pas beaux ?
* Nos auteurs ont échappé à la graphie moderne du cul-de-chaudron, c'est aujourd'hui le mespilus amélanchier !
Un chemin oui, mais une route
Château-Gontier – février 2011
Un petit chemin perdu dans la campagne, ça aurait suffi à mon bonheur... Mais là... Une route ! C'est trop ! J'sais plus où garer ma voiture !
De saison
Armand Sylvestre nous confie* :
Qui fleurit au seuil des hivers
Que l'amour cruel dont je t'aime
En moi poussa des rameaux verts.
Et bien que sa mère l'ait mis en garde – elles te feront souffrir, mon fils – le poète s'est laissé pousser le rameau.
Armand Sylvestre, Le Pays des roses, Paris, 1882
Prophète en son pays
Décédé en 2007, à l'âge de 61 ans, Christian Noiseau laisse derrière lui une œuvre plastique de plus de trente années d’activité. Christian Noiseau n’est pas un artiste reconnu. De son vivant, son œuvre a peu rencontré son public. Elle n’est présente dans aucun musée. Elle n’a jamais séduit ni les institutions, ni le marché, avec lesquels il entretenait des rapports apparemment compliqués.*
Ce n'est une raison pour manquer l'exposition qui lui est consacrée à Requeil (72).
Roger Noiseau, son frère, donne régulièremnet des textes à la revue l'Iresuthe. En été, il nous emmenait en Géorgie.
* Source : France Culture.
Gens de peu de foi
Faut-il qu'ils doutent sacrément de leurs dieux, ces croisés d'un âge oscur pour déverser de l'huile de vidange dans un théâtre ou incendier la rédaction d'un journal...
La Liberté armée du Sceptre de la Raison foudroye l'Ignorance et le Fanatisme.
dessiné par Boizot ; gravé par Chapuy – document gallica.bnf.fr
Le Figaro (Romeo Castelluci : la pièce qui fait scandale) ; Libération (Charlie-Hebdo incendié)