Miroir, mon beau miroir
Honfleur – juillet 2014
Où Buren, enfant, passait-il ses vacances ?
À dater de la Fête nat., publication allégée : 2 ou 3 billets par semaine.
Une seule pièce vous manque
Panneau d'information au bord de l'étang. St-Symphorien – juillet 2014
Le premier, on l'encadre avant qu'il prenne place au dessus du buffet bas de la salle à manger, mais on ne sait jamais quoi faire des suivants. Ici, le bureau de la société de pêche l'a choisi pour support de ses placards informatifs. Campagne idyllique avec chaumière et petit pont de pierre : le puzzle.
Blessure
Illustration pour À vif, le prochain recueil de Alain
Boudet. Il y est question de blessures faites à l'enfant.Le projet a démarré il y a cinq ou six ans. Des dessins faits à l'époque, la copie me semblait à revoir. J'ai revu. Je ne vais pas revoir. C'est juste ce qu'il faut pour servir les poèmes.
Nu bis
« Quand Henri Matisse, dans ses
gouaches découpées, souligne par des vides les articulations ou la courbure des seins de ses Nus, quand Claude Viallat agit en coloriste éblouissant sur la forme unique qu'il répète à l'envi,
Yves Barré ne retient plus que le contour de son modèle et ira même jusqu'à abandonner complètement la couleur.» ** J.-K. Huysmans, l'Art moderne, G. Crès, Paris, 1929
Sur internet : Henri Matisse, Claude Viallat.
Étude pour les nus bis
2008
craie & crayon sur papier, 20 x 28 cm
Casse-tête chinois
En écho à un autre dessin des Carrés de l'hypothalamus,** illustré d'un poème de Tiphaine sur el bolg, le site de la vie – en vrac –.
* Du poème de Jacques Prévert, Les enfants qui s'aiment
** Suite de dessins infographiques, 1999
Ça tombe bien
À l'invitation de Tiphaine, pour illustrer Quand la réalité dépasse la fiction, un
petit dessin réalisé – sur la cuisse –, en attendant l'ouverture de la billetterie pour les concerts de Ilmiliekki Quartet, François Corneloup et Michel Portal Unit, du 10 mai, au Mans.Une femme avance dans la vie. On voit vite que ce n'est pas simple.
La première idée – pierre tombant – a été abandonnée pour une chute de chaises... C'est moins irrémédiable et je sais dessiner les chaises pour m'y exercer depuis mon plus jeune âge.
Ci-contre : première esquisse ; le dessin définitif est posté sur le blog de Tiphaine.
mine de plomb et frottis de feuilles de charme sur papier, format A6.
J'attends un six
– Je suis en train d'achever une somme sur Giraffa camelopardalis, me confie un ami. Tu ne voudrais pas, pour en rendre la lecture moins aride, l'illustrer de quelques dessins dont
tu as le secret.– Si fait, dis-je, sur le coup, sans trop réfléchir.
Et comme j'ai hérité d'une conscience professionnelle dont on me loue quand on ne l'envie pas, je me mets en quête de documentation. Première lecture : Geoffroy-Saint-Hilaire* – La Girafe est surtout remarquable aux yeux de l'observateur, par la disproportion de ses parties. Représenter des attributs hypertophiés sur ce blog de haute tenue morale serait indélicat, aussi dessinerai-je des chevaux.
* Geoffroy-Saint-Hilaire, Quelques considérations sur la girafe, Annales des Sciences naturelles, tome XI, juin 1827
Les bras m'en tombent
– Tenez, mademoiselle, je me sens
d'un naturel si lourd, si fainéant, que d'entendre seulement parler de travailler, les bras m'en tombent.** Alexis Piron, les Enfants de la joie, 1725
Nu, 2008, mine de plomb, A4
Un verre...
Qu'ils portent éperons m'étonne.
Au bar
2008, craie Conté, l. 18 cm
Fond coloré
Vue de l'atelier, jeudi 5 juin.
– Comme c'est coloré ! Tu n'es pas malade au moins ?
– Patience. Patience. Ici, c'est tous les jours semaine du blanc.
(Je ménage le lectorat.* Je ne livre qu'avec parcimonie. Faut durer. D'où viennent les vents ?)
* L'effet de se faire appeler lectorat ! Comme clientèle ou pratique !