Un autre : le 2e

Que les bottes aient fini par avaler le pêcheur ne console pas le poisson.
dessin à la con n° 2, 2019
On peut se perdre en hypothèses sur le sens de ce dessin – et de sa légende – mais, pour ne pas apporter la moindre explication, j'affirme :
– n'avoir jamais sorti le moindre poisson de son milieu naturel, même si parfois, pour rendre service à un ami, j'ai pu tenir une gaule ;
– ne fumer aucune herbe licite ou illicite, ni ne me parfumer pour aller au bordeau ou à la chapelle.
Copieur inspiré

Cham, caricaturiste du XIXe, revisitait, en y ajoutant ses commentaires, les toiles exposées aux salons de son époque.
Ici, il s'est emparé d'un tableau de Leon-François Commere, ainsi légendé : Junon. Devrait bien se parer des plumes de paon, puisqu'elle n'a rien autre chose à se mettre.
Sources : arnet.fr et gallica.bnf.fr
Face B

Face B, mal aimée des microsillons.
Face B pour le festival des Printemps poétiques de la Suze.
Du Klein ! Mon œil !

C'est Rodger. Un ami. Il va à Carteret. Il ne dit pas comment. À vélo, à cheval, en canoë ? Mais bon, il y va. Arrivé là-bas, il tombe. En arrêt. Devant des cabines de bain. Frappé par les bleus. Il pense alors à moi. Faisant fi de l'appel de la mer dans son dos. C'est tout lui, ça. Appareil photo à l'œil rivé* : clic clac à gogo. « C'est plus facile de faire clic clac que de se munir d'un pinceau. »
Quelques photos de Rodger en guise de carte postale.**
* Notons cet élégant renversement grammatical.
** Pour éviter l'écran bleu – ou erreur fatale – à l'ordinateur, je fais une sélection parmi la centaine de photos reçues.
Comme un air de printemps

Le festival des Printemps Poétiques revient à la Suze-sur-Sarthe pour sa 34e édition*.
Sur le thème Animots en poésie, plus d'une vingtaine de bannières vont à nouveau claquer aux vents de la ville. En voici une, dans laquelle l'artiste a subtilement interprété le pré.
– Mouais ! Et la vache dans tout ça ?
– Cherchez pas la petite bête.
* Du 28 mai au 7 juin. Informations sur le site des Amis des Printemps poétiques.
Avec ou sans sucre

Ne m'imaginez pas capable de dénaturer le goût de mon café en plantant trois tulipes dans la tasse... Ce dessinateur est résolument incontrôlable.
Un critique d'art renommé écrivait récemment à son propos : « La période dite "des trois tulipes" est très féconde chez Yves Barré : référence discrète à Hermès Trismégiste, on trouve ces trois fleurs dans nombre de ses tableaux de l'époque ainsi que sur des bouts de papier proches de son téléphone...»
Dessin à la mine de plomb. Voir aussi le billet Trois tulipes du 3 mai et relire la notule critique dans les commentaires.
Comme elle va

En mon courtil, l'actualité comme elle va.
Un rappel : le vernissage de l'exposition d'Arnage, jeudi 9 mai à 18 h 30. L'exposition est en place jusqu'au 28 mai, puis ce sera le grand moment du Puls'art, au Mans.
Ci-contre :
"Lune et soleil sont décidément trop prévisibles" (JDS108)
2018, acrylique sur toile, 20 x 20 cm
Et aussi, deux voix croisées dans le transistor. Celles d'un entretien avec Christophe Jubien, réalisé à Durcet, pour son émission La Route inconnue sur Radio Grand Ciel. C'est fou ce que je peux ne rien dire en aussi long temps. En complément, Christophe donne une lecture pertinente et fine de mes quasi-poèmes. Véritable (re)découverte.

Chaud froid

Parce qu'il est plus facile d'opérer sur un matériau réchauffé, la gravure est un sport complet. Les mains pour pousser la gouge dans le lino (image du haut) ; les jambes pour aller poser la plaque sur la marche ensoleillée de l'atelier (image du bas). Chaque plaque passe ainsi alternativement de la pierre chaude à l'établi.
Dessin à la c... 13e

Ses sujets crient Vive le roi, sur le passage de Parpaing Ier.
Autre roi, autres mœurs. Mais ici aussi, de crainte de se prendre un pavé sur la tronche, on se garde du crime de lèse-majesté.
Trois tulipes

On va rétorquer que je sors la phrase de la chambre de son contexte, mais avouez quand même... « À chaque baiser, j'essayais de donner le meilleur de moi-même, mais l'escargot ne daignait toujours pas sortir de sa coquille.»*
Je sais pas vous... mais moi, j'irai pas baiser un escargot sur la bouche, au risque de me prendre un tentacule dans l'œil.
* Franz-Olivier Giesbert, Un très grand amour, collection Folio
Ce dessin à la mine de plomb est un élément d'une petite série dont les trois tulipes constituent un point commun. Non daté, mais pas tout jeune.