Fêter Roger
Un dessin pour finir l'année et fêter Roger. Le Journal des femmes nous apprend que la moyenne d'âge des Roger est 89 ans. Eh bien, j'en connais un qui les fait pas.
Couple, 2018, fusain, craie et pastel sur papier
Copie
La toile suivante est inspirée – copiée – d'une photo de Françoise*.
Quand l'idée même ne me serait venue, elle n'hésite pas à partager l'image rectangulaire selon la médiatrice du côté le plus long, distribuant ainsi deux rectangles de surface identique, de couleurs vives – bleue et jaune – qu'une tache de forme indéterminée vient rompre.

Partage, d'après une photo de Françoise Bonnel, 2018, huile sur toile, 22 x 33 cm
* Sur son blog A comme photésie.
Cadeau
St-Symphorien – février 2018
Il pourra bien pleuvoir, venter, tempêter, neiger... rien ne me fera dévier de la lecture de Psychologie de la connerie, trouvée sous le sapin.
« Si vraiment vous vous croyez plus intelligent et plus exemplaire que la moyenne, le diagnostic fatidique n'est pas loin : vous êtes peut-être un porteur sain de la connerie qui s'ignore.» (Jean-François Marmion)
Prends ça pour moi !
Parler au nom du peuple
Proche du peuple évoqué par Greta Thunberg à la fin de son intervention.
Solstice d'hiver : pas trop tôt !
Dans le billet précédent, Topa invitait à rebondir avec les "Papiers collés" de Georges Perros. Je rebondis.
À l'atelier, l'encrage de gravures a laissé ce macule qu'on ne verra plus du même œil, confronté à ce qu'écrit Georges Perros :
« Il s'agit de faire vivre cela qui n'est strictement rien, ne ressemble encore à rien, dont personne ne s'est aperçu, de le naturaliser à la mesure humaine, non sans lui laisser comme le souvenir de son origine magique [...] »

* Georges Perros, Papiers collés, tome 2, Gallimard
Miscellanées, bientôt la fin
Gravure en marge d'un projet plus ambitieux. Histoire de ne pas perdre un petit morceau de lino qui ne pouvait espérer plus noble destin eu égard à son statut de chute.
Faux air de carte de visite.
À propos, au Japon, l'échange de cartes de visite est un rituel. S'incliner et dire yoroshiku après l'échange.
– Vous avez voyagé ?
– Non, je tiens l'information de la lecture de Japon. Miscellanées, de Chantal Deltenre et Maximilien Dauber, aux éditions Pocket.
Ah ouïr !

Dessin pour Aphorismes de Jacques Coly, (éd. Vincent Rougier), 2015, gravure sur polystyrène extrudé + crayons de couleurs
Bernard ou Raymond ? Comment s'appelait-il déjà, l'ami de mon père, qui, pour en faciliter l'entrée dans le bois, graissait ses vis d'un peu de cérumen gratté dans l'oreille ?
Bonne nouvelle
Une nichée dans un bosquet de sauge au printemps, puis plus rien depuis le début de l'été. Victimes d'un virus, les merles ont disparu du jardin et des prés alentour..
Ce jour, voici qu'un spécimen réapparaît.
J'espère qu'il trouvera bientôt avec qui flûter. En attendant, un billet ancien où il figurait dans un court poème* et son appareil critique.
Il existe déjà une variante, Chattes vident une ancienne querelle.
Il s'agit de décrire avec précision un bref événement du jardin. Inutile de préciser le lieu. C'est dehors. Pas dans l'escalier qui conduit aux étages. Nous avons pour ça, la branche basse. Quoique basse paraisse superflu pour qui fréquente les merles, mais tout le monde ne fréquente pas... Il y a aussi que merle éviterait de rester à portée de chattes si chattes non engagées dans poursuite. Aussi merle se moque ou plus précisément moque – coquetterie d'écriture. On entend en fond le Temps des cerises. Gai rossignol, etc. Allons-y pour moque, mais qu'en sais-je vraiment ? Et pourquoi pas – quasi-synonyme – persifle ? Qui renvoie – nuance – à siffler.
Il y aurait désormais une seconde variante, merle persifle sur la branche basse.
Hou, l'embrouille ! C'est quand même pas si compliqué !
Posé sur une branche basse, un merle siffle pendant que deux chattes se poursuivent. Point. Comme elles coupent parfois le fromage, on ne précise pas dans les allées.
Et le merle se moque bien des deux chattes courant. Il siffle simplement parce qu'il a trouvé, qui suffisent à son bonheur, de l'amour et du vin.
* Si je ne l'avais momentanément égaré, on aurait retrouvé ce poème dans Rue des courtils, dont il ne reste que quelques exemplaires à l'Atelier de Groutel, 25 Groutel, 72610 Champfleur (18 € + port 2 €)
Je profite de l'espace donné pour rappeler la récente parution de Quasi-poèmes, couverture de Emmanuelle Brisset, préfarce de Claude Ribouillault, aux éditions Décharge/Gros Textes ; un recueil dont ceux qui l'ont apprécié disent le plus grand bien sur le site de la revue Décharge. (6 €, chez l'auteur ou l'éditeur)
Indéniable
Paysage avec point noir, 2018, acrylique sur toile,
Je ne saurais trouver titre plus précis. Il y a point, c'est indéniable ; noir, indéniable itou.
Étude toujours

Danse, 2018, pastels à l'huile sur papier, A3
Où il est présomptueux de tenter de traduire le mouvement quand on devrait, dans un premier temps, s'appliquer au décor du fond de scène.