Née sous un signe d'eau

Pour l'anniversaire d'une danseuse
née sous un signe d'eau.
Projet pour linogravure.
Écarté

Vous ne l'avez pas connu, vous ne pouvez pas le reconnaître, et pourtant c'est bien lui. Guillaume Apollinaire. Avant que Picasso le dessine, bande Velpeau autour de la tête.
Réalisé pour illustrer l'édition 2015 de la carte du Chemin des Poètes de Durcet, ce portrait n'avait finalement pas été retenu. Écarté comme les quatrains Le Condor et Le Morpion l'ont été du Bestiaire ou Cortège d'Orphée.
Au commencement

La fin d'un mythe, croquis préparatoire
Les commentaires sur le dernier objet blistérieux m'incitent à apporter quelques précisions. Voilà de quoi satisfaire une curiosité ou lever des doutes – à supposer qu'il y en eût.
Au commencement, il y a le blister. C'est la première contrainte à laquelle je me plie. Ici, il présente 3 alvéoles de largeur sensiblement égale, encadrées par deux plus étroites. Elles me font penser aux niches qui abritent les statues dans les chapelles bretonnes. Chacune d'elles va donc recevoir un personnage.
Les miens vont communiquer. Le blister me permet également de travailler sur deux plans : le même personnage sera représenté deux fois : il reçoit l'offrande, il la donne à son voisin. La tulipe est empruntée à mon vocabulaire plastique. Le musclé de gauche, dessin postérieur aux autres tracés – je vais où il reste du vide – est un essai de costume, non retenu. Un cochon prend la place d'un premier animal indéterminé. Donne-t-on des fleurs au cochon ? La question vaut pour le dernier personnage qui rompt la chaîne. On a comme qui dirait une allégorie.
On a aussi une représentation de l'humanité. Solidaires, oui, mais pas tous – le message annoncé.
Attendez, c'est pas fini

La fin d'un mythe, 2017, objet blistérieux, 20 x 30 cm environ. Réalisation en cours.
Le tout dernier objet blistérieux.
Chacun dans sa loge, un personnage offre à son voisin la tulipe qu'il a reçue en cadeau, jusqu'au dernier qui jette la fleur et rompt la chaîne de solidarité. S'il y a un message ?
– La fin d'un mythe.
Temps que ça dure

Du premier mot au dernier mo(r)t
2017, gravure sur rhénalon,
tirage sur papier de riz, 21 x 20 cm
Le temps entre ces deux éternités, celle qui précède la naissance et celle qui suit la mort, ne relève-t-ll pas lui-même de l'éternité ?
Je vous laisse là-dessus, j'ai un soufflé dans le four.
Elle sait tenir ses enfants

C'est devenu un rite. Après le déjeuner dominical, on va au parc.
Devinez qui on a rencontré, hier...
Madame Dubois et son dernier. Il ne doit pas rigoler tous les jours le petit. Manquerait plus qu'il grimpe aux arbres ! Madame Dubois est du genre rigide en matière d'éducation, mais bon, elle ne fait pas de politique.
Sur les dents

La fleuriste chérit ses cactus et son nourrisson, objet blistérieux en cours de réalisation
Profitons de l'occasion pour saluer la fleuriste et rappeler un point de grammaire.
On n'omet pas de faire la différence entre dans le pot et sur le pot (ex : Le cactus est dans le pot, le nourrisson sur le pot.), de même qu'on s'attache à marquer la différence entre dans les dents et sur les dents (ex. F.F. l'a dans les dents, ses avocats sont sur les dents)
Cui-cui

Rouge-gorge dans le lilas – septembre 2004
Je viens d'écouter le rare enregistrement du geignard à long cou* et j'ai eu le sentiment que ce message m'était adressé : les oiseaux – mais aussi les chats, chiens, vaches – ne seraient-ils pas fondés de s'opposer à la diffusion de leur image ou leur chant ?
* Sur le CD Oiseaux d'ici et d'ailleurs (éditions du Pingouin d'or) que des amis viennent de nous offrir. Je les en remercie.
L'ami Outchou

M. Valentin, roi des caoutchoucs et gabardines et son coupé-carrosse Voisin.
Monsieur Valentin, roi des caoutchoucs et gabardines, doit sa fortune à la pluie qu'il faisait comme pas un.
C'est sa fête aujourd'hui.
Bonne fête M. Valentin.
Les papibeverophiles ne manqueront pas d'ajouter à leur collection ce superbe buvard :

Source photos : gallica.bnf.fr (1924) et delcampe.net
Titre du billet emprunté à Serge Gainsbourg (l'Ami Caouette)
Paticycle : comment ça roule ?

Le Paticycle.
C'est un sport tout nouveau, qui, si la mode s'en mêle, peut prendre un vif essor. Il est en tout cas fort gracieux ; ses adeptes, n'évoquent-ils pas le souvenir de l'antique dieu : Mercure aux pieds ailés.
Le Paticycle tient de la bicyclette et du patin à roulettes ; à chaque jambe l'on attache une tige portant une semelle d'aluminium, et une petite roue de 0 m 30 environ, tournant librement autour de son axe.
Le pied du patineur est attaché sur la semelle ; la roue repose sur le sol. Elle est montée sur billes et garnie de pneumatique.
Voici notre paticycleur armé de ses paticycles ; il lui reste à en apprendre l'usage ; ce n'est, paraît-il, pas très difficile, et c'est en tout cas sans danger ; la semelle sur laquelle repose le pied est en effet très voisine du sol, et la partie avant du pied reste libre et dégagée ; dès que l'on se sent sur le point de perdre l'équilibre, on reprend avec la pointe du pied contact avec le sol. En quelques séances, on trouve son équilibre, tout comme l'apprentissage du patin ou de la bicyclette.
Le paticycle permet d'atteindre de bonnes vitesses : 18 à 20 km à l'heure sur bonne route ; mais il faut, à la façon des skieurs sur la neige, se munir de deux cannes à bouts caoutchoutés, pour pouvoir aborder les déclivités.
En vente chez F. Leblanc, 18 rue Vernier, Paris (17e).

Ce document (texte et images) est extrait de l'excellent site du Conservatoire numérique des Arts et Métiers (Cnum)