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Carte postale
Durcet (61) – avril 2008« J'avais même cet avantage, que, n'allant pas voir un coucher de soleil pour le décrire, je n'étais pas exposé à décrire quelquefois ce que je n'avais pas vu.»*
Pour Désiré aussi, les couchers de soleil se produisent le plus souvent le soir.
* Désiré Nisard, Mélanges - Souvenirs de voyage, Paris, 1838
Toute la lumière
Gaillac – août 2009L'ombre de la lampe ne nous dit pas si l'ampoule est grillée.
Ça file
Gaillac – août 2009
Arbres en bas résille se livrent au racolage d'oiseaux.
Temps de chien
– Quand je pense qu'à Gaillac, le thermomètre affichait 37° C, à 10 h, ce mercredi.
(une amie)
St-Symphorien – février 2009Cette chose blanche sur la photo est froide. On l'appelle la neige.
Pas du goût du capitaine Ross qui décrit « une misérable région où, pendant plus de la moitié de l'année, on n'a au-dessus de la tête que de la neige ; où l'ouragan a des ailes de neige ; où le brouillard est de la neige ; où le soleil ne se montre que pour briller sur la terre que couvre la neige, quoiqu'il n'en tombe pas ; où l'haleine qui sort de la bouche se change en neige ; où la neige s'attache aux cheveux, aux cils et à tous les vêtements ; où elle remplit nos chambres, nos plats et nos lits, si nous ouvrons une porte pour donner accès à l'air extérieur ; où le cristal liquide qui doit étancher notre soif sort d'une bouilloire remplie de neige et suspendue sur une lampe ; où nous avons des sofas, des lits, des maisons de neige ; où la neige couvre le pont et le toit de notre navire, et forme nos observatoires et nos garde-manger; enfin où la neige, quand elle ne pourrait plus nous être d'aucun autre usage, servirait à former nos cercueils et nos tombes.»*
* Chateaubriand, Essai sur la littérature anglaise et considérations sur le génie des hommes, des temps et des révolutions, Bruxelles, 1836
Cette boule... qu'est-ce ?
Toute la noblesse du vide-greniers chez l'antiquaire, surprise à s'éventer derrière sa vitrine.Gaillac – août 2009
Lacanienne
Lacanienne : c'est quand il faut chaud.Lisons de belles histoires.
Aujourd'hui, à propos d'esthétique, le révolutio-m'être* :
« Dans une esthétique transcendantale d’inspiration lacanienne, "l’intuition extérieure" de l’espace n’aurait d’autre "géométrie" pure, a priori, que celle synchronique de la structure signifiante, comme lieu du langage, de l’Autre ou de l’inconscient.»
– Rien compris !
– Il ne s'agit pas de comprendre – épater peut-être... – aussi, appliquons un traitement poétique à la phrase : la méthode S+7 de Jean Lescure**. Et remplaçons chaque nom du texte originel par le septième nom trouvé dans le dictionnaire***.
Dans une étable translucide d’institution laconique, "l’irruption extravagante" de l’espion n’aurait d’autre "geste" purulent, a priori, que celui systématique du simple subalterne, comme lieu du lapsus, de l’avarie ou de l’indigestion.
Ce n'est guère plus compréhensible, mais on sait pourquoi.
* David Pavón Cuéllar, Le révolutio-m'être, notions lacaniennes appliquées à l'analyse du discours en psychologie sociale, éditions Psychophores, Paris, 2006, p. 123.
** Sur le site de l'Oulipo.
*** J'ai également remplacé les adjectifs qui le méritaient bien.
Rideau
Rimou (35) – août 2009
Fenêtre sur rue.
Ici, on lave son linge sale* en public. L'histoire ne dit pas si on le passe au bleu.
* A-t-on vu laver linge propre ?
Bouquinerie
Puycelci (81) – août 2009
Sur le trottoir : GRATUIT !!! SERVEZ-VOUS !!
Entre l'Amour de ma vie de Guy des Cars et l'Enfer d'Henri Barbusse, ce n'est pas le paradis que je choisis.
Buvard, bavard
Photo ratée. J'en profite pour inventer le buvard.Buvard, bavard – titre d'un chapitre des Misérables – est emprunté à V. H.
L'édicule ne tue plus
Toilettes publiques quelque part au bord d'une
route – novembre 2008
L'édicule, du latin aedicula (petite maison), ne désigne plus un petit édifice à caractère religieux. On y fait aujourd'hui quasiment ce qu'on fait dans une pissotière.