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Plafond bas
– Mon neveu a une araignée sous le plafond !
– Voyez tonton mon plafond. Y trouvez-vous le moindre pholcus ?
Tout sur Charlie Pholcus dans la Hulotte
– Voyez tonton mon plafond. Y trouvez-vous le moindre pholcus ?
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Filet de fumée
Fresnay-sur-Sarthe – octobre 2009Vos enfants* sont en vacances... Après la promenade sur les remparts d'une petite cité de caractère et un goûter reconstituant, servez-leur cette dictée** qui saura maintenir leurs neurones en éveil.
Beautés de la Nature
Mes enfants, heureux ceux qui vivent aux champs. Dieu a disposé pour leur joie une fête plus belle que toutes les peintures ; apprenez à la regarder avec amour et reconnaissance ; apprenez à aimer la beauté sévère et triste de l'hiver, la joyeuse jeunesse du printemps, l'éclat de l'été, la mélancolie souriante de l'automne, la mystérieuse et religieuse paix d'une nuit sereine, l'adorable pureté de l'aurore, la splendeur royale du soleil couchant ; apprenez à voir avec des yeux d'artistes ces mille tableaux que la nature vous offre tous les jours : une barque qui glisse au fil de l'eau ; une clairière où la lumière dort sur la mousse au pied des chênes ; une humble chaumière dont le filet de fumée monte droit dans l'air immobile du soir. Ne passez pas comme des aveugles à travers un monde qui est inépuisablement riche de grâce et de grandeur.
* Vous êtes vous-même un enfant, essayez de trouver dans votre entourage un adulte sachant lire.
** Dictée donnée à l'examen des filles du canton d'Étables.
Le Livre d'or de l'enseignement primaire des Côtes-du-Nord (pour 1893) contenant 256 devoirs donnés dans les examens, par J. Le Hénaff. (source : gallica.bnf)
Avec le temps
Affiche mangée par le – mauvais – temps.
Vin de pays
Fresnay-sur-Sarthe – octobre 2009
Lumière rasante sous les halles.
Un peu plus loin, au bar, Patrick Bouleau expose Bouteilles cru 2009, au bar Vins et Merveilles, à Fresnay-sur-Sarthe, à partir du mercredi 4 novembre. Du mercredi au dimanche.
Mystère de la trinité
Y a que'qu' chose qui cloche là-d'dans
J'y retourne immédiatement.
(Boris Vian)
J'y retourne immédiatement.
(Boris Vian)
Asnières-sur-Vègre (72) –
octobre 2009Ne me cherchez pas querelle de clocher.
Le titre de l'œuvre
Nu descendant une bouteille d'eau minérale
Le titre de l'œuvre peut-il constituer une tromperie ?
À la française
Jardins du Mirail, Crannes-en-Champagne (72) – juillet 2009
Comme les voies étroites ou les chemins trop droits, les figures symétriques ont besoin qu'on les regarde après avoir fait un pas de côté.
Clin d'œil à Pascal Juhel, croisé lors du vernissage de l'exposition Roger Blaquière.
Il revient à la couleur. Il traite des jardins. Les tout alignés. Tracés au cordeau. Sans poil ou feuille qui dépasse. À la française.
Ça tombe bien
Pluie – novembre 2009
Il y a des choses dont on peut dire qu'elles ont tombé, et dont on ne peut jamais dire, exactement parlant, qu'elles sont tombées : telles sont les choses qui ayant un nom dans leur chute, le perdent quand la chute est consommée. On appelle pluie l'eau qui tombe du ciel, la pluie tombe, la pluie a tombé ; mais strictement parlant, on ne devrait pas dire que la pluie est tombée ; car quand l'eau du ciel est sur la terre, ce n'est plus de la pluie, c'est de l'eau de pluie. Ainsi, la pluie qui peut être ou avoir été dans un état de chose tombante, ne peut être dans un état de chose tombée. On peut donc dire la pluie tombe, la pluie a tombé ; mais on ne devrait pas dire la pluie est tombée. Cependant on le dit en parlant d'une période qui n'est pas encore écoulée : la pluie est tombée ce matin à verse ; mais il serait ridicule de dire la pluie est tombée à verse il y a huit jours ; il faut dire a tombé. On peut faire les mêmes observations aux mots foudre et tonnerre.
Jean-Charles Laveaux, Dictionnaire synonymique de la langue française, Paris, 1826
Se mettre en 4
Aujourd'hui, 4 décembre
Chaque jour, le forestier de service peint la date du jour sur un tronc.
Ainsi la forêt reste à jour.
Amidon
Bal folk (tirage sur amidon) – décembre 2009
Parmentier a été bigrement inspiré le jour où il a inventé la pomme de terre. Et s'il avait persévéré dans ses recherches sur le tubercule, nul doute qu'on lui devrait l'invention du papier photographique...
L'image ci-dessus a été révélée sur une plaque enduite d'amidon de pomme de terre, ce qui lui donne ce grain et ces couleurs diaphanes. Si on souhaite conserver le tirage – très instable à la lumière – il faut le photographier dans les minutes qui suivent son apparition. Inanité du procédé que les émulsions argentiques ont avantageusement supplanté ! On peut néanmoins en goûter le caractère un peu vieillot.