Poirier
Sur cette photo de l'atelier réalisée sans trucage, le 18 février 2010 à 15 h 48, on constate que 2/3 de mes toiles sont peintes la tête en bas.Renversant non ?
Occupé à faire le poirier, je n'apparais pas sur l'image, mais on peut deviner que je n'étais pas loin.
Trois toiles de la série Cours toujours, pour l'exposition Couleurs et Mouvements, au Centre de l'Herberie, à Coulaines, du 2 au 26 mars.
Poireau
Cours toujours 2, 2010, acrylique sur toile, 55 x 46 cmDans le Cours complet d'agriculture pratique*, on apprend qu'il y a deux espèces de poireau, le long et le court.
Je me garde bien d'évoquer qu'appliquée à l'espèce gendarme, la remarque frise – et peut-être davantage – la contrepèterie et l'insolence.
* Cours complet d'agriculture pratique, traduit de l'allemand par Louis Noirot, Dijon, 1836
Lettre à Émile
Cours toujours 3, 2010, acrylique sur toile, 55 x 46 cm
« Quand j'appris que les coureurs du Tour empruntaient le décor de mon Dîner sur l'herbe, je pensai que la foule criarde ajouterait un peu de couleurs à mon sujet. J'en acceptai l'augure et m'en réjouis même un instant. Je n'avais pas imaginé qu'El Diablo viendrait piétiner le pique-nique. Quel sans gêne ! J'espère seulement qu'on n'en tirera pas prétexte à refuser ma toile au Salon.»
Palissade
La sortie des dessins de l'atelier et leur mise en lumière.
Jour sans pluie. Jour sans vent.
Planchette japonaise
Essayé un nouveau bois – japonais ! – pour la gravure.
Et parce que je sais toujours à qui offrir un tirage quand le résultat me satisfait, c'est souvent une chouette, un hibou, un chat-huant, enfin un de ces oiseaux... qui essuie les plâtres sert de – crash – test.
Vents contraires
Un des 7 dessins dont 6
visibles – craies et fusain sur papier, 92 x 73 cm
Un œil sur le Livre, l'autre sur les fruits. C'est pas la première gourgandine venue qui viendra chaparder.
Le poisson et le serpent sommeillent. Les arbres, soumis aux vents contraires, hésitent sur le penchant.
À voir, grandeur nature, à la librairie l'Herbe entre les dalles, 15 avenue de Rostov-sur-le-Don, au Mans, du mardi au samedi.
La blouse roumaine
Quand j'ai une idée – une bonne, la chose est rare –, je la pousse dans ses derniers retranchements. Ce thème du couple
en bas des marches est revu au travers de la Blouse roumaine, de Matisse – on en
reconnaît le motif décoratif sur la manche – et de la muse inspirant le poète, du
Douanier Rousseau.
Les tulipes sauvages ont colonisé un coin du dessin !
Étude avec la blouse roumaine, 2009, craies et fusain sur papier, 100 x 80 cm
C'est le temps fort du Puls'art au Mans.
Et il y a toujours six grands dessins à voir à la librairie l'Herbe entre les dalles.
Flotte noire
Reprise d'un thème déjà montré ici : la femme à neuf trous, sur un texte de Jean-Pierre H. Tétart (voir Dans les marges). Des cuirassés flottent sur le sang.
Linogravure, 2010, 15 x 20 cm
Après la sieste
Été, 2010, Pastels et crayons de couleur sur papier, A5
Cramoisi
Étude pour un chaperon rouge, 2010, végétaux sur papier
« Derrière Feuilly marchait, ou plutôt bondissait Bahorel, poisson dans l'eau de l'émeute. Il avait un gilet cramoisi et de ces mots qui cassent tout. Son gilet bouleversa un passant qui
cria tout éperdu :
– Voilà les rouges!
– Le rouge, les rouges ! répliqua Bahorel. Drôle de peur, bourgeois. Quant à moi, je ne tremble point devant un coquelicot, le petit chaperon rouge ne m'inspire aucune épouvante.
Bourgeois, croyez-moi, laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes.» (Les Misérables)
Quelques lignes de Victor Hugo suffisent à mesurer l'étendue de son talent.