Le fer de la gouge
Thierry Gaudin et Pascal Juhel continuent à jouer leur partition en duo. Le premier écrit, les deux gravent lino. Et ça donne pour les fêtes – maintenant ou plus tard – une nouvelle série de cartes poétiques illustrées. En voici une (remise en page pour la publication à l'écran) :
Entre tropique et flore épique
Jus de faunes et graines de sexes
L'alambic se coud des nuits
Sème des corolles et s'affole
Sèves drues
Les mers et les miels
Thierry Gaudin
Pascal Juhel et Thierry Gaudin : tirages linos rehaussés de couleur. Contact sur le site de Pascal.
Message personnel pour Pascal : j'étais, ce soir, à une soirée théâtrale ; ma voisine m'a tenu les propos les plus élogieux sur votre dernière exposition, à
Pascale Etchecopar et toi.
Sortie
Le jour, le mathématicien raisonnait par l'absurde. Le soir, un peu las, il allait se détendre au théâtre. Équation simple !
Si vous habitez près de Jouy-sur-Morin*, n'hésitez pas. La compagnie Olakala est animée par Cécile de Joli temps pour la saison**.
* Pas une seule vanne sur le nom du village. C'est pourtant tant tant !
** Un peu en sommeil ces temps-ci, difficile d'être à la cour et au jardin.
La Maison du Passe-muraille
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Les anciens de St-Christophe-du-Jambet racontent qu'un Parisien, employé aux écritures, habitait cette maison avant guerre. – Il y venait même encore au début de la guerre... – Un pas causant. Un timide. – Ah oui ! Un grand timide : il rasait les murs. – Duchêne qu'il s'appelait... Avec un monocle. – Pas Duchêne, mais un nom d'arbre. Un autre arbre. – Dutilleul ? – C'est ça : Dutilleul. – Et on sait ce qu'il est devenu ?
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J.H. Minier a accepté que nous reproduisions cette vue de la maison. Qu'il en soit remercié.
St-Christophe-du Jambet – 2012
* Dans le Passe-muraille de Marcel Aymé, on croise « un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en
être incommodé.»
Le lundi
Le lundi, c'est chardonneret.
Chardonneret – photo Maïette
Le jeudi
Mésange nonnette – photo Maïette
Le jeudi, on a le béguin pour la nonnette.
Fun
À Zac qui se reconnaîtra dans la vitrine
Un jeune ami, à l'écoute des rumeurs du monde pour ce blog, quand il ne consacre pas un temps précieux à ses études et recherches, – le sujet est loin certes, faites un effort – m'alerte sur un enregistrement du répondeur de Là-bas s'y suis*. De l'histoire – drôle** – du croquemort et des pompes funèbres !
Qu'on n'espère pas que j'illustre pareil à peu près !
Toutefois, pour le plaisir, cet extrait des Hypocrites*** de Turpin de Sansay :
« Le croque-mort, comme le marchand de mort-aux-rats, est un métier pour lequel il faut avoir vraiment beaucoup de vocation.
Voyez-le passer, ce valet de la camarde, avec son habit noir, son collet noir, son chapeau noir, orné d'un crêpe noir ; ne dirait-on pas, à sa mine verdâtre et renfrognée, qu'il souffre
d'une maladie qui le ronge, ou bien qu'il a perdu ce qu'il avait de plus cher au monde ? Erreur !
La figure du croque-mort n'est, si je puis m'exprimer ainsi, qu'une peau de convention, sous laquelle, en dehors du métier, battent des artères et subsistent toutes les passions des
autres hommes.
Ici, c'est la fonction qui exige l'hypocrisie du corps. L'âme suit l'impression de la matière.
Quand son service est fini, le croque-mort aime à boire un coup, pour laver ses impressions, – suivant son terme énergique.
Parfois, il courtise un genre de femmes qui lui est propre, la marchande de mottes ou l'écalleuse de noix.
Néanmoins, lorsqu'il entame avec ces adorées le vocabulaire d'amour, il est rare qu'elles ne demandent pas à l'Apollon des boîtes funèbres :
— As-tu lavé tes mains ? »
Officine désaffectée**** – Deux photos de Zac.
* France Inter, du lundi au vendredi de 15 h à 16 h.
** Affaire de goût ! Si vous y tenez, entamez une recherche à l'aide de votre yaourt favori
(mots clés : histoire drôle croquemort)
*** Turpin de Sansay, Les Hypocrites, préface et conclusion de Voltaire (!), Paris, 1863.
**** Je ne sais pas le terme officine est approprié. Ni même si on peut désaffecter.
Geai comme un pinson
Geai des chênes – Le Mans, janvier 2012 – [Photo Maïette]
Le geai cajole.*
Qu'il se garde du mari !
« Quand un mary poignarde celuy qui cajole sa femme, ce n'est pas qu'il soit fasché qu'elle se polisse l'esprit dans ces sortes de conversations galantes ; mais, il croit qu'on lui dérobe l'amour qu'elle doit avoir pour luy. »**
* Quelques gais lurons pensent encore que le geai ricane. Ne leur jetons pas le premier gland.
** La Cyropædie ou l'Histoire de Cyrus traduite du grec de Xénophon par Monsieur Charpentier de la Cademie Françoise,
Paris, 1661
Réels à prise rapide
La Pêche à la baleine (le blog) revit autour d'un projet d'écriture oulipien. Contrainte : dans un court texte écrit sur le vif, transcrire des éléments de la journée en suivant le thème du jour.
En clin d'œil, pour le jeudi 16 février, ma liste* à faire demain sans faute.
* La liste est parfaitement d'actualité. Pour le demain sans faute, il faudra que je résiste à une tendance à la procrastination.
Les plus curieux – qui disposeraient d'un peu de temps – pourront cliquer sur les petits croquis pour retrouver les sculptures telles qu'elles ont été présentées dans ce blog.
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Sauf la buse
Buse perchée
Cheval couvert
Ne font pas
Fin de l'hiver
Alina
Cheval couvert – Chemiré-en-Charnie, 2012
Poème de saison d'une fidèle lectrice. La buse n'a pas attendu le déclic.
Fumer tue
Bergeronnette grise & mégot de cigarette blonde [Photo Maïette]
Hier, sur On demande à voir : la Bougie du Sapeur – périodique paraissant les 29 février – confondue en flagrant délit de copie-collage.
