Toujours rien
Primo, sa contribution à rien (3.07.12) est indexée par un célèbre moteur de recherche – 2e rangée à partir du bas, à gauche de la main.
Secundo, il nous a déniché un petit rien pour 5,90 € que les plus insouciant-e-s parmi vous pourront découvrir en cliquant sur la 2e vignette de la 1re rangée – ce truc blanchâtre qui ne ressemble à rien ou, de loin, à une boîte de Petri.
Improbable croisement
l'une
de mes pensées :
"Planète sans visa"
un dit de Jean Malaquais.
Ce titre d'un poche
que je suis
les yeux fatigués
mot à mot
à cheval
sur...
une clôture rouillée.
Impossible d'oublier.
leurs ombres.
Oncle Pa
Note du webmestre : le titre du billet est également d'Oncle Pa, sensible à la rencontre entre cette photo ancienne et sa lecture du moment.
À la demande générale
L'auteure voulait tirer le portrait d'une chouette chevêche sur la branche d'un chêne...Voici une superbe contrenuit.*
Photo Maïette
Ça nous fait un but de plus
Les lecteurs et lectrices historiques de ce blog auront cru un instant s'être débarrassé-e-s de Jean (l'astuce) Bertrand. Nenni ! Les lecteurs et lectrices de nouvelle génération devront s'accommoder du style très personnel* de notre collaborateur scientifique qui nous communique son dernier thème d'étude :
Pour les plus avertis de mes études concernant les libellules (voir sur Ahoui publication du 6 septembre 2010) j'avais tenté de convaincre les agrions d'être les vigies des poissons confrontés à la prédation des pêcheurs volant et marchant...
* Je me demande même s'ils ne se sont pas aggravés, son style et lui.
Crédit photos : l'Écho républicain du Gaillacois libéré.
Argentique
Nina, la fille, est photographe. Le père ? Ce qu'il fait le père ? Écrit sur ces images d'un autre temps, sorties de boîtes noires improbables et tirées sur papier argentique.
Instantané
J’ai passé tellement de temps
au raz des vagues
que mes lèvres collées, salées
s’étaient fermées
Mes yeux ouverts
fatigués
regardaient
l’alignement des bouchots
comme unique horizon
où se perdait tout ce temps
à terre.
Du quai, sur la mer,
Let it be...
Mes pieds nus
glissent sur la pelouse
savonnée
des algues,
et de ces rochers,
cailloux aigus,
qui coupent l’élan
d’un saut à l’eau…
Le château noir
a caché l’éclat de la lune
là où je voulais aller.
J’étais vautré, corps ensablé...
C’est là que je suis né,
si loin de Trêves,
sur la grève,
couché sur une plage de Saint Malo.
Oncle Pa
* L'introduction emprunte à Jacques Prévert (Familiale – Paroles).
Des écrits poétiques sur des images : une proposition d'Alain Boudet.
Presse
L'atelier de Groutel se met au vert.
Belle surprise.
Jacques Renou a choisi ce hibou* pour motif d'une carte postale.
Photo Jacques Renou
* J'ai décrit brièvement les circonstances de cette gravure.
Les bons contes...
Y
a-t-il un lien fructueux entre les images issues de la parole des contes et des mythes et les représentations produites par les œuvres que nous donnent les artistes ?
Yannick Lefeuvre tente de répondre à sa question dans une suite de conférences qui seront données chaque second mercredi du mois au théâtre du Passeur au Mans.
1 - Cézanne et le mythe de Cendrillon !
2 - Manet et le mythe de Blanche Neige !
3 - Picasso et le mythe de La Belle au Bois dormant !
4 - Dali et le mythe du Vaillant Petit Tailleur !
5 - Soulages et le mythe des Sept corbeaux !
6 - Combas et le mythe de Persée !
7 - Brueghel et le mythe des histoires de sagesse !
Contes-férences pour adultes avec un temps d'écoute des récits suivi d'une tentative de saisir les liens entre récits et œuvres picturales ; en conclusion : débat sur le sujet proposé !
Première conférence : mercredi 10 octobre.
Ce billet reprend le texte de présentation des Contes-férences. J'y ajoute, en guise d'illustration, quelques bouches* empruntées aux artistes choisis. Ne me dites pas qu'il y a un intrus.
* Point de vue du conteur.
Rouge orange jaune vert bleu indigo violet
Arc-en-ciel sur le mur – Le Mans [photo Maïette]
Après-midi automnal. Newton, massant du doigt sur son crâne la bosse occasionnée par la chute d'un fruit – une golden delicious –, proposa qu'on donnât sept couleurs à l'arc-en-ciel.
Le mosaïste qui a œuvré sur le mur (photo ci-dessus) en a retenu six. Faute de tesselles.
Gassendi n'en comptait que quatre : « L'on demande principalement deux choses à l'égard des Couleurs de l'Arc-en-Ciel, ascavoir le nombre, & la cause. Pour ce qui est du nombre, l'on en reconnoit quatre principales. L'extérieure est la rouge, la jaune vient ensuite, la troisième est la verte, & la dernière ou l'intérieure est la bleüe.»*
Virgile – gourmand – y voyait un tissu de mille couleurs.
Et il paraît qu'Aristote se contentait de III. Je n'ai pas vérifié, je n'entends pas le latin.**
* François Bernier, Abrégé de la philosophie de Gassendi, Lyon, 1678
** – Mais Aristote était Grec ! – Sans doute, mais qu'est-ce qui l'aurait empêché de compter en chiffres romains ?
Quant au bonheur
Un peu fou !
Ce n'est pas moi qui le dis, mais Léon Gozlan :
« Comme je suis un peu fou, j'ai toujours rapporté, je ne sais trop pourquoi, à une couleur ou à une manie les sensations diverses que j'éprouve. Ainsi, pour moi, la pitié est bleu tendre, la résignation est gris perle, la joie est vert pomme, la satiété est café au lait, le plaisir rose velouté, le sommeil est fumée de tabac, la réflexion est orange, la douleur est couleur de suie, l'ennui est chocolat. La pensée pénible d'avoir un billet à payer est mine de plomb, l'argent à recevoir est rouge chatoyant ou diablotin. Le jour du terme est couleur de sienne – vilaine couleur ! Aller à un premier rendez-vous, couleur thé léger, à un vingtième thé chargé. Quant au bonheur... couleur que je ne connais pas ! »*
St-Guénolé, coefficient 108 ; octobre 2012 – Photo Anita
Cette photo de l'océan agité et les digressions sur la couleur des sensations devaient à l'évidence être associées. Primo, parce qu'elles m'ont été adressées dans un même temps, par Anita pour l'une et Jef pour l'autre. Et secundo, parce que.
* Propos rapportés par Henry Laures dans Les Synesthésies, Paris, 1908.
Léon Gozlan est un écrivain français oublié (1803-1866)
Paris
photo Nina
Paris
Mâts plantés,
élingues silencieuses
voiles affalées,
coque ensablée...
La mer s'est retirée
et
dans mon petit monde
le jardin d’enfant
... chavire.
Oncle Pa
On aimera revoir Argentique et se rappeler ce qui lie oncle Pa à Nina et
réciproquement.